‹ Histoire de France (volume 4)Chapitre 52 sur 103 · DBVXIfMS éfOQVB · texte numérisé non relu

DBVXIfMS éfOQVB

gognè^dela Ffaneho^mtés Aa BMoautv :4e iaFluiiie, dtlaHollaBâectdflla GucMre» il vonlaH, co y joigaant kltfuraiDQ, nne partie de la Suîsm et ht saeees«îoii du roi René, comte de Proveace, r«compaier i'aoeîea royaume 4e Lom^ae, lelfo'il avatt e:ii9fié. s#ua Im Caria>viDgleos , «1 ae flattait, en offrant w flile à-Aftixtoilkn , âis de Fré- ^Mo m y d'ohtenirde ectemporeur le titre de roi. Tronapé éins ses espérancM, le duc de Bourgogne essaya du moto&â'enieTerla LMrralneiaa^fèane René, son sonv^ain, alHé de Louis XI ; mais \\ était résfrYé k im pdit peuple | déjà célèbre par aon hér<^e Yaieur >et par son amour ' pour la. liberté, d'id>attre cet iMMmine^si ptiissaat : appelés an abcouni des Alsaciens^ yictin^es de l'oppression de Cliarles, lea Saisses.aeeourureat de ietrra montagnes, et Tarniée bourguignonne épronva devant Nenss un pcemier éehea jÉAouard lY, roi ^d'Angleterre, attiré patf kr due de iMiagne, était alors, en Franee avee nue armée nombmee ; Charles eut honle de lui montrer les débris do la sienne, et les Angiaia demeurèrant isolés dana le Mgroume* Louis XI, toujoura]^«& prompt à négocier fn'i combattra, gagna par ses iargesRS les confidents û"tr éeuard , et s'empraisa de signer airee lui une trêve de neuf années. Le roi, par ce traité, donnait soixante-quinae mlilé écws comptants à Edouard , et s'engageait k loi «i payer setxéute mille chaque année, jusqa'à ee qu^ib oia«- ^mal? riage projeté entre le Dauphin et la fliie du monarque ^utIT anglais pût s'accomplir. Charles, abandonné par les An* glais, et rempli de ses projets de vengeance contrelet Suisses, signa également avec Louis une trêve de neuf

\ ijè comté impérial de Bourgogne avait acquis , par sa forte position dans les montagnes, une sorte d'indépendance, d*où lai vint le nom de rvancbe^Comlé.

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apQ^s : ram et Ttulre twmt novmém iréifêe miter*elmmde^, pavée que tas iQtéréta dft eemmeree y étaient respectite. CbacuAdeces deu eonMto^t iinin'Maieiit âe aommmqw la sotf du aaiig, aaeritei, dan» «dtt ooea^ sioii, ceoxdMt son advti^aire iwttlaittifer veDgaanee. Chartes Ikra Je evmiétitblfl deiSaiiit<-foià I^oH^I aakii^i loi atMHMioiiiia le» Suiisea atBené de Lorratee, em aHiéi. Leo^u^ableSakit-Pol porUaatdleaar réebaâiad^ ma» les Soîsseï vaioquireot «iieeMuh^menfedeii&adraiéeaboiir*guignonoes aux fameuses journées de ^vmatmn et de Morat, QMrkBs te Téioéraire fut tué deyaut Haticy, dbus ^f^US^y. une troialèiue. b^iUe qu'il perdit eoutre eupL ; et tes pe«) ^^^j^i^^ plea ajpprirent ^eo dea trauaporta de Jola ^u'its* étaient ^S^^^' délivrés dfw tirrau tmmb» et cruel. '*"

A «ette nmvelle, Low» «'empare sur-le-champ àoi du^ ehé de Bourg^ue et de plusieurs villes, lorles aur .la Som0ie»4W$. le prétexte que ee aant.deaeefo/masottlius; et il réfflao»^ la m^& de la ftiie de €bafilea, Marie de Booreoguei» qu'iL veut. faire épouaer au Daupbîni. Sa cruauté.a'MrJK/e àtmesiure^qttefia sémdlé s'acerett. Jaeques d'Amag^aci âiiedeI<teiAo«rs^ «otrefois^^^ eoAoaoia , ébatt sou prisoMiw : f 1 leiait jugei* par le:parleoient, ««quel Uadijoiut desMvioiissaireaeiuricbis d'àvaoœdead^ttiUeadtt aDalbeuufiuiduc. J^emoume^ceA^ dasMié à mort, et Louis OndoMie ^yue saa enfauts^aùeut placés aoos Tédhafiiui pendant' In supplice de leua ptee, el arrosés desonaaugftttesfaUl jeter ensuite dans des Gftch^ta, où ils subissent d'horribles, torture!»

La perfidie et ki. técoeité du roisoulèiBant cantse lui les oou^eMix titata^toiit il s?était aniparé; Uent&t ua< pulsi* sant et mortel ennemi Vy menace : c'est Maximilien d'Autriche , réeenuosKit uni i Marie 4e. Soiurg^goe» et qiii ré-

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sawiie ciftme «on kârllage. La sanglante et indécise bataille de ^'[nl^ Guinn^ale , livrée en 1479 par les Français anx tronpes iTAml flamAndes et boni^ignonnes de Maximilien, est suivie ûâ'dm d'une trêve; et, quatre ans plus tard, après la nKMrt de i^SSnes Marie , la jeune Marguerite d'Ântriehe , âgée de deux ans , ^rAitoto est promise au Dauphin. Le traité d'Arras , eonclu par TIm!' I^u^^ ^^^ ^^ ^^^ ^® Flandre et avec l'empereur , lui confirme la possession du duché de Bourgogne, de la Franche-Comté ou comté de Bourgogne^ et des comtés de Maçon y d'Auxerre et d* Artois.

René d'Anjou , souverain de Provence et roi titulaire de Sicile , était mort peu d'années auparavant. Louis avait entretenu son amitié par des largesses, dont le vieux monarque , toujours occupé de tournois et de fêtes , avait cons^imment besoin. René nomma pour son successeur RéuDton ^^ neveu Charles, comte du Maine; et après lui, il Provence appela Louis XI à recueillir son héritage. Charles ne lui r?nfoa survécut que dix-sept mois; et Louis, qui avait déjà , rnnne ptùsicurs aunécs dOparavaut , saisi l'Anjou , réunit encore

' à la couronne de France la Provence et le Maine. Terreurs • Cependant le roi vielliissait, et tremblait de mourir: "tition^dT après avoir trompé tout le monde , il cherchait à se trom- '"* ' per lui-même : libre des soucis que lui donnait la politique , il semblait consumé par une mélancolie sombre et farouche. Caché dans son château de Piessis*lez-Tours ^ sa demeure habituelle, redoutant l'approche de ses cmifidents et des membres de sa famille. Il redoublait de précautions et de supplices. Dix mille cbausse-trapes étùrat disséminées dans les avenues du château , autour duquel i^dait sans cesse le gvmd prévét Tristan rfirmile. Tout

- * Oq disait plus habitiiellenM»nt là cornté de Sonrgogné.

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comme suspect était pendu oo noyé , sans Jugement. Des

archers écossais veillaient sur les murailles, frappaient de

mort tous ceux qui s'en approchaient à la portée de leurs

flèches ; et tandis que les environs de la résidence royale

retentissaient des cris de tant de victimes, le monarque ,

dont la dévotion fanatique égalait la cruauté^ multipliait

ses pèlerinages, dépouillait ses peuples pour enrichir les

églises, faisait venir à grands frais des reliques de toutes

parts, demandant à Dieu et aux saints de prolonger sa

misérable vie. La Vierge surtout était l'objet de son culte

particulier ; il inventa poar elle la prière appelée Angélus;

il Ja créa comtesse de Boulogne, et ne méditait pas un acte

de pertidie ou de cruauté qu'auparavant il n'eût imploré

son secours. Ce fut lui qui porta le premier constamment

le nom de Très-chrétien , et nul homme ne montra da-

vantage à quelle aberration peut entraîner une foi supers.

titieuse , séparée de toute morale. Aucun serment n'était

sacré pour lui, s'il n'était prêté sur la croix de Saint-LÔ,

qu'il croyait faite d'un n^orceau de la vraie croix. Ses

étranges superstitions étaient celles de son temps, où l'on

pensait g^éralement qu'il suffisait de quelques pratiques

extérieures de dévotion pour effacer les crimes les plus

énormes.

Il y a, dans l'histoire, des époques malheureuses où le despotisme seul peut lutter avec avantage contre l'anarchie ; et le règne absolu de Louis fut fécond en utiles résultats. Les ennemis puissants qu'il soumit étaient ceux de la France : il porta des coups mortels à cette seconde féodalité qui s'élevait sur les ruines de la première, et qui , sans lui peut-être^ eut prolongé la misère et l'abrutissement des peuples ; il fit beaucoup pour la force et pour la sécurité de la France, en éfendant ses frontières vers

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leurs limites naturelles-; il joignit à la oouroimeieftoiissillon « la Cerdagne' , la Provenoe , la Bcmrgogne» TAnjoa, PArtoifi, et les vill^ (^ui défendaient les l>ordsde la Somme. Il sui-vécut à la plufart de ses ennemis ; et lorsque ia tombe eut renfermé ^u\ qui auraient pu détruire son ouvrage » DieU) qu'il avait tant offensé, ne lai permit pas Mort de d'en jouir : il mourut le 80 août 1483 , laisaa&t le seeptre im. ^1^ jeune Cbarieg;, son fils. Cet enfant lui faisait ombrage ; Louis Tavait laissé dans riguorance, pour que son ambition, qu'il redoutait, fût moins dangereuse ; et il ne lui fit apprendre de la langue latine que cette seule sentence, résumé fidèle de sa politique :

Qui aescit dtsstaïujare nescit itQgpare ^ .

ordon- ^^ France ftit redevable à Louis XI de plusieurs sages naneet jnstîtutions, Créées presque toutes dans le dessein de cen- Lonis XI. tpaîiser l'action du pouvoir, et d'abattre les restes de la féodalité. Pour atteindre ce but, il tenta d'établir dans le royaume runîformité des coutumes et celle des poids et miesures ; il créa les postes , en établissant sur les grandes routes des courriers destinés seulement à transmettre les ^ nouvelles publiques au roi , et à porter ses ordres; il rem- 1 plaça les corps des francs arcbers par des corps suisses, et quelques compagnies d'ordonnance par une garde écossaise. L'édit le plus remarquable de son règne est celui qui déclara Tes charges judiciaires inamovibles : cet édil fonda rindépendance et le pouvoir des parlements , et ne fut cependant point Inspiré par l'anaour de la justice : car nul n'eut plus souvent que Louis XI recours, dans les ju-

^ Lotris XI avait acqnis du roi d'Aragon, par le traité de Sennef erréj en 1462, le EoussiUon et la Gerdagne.

2 Qui ne Mit pas disaimuier ne «ait pas régnes.

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gements criminels, aaxeomoiiasioiiS'eft aox voies illégaiet et violentes. Sous son règpe^ la légMatiOD davist une science; les écoles acquireat une yie nouvelle, et les lettres obtinrent une considératloa dont eUes n'avaient pas joui jusqu'alors. Louis chercha longtemiis, mais en vain, à gagner le cœur du peuple par la simplicité de ses mar ûières, et la familiarité de ses entretiens avee des hommes d'humble condition : il fut plus ha! qu'aucun des princes ses contemporains, non que ceux-ci fussent moins perMet et moins cruels; mais ils semblaient commettre le mal par un instinct aveugle et brutal, tandis que Louis était féroee de sang-froid , et soumettait le criuM au calcaL Jakiax de toute supériorité, il ne s'entoura que d'hommes absctura: Jean Cottier , son médecin ; Olivier le Dain^ son barbier ; Tristan TE rmite, qu'il nommait son compère, étaient ses confidents. Il n'y eut pas un grand homme sous son règne ; mais l'histoire nous a conservé la belle réponse adressée au roi par le premier président Jean de la Yaquerie. Ce magistrat, jugeant un édit royal contraire au bien public, se présente devant Louis XI , à la tête de son corps : « Que « voulez-vous, » lui dit le roi. — « La perte de nos charges,» répondit la Yaquerie, «et même la mort, plutôt que de « trahir nos consciences. »

L'imprimerie, qui devait changer la Deicedu monde, invenfut inventée en Allemagne sous ce règne. Cette invention, vSH^idont plusieurs pays se disputent rhoimeur» est gàaà'alement attribuée à Jean Guttemberg de Idayence, Louis XI, sur la demande de depx théologiens, fit établir la première imprimerie française À la Sorbonne. Il prot^ea le commerce, fonda des manufactures d'étoffes précieuses « respecta la valeur des monnaies , et permit aux nobles de â'adoauer au négoce sans déroger ; mais., quoiqu'il vécût

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sans faste et fût pour lui-même d'une sordide parcimonie, il épuisa son royaume par ses largesses envers tous ceux qu'il voulait gagner, corrompre, ou maintenir fidèles. Les taxes, qui ne montaient du temps de Charles VII qu'à 1,800,000 livres , s'élevèrent sous son successeur à 4,700,000, somme prodigieuse pour un temps où le crédit public n'existait pas, où Tagriculture, le commerce et llndustrie, sources des richiesses publiques, étaient encore dans l'enfance.

L'habile Philippe de Comînes, qui vécut longtemps dans l'intimité de Louis XI , fut l'historien de son règne. Ses Mémoires, écrits avec finesse el profondeur, peignent admirablement la politique de ce roi, qui eut une influence si forte et si durable sur celle de toute l'Europe.

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