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chard III, assura Le trône à son rival : Henri de Riehe* 1?sM eâ mont, petit-fils d'Owen Tudor et de Catherine de Valois, terr^ fut recoQDu rol d'Angleterre en 1485. Il avait épousé Elisabeth d'York, et réunissait ainsi en sa personne les droits des deux familles entre lesquelles le royaume s'était partagé depuis tant d'années : la guerre des deux roses, 01^ des maisons d'York et de Laneastœ , finit à son avènement au trône. Vers le même temps , les nobles bretons triomphèrent : ils saisirent Landais dans la chambre même de leur souverain, qui le leur livra, en demandant grâce pour lui : ce £ut en vain. On condamna Landais à mort, ou l'exécuta ; et le faible François IL approuva la sentence.
Anne de Beaujeu profite habilement du succès de ses Goem ^ll^^s • ^11^ soumel le Midi , et enlève la Guyenne au comte France? dc. Gomminge ; puis elle fait entrer une armée royale en ' '^' Bretagne. Le^ rebelles sont consternés : Danois ranime lenr courage ; il s'adresse à plusieurs prlnees éloignés les uns des autres , auxquels il fait espérer qu'ils obtiendront la.main de la fille du duc de Bretagne, héritière du duché: c'est ainsi qu'il fiatte tour a tour et qu'il attire dans son parti Alain d'Albret, seigneur du Béarn, Maximilien d'Autriche y récemment élu roi des Romains, et le puissant vicomte de Rohan. Cependant Anne fait tenir à son frère un lit de justice au parleoient de Paris, où les princes ligués et les principaux seigneurs de leur pacti sont ajour-* nés à comparaître : ils font défaut, et, an mois de mai suivant, un jugement est rendu, par lequel le comte de I)upois,.Lescun, comte de Gojzunipge, Philippe de Gomines, sire d'Ar^enton , et plusieurs autrtas seigneurs, sont condaçanés comme criminels de lèfcnouyesté ; aucune sen* tenee Q'est prononcée eon^elps pi^inoes.
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Anne poursuit ses avantages. Elle confie Tarmée royale àlaTrémoailIe, qui marche en Bretagne, et rencontre Tarmée âes princes près de Saint-Aubin dû Cormier. Le maréchal de Rieux , le sire d'Albret et Chateaubriand la eommandaient ; le duc d'Orléans et le prince d'Orange étaient dans ses rangs. La bataille s'engage ; elle est ga- j^^^\^ gnée par la Trémouille, et prépare la réunion de la Bre- cJmic? tagne à la France. Le duc d'Orléans , le prince d'Orange **•'• et un grand nombre de seigneurs sont faits prisonniers. Le vainqueur les invite à sa table; et lorsque le repas est achevé^ deux moines franciscains entrent dans la salle; Les convives sont frappés de stupeur ; la Trémouille se lève, et dit : « Princes , je renvoie votre Jugement au roi ; mais vous, chevaliers , qui avez rompu votre foi et faussé , votre serment de chevalerie, vous payerez votre crime de votre tête. Si vous avez quelques remords sur la conscience, voilà des moines pour vous confesser. » La salle retentit de sanglots ; les chevaliers embrassent en suppliants les genoux des princes , qui , saisis d'horreur, restent immobiles. On les entraîne dans la cour, et ils sont mis à mort. Le due d'Orléans et le prince d'Orange sont conduits en France, où Anne les retient prisonniers. Le traité de Sablé , conclu la même année, suspend les hos- de^sabfé. tilités entre la France et la Bretagne. ***''
Le connétable duc de Bourbon était mort : son frère, le sire de Beaujeu, avait hérité de son titre et de toute sa puissance. Anne^ devenue duchesse de Bourbon, se vit^ après la bataille de Saint- Aubin du Cormier, en possession d'une autorité qui cessait d'être contestée. Cette princesse avait depuis longtemps en vue la réunion de la Bretagne à la couronne. Aucun projet ne pouvait être plus utile au royaume, constamment mis en péril par l'indépen-
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tfanee dt tè grand lief. IP^ de fnof s «près la sigil&lQre Mort du (80 tredtè de Sablé, le vieux dao Frenooi» II rnoorat iiîe»" Charles Vlil réclama ht garde aobte de ses fflles, dont gJJiy^". Anne, l'aînée, avait à peine douze ans, tandis qne des *^' princes et de paissants seigneurs se disputaient la main de cette enfant. Plusieurs partis se formèrent en Bretagne, oè les divers prétendants appeièrait les Anglms et les Espagnols. Ceuî-ci ^ envoyés par Ferdinand d'Aragon et par ta célèbre Isabelle de Castilie , conbattaient les prétentions du sire d'Albret, que soutenakot les Anglais. Tous étaient ligués contre la France^ awislèrt affaiblis par Tanarciiie. Tel était l'état des affaires dans ce dncbé, lorsque, en 1490, la Jeune Anne de Bretagne^ potn* érïiapper à ses persécuteurs, consentit à épousar le roi des Romains, Maximilien d'Autriche. €e j^ince était absent, et le mariage ne se fit que par procuration. Trompé dans ses espérances, le sire d'Albret trahit les Bretons, et vendit à Charles YIII la ville de Nantes , dont II était gouverneur. Le roi obtint de nouveaux avantages, et Mentét après 11 surprit Rennes , où était la duchesse , et s^empara de sa personne. C'est aloi*s que l'on vit s'accomplir un fait étrange dans les annales de t'bistoire. Anne de Bi'étagne et Charles YIII étaient mariés , la première avec Maximilien, le second avec Anne d'Autriche , âgée de iftkze ans, fille de ce même Maximilien eft de Marie de Bourgogne ; mais aucun des deux mariages n'avait été consommé; ils lurent annulés Tun et rentre par TEgliae, Chartes tft Charles VIII épousa, en 1491 , Anne de Bretagne , qui épouse fui céda tous ses droits de souveraineté , s'engageant , si BcTtagne. elle dcvcnait veuve, à n'épouser que Théritkar du royaanie. L'année suivante , Charles YIII promit Solennellement de respecter les pritHéges des Bretons; il jura qnll ne
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lèftrMJt MOUD sabsicle rar en sans te consentement des élBti do tofirvviiiee; que mil Bretom ne serait appelé en jugement atlteon que devant (es juges de son pays, et qo'il n'y noratt appel du pariement de Bretagne , qu'on nomfnafl alors les grands jeurs , an parlement de Paris , qa'-en cas de déni de justice o« de fiiux jagement .
Charles, âgé de yingt-deux ans, était le pins puissant souverain de l'Europe. Dès l'année précédente , il avait secoué le joug de sa sœur. Le premier acte de son autorité fut la mise en liberté du due d'Qrtéao« ^ qu'elle tena it captif dans la tour de BourgeSy et qu'il combla de témoignages de tendresse et de eonflaoce. II s'abandonna bientôt à aes idées elievaleresques, et ses relations avec les sou •verains étrangers favorisèrent ses projets aventureux • Maxîmilien d'Autriche, dont il enlevait la femme et ré ^ pydiait la fille, avait ajourné sa double vengeance, pour débrnire l'armée qui, sous le grand Matthias Gorvinus, défendit l'indépendance de la Hongrie contre les Turcs et les Allemuids. L'année suivante, il fit la paix à Senlls Traité avec Charles, qui lui rendit sa ffile Margnerite, et lai ^cblfri^' abandonna sa dot . consistant dans les comtés de Bour- donne &' gogne et d'Artois, qui étaient alors au pouvoir des Au- ehe^[^ triehiens. Le roi d'Angleterre Henri Vil, que Charies VIII |^^°;avirft aidé à conquérir son royaume , le payait d'ingrati- ,25!** tode; et ayant obtenu de grand» subsides de son peuple pour faire la guerre à la France, fl assî^ait Boulogne avec une armée. Charles obU nt la paix en reconnaissant , par le traité d'Étaples, -une dette de sept cent quarante* ^^^^ cinq mille écus d'or payables à ce monarque avare, qui , hw. suivant l'expression du grand Bacon , son historien , vendait la guerre à ses peuples et la paix à ses ennemis , Enfin, dans l'espoir d'eséeuter ses projets de coaqadtes