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f »i 1514, une trêve À Orléans , avec tontes ks pnfeSMiees Hosuutés
WTOBEliCSa dues nar
Les charges ^t let malheurs de tant êà guerres avalent ^^^ obligé le rei à augmenter ies Impôts , à réelaftier ées dons gratuits , et à aHàier son domaine. La rêide Anne notait plus, et , pour assorer ia feàx eottv l'Angleterre et la Fraoce, Loais éemanda et elitint en mariage Marte, sœnr de Henri Ylil, en s'engageant à payer , pendant dix ans, one recM de cent mille écns an monan|ne anglais. Ce mariage fut ftMal à Loais XII y il mourat d'épnisement le l^'^janvier 1515, peo de mois après sa eéléhration. On \^^^^ cite de ce pdnee des mots heureot et des traits de éon- '^*;J"* rage. A ia bataille d'Agnadei, comme l'artillerie vénitienne donnait de son côté, on Ini cria qu'il s'exposait trop r « Point , point , diMI , Je n^af pas/ penr ; et qnicotti^ae a anra penr, qu*il se mette derrière moi^. » Lonis XII aimât le penpie, et sontint sans prodigalité la dignité de sa oounmne. Il était économe; sa cour rafccusa d*être avare, et le fit représenter comme tel en plein théélre; Û fapprft sans colère :« J'aime mieux, dit-il, voir mes courtisans « rire de mon avariée, que de voir mon peuple pfeurer de « ma dépense. » li eut recours à un expédloÀ dangereux , la, vénalité des charges , pour augmenter sea revenus sans fouto le peuple : cependant il n'étendit point cet usage aux offîoes de judicatûre. L'importance du parlement de Pails^ défà dimia«ée sots les règnes précédents par la création des parlements de Toulouse , de Grenoble^ de Bordeaux et de B^on^ Alt encore affaiblie sous Louis XII, par celle des pafleBients de Aouen et d'Aix. Les sages règiemente de ce roi pour radministral^on ée la justice et des finances le
' Mémoires de Brantôme.
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rendirent digne du beau nom de Père du peuple ^ que lui avaient décerné les états de Toars ; mats si, dans ses rapports avec ses sujets , la politique de Louis XII est en gênéde'!S*rof. ^^ àigae d*éloge, il n'en est pas de même de sa politique extérieure» et de ses rapports avee les étrangers. L* exemple et les principes de Louis XI avaient fait école en Europe , et la diplomatie était née avant que la science du droit des gens fut connue et respectée. Les peuples croyaient n'avoir aucun devoir moral à remplir les uns envers les autres, et pensaient que l'intérêt personnel et les succès justifient les fraudes, les trahisons , les violences les plus atroces. Le célèbre Florentin Machiavel avait fait de cette affreuse politique une science dont les disciples les plus fameux furent Ferdinand le Catholique , Alexandre VI ^ et i'exccrabie César Borgia, le héros de Machiavel. Louis XII rivalisa de violence et de perfidie avec eux , achetant ^ trahissant et sacrifiant les peuples sans scrupule, d'après Tin* térêt du. moment. Il ne recueillit, ainsi que la plupart de ces 8(9uverain8, que des fruits amers de tant d'actes honteux. Il fallait encore que l'Europe et ses rois souffrissent de longues calamités avant de pressentir que les nations sont liées entpre elles comme les individus par des obligations sacrées ^ et que la morale peut seule , en s'uniasant étroitement à la politique, leur garantir la paix et la sécurité, considé. Pendant le siècle qui vient de s*écouler, le monde a pris lé^* ime face nouvelle. De grandes guerres ont affaibli l'aristocratie , raillé les peuples autour des souverains» et donné un développement prodigieux au seutim^t de l'indépendance nationale. Les trois grandes nations, l'Espagne, l'Angleterre et la France, se sont constituées, et toute i'au*
raies.
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torité a passé dans la main des rois. La république militaire des Suisses s>st élevée un moment par la chute de la maison de Bourgogne; mais les puissants États républicains du Nord et du Midi se sont éclipsés. La ligue Hanséatique, composée de quatre-vingts villes, et qui occupait tons les rivages septentrionaux de l'Allemagne, a perdu sa prépondérance commerciale ; celle-ci a passé aux villes rivales du bas Rhin et de la Hollande, devenues sujettes de rAutriche , dont Frédéric III et Maximilien fondent la puissance future. Venise est humiliée; Florence et Gènes sont affaiblies. Au milieu de cette fusion de tous les pouvoirs politiques en un seul , sous ce tiriomphe du principe moDarcfalque en Europe, couvait le germe de la plus grande révolution qui ait ébranlé le monde chrétien. Cet événement Ait l'émancipation de la pensée humaine, dont jusque-là le pouvoir spirituel avait contenu l'essor.
L'Église catiiollque était, la seule autorité généralement reoDonue qui eût survécu à la chute de l'empire romain : seule elle avait pu imposer aux barbares au moyen de ses pompes extérieures, et lutter efficacement contre l'effroyable anarchie de cette époque, par des principes d'ordre et de vertu ehrétienne, et par le mérite d'une grande paitie des membres de son clergé ; elle seule aussi conserva une puissance d'organisation sociale , au milieu du bouleversement Dniyersel, et fonda les gouvernements du moyen âge^ ens'attriboant une autorité toute-puissante sur la raison humaine, dans un temps où la raison était aveugle, et où les hommes ne reconnaissaient entre eux d'autre droit que celui de la force brutale. C*est ainsi que l'Église romaine remplit .une double mission , qui était de constituer la société moderne sur une base chrétienne, et de lui donner le lien d'une
itde
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foi commune , assea puiswit pgujr que rSur^^ repowail le flot de Tiovasiou musulmaoey desUvcteur du ehrisUa- Bîsme en Asîe« Lorsque ce double but fui atlekil, et que l'Église eut dirigé la réaction dep croisades, mille causes minèrent chaque jour son autorité , tandis qu'à côté d'elle grandissait une autorité rivale. Les disputes théoiogiques soulevées par le grand schisme d'Occident provoquerait parmi les ûdèles les progrès de Tesprit d'examen : dé^à le clergé n'était plus respecté comme Ifuoique dispensateur des lumières; la chute de Gonstantinople avait dt^^ersé les écrits de Tantiquité dans toute l'Europe ; ks expéditions d'Italie, si malheureuses sous le rapport politique, irenaient d*initier la nation française 6 une ctvMisatkm plus avancée» à la conuaissance des chefs-d'œuvre de Raphaël et de Michel- Ange , et des trésors d'une littérature créée par Boccace, le Bante etPétrarque, et qu'avaient récemment enrichie Machiavel et l'Arioste ;, l'admiration ^citée par la littérature an<;iwne et par éelle ds l'Italie inspira le gpût des études ph|lologiqii^ ; rimprimerie enfin, nouvellement inventée, seG(^ada puissamment les travaux d'investigation, de recherche et â'e3caflften , et répandit avec une rapidité inouïe toutes les opinions nouvelles. On vit à cette époque , et presque sans inter ruftioo, le trône de Rome occupé par une suite de pmitifes dont l'esprit était le plus opposé à celui du christianisme. Après l'impudique Alexandre YI p^^ut Jules II, pape ^lereier, dont l'orgueil ambitieux versa des flots de sang : te ms^uifique et frivole iÂou X vint ensuite, et aût le eouaUe aux scandales de J'ÉgJlise. Cependant de hardis réfomaateors, Wycliffe en Angleterre, Jean Buss et Jérâme de ]foague en AUema^ie, avaieiM; éioquenwieut c^roduit quel-
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qoes-imes dss doctrines des AiUgeois , et i'horreiir exei^ • tée par le bueher de Jean H«ss prépamt ift voie à des réforaiaiteiirs nouveiuiXy lorsque recomoMOça Todieiix traâe des iodalgeDce^ La «onstraeiioa des omgDifiqaes rnona* méats de Léoa X , et surtout l'égUse de Saiat-Pierre a Rome y exigeait des sommes immenses : le j^ape Tendit set pardons aux ûdèies; des moines pareoururent l'Ëirope par son ordre, et trafiquèrent des indulgences romaines jnsqae dans les cabarets et les lieux de débauche. Luther origine parut alors : cet homme fameux , moine de Tordre des refont- Âagustins, tonna contre le coupable commerce delà cour pontificale , et tenta d'abord de réformer les abus de l'Église , ce qui fit donner le nom de réforme à la «évolution pli opéra. Il fallut près de deux siècles pour l'accomplir, et son origine date de l'époque où la grande féodalité expire en France , et où le poav4Ûr monarchique atteint le pins haut degré de sa force dans les grands États constitués au quinzième siècle .
Cette époque est celle des plus grandes entreprises et Décondes inventions les plus célèbres. Le Génois Christophe **J{*^jf • Colomb avait découvert l'Amérique en 1492» et donné un ™»"«nouveau monde à l'Espagne : bientôt après, en 1497 , le Portugais Yasco de Gama trouva la route des Indes , en doublant le cap de Bonne-Espérance. Le commerce maritime quittait la mer Méditerranée pour couvrir l'Océan de ses flottes : une nouvelle tactique militaire était créée : l'usage de la poudre à canon, généralement répandu, achevait d'enlever à l'aristocratie la supériorité de la force; la diplomatie avait pris naissance ; les souverains commençaient à comprendre qu'il fallait balancer mutuellement leur influence , pour empêcher les plus puissants
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des'agrandir aux dépens des plus foibles : enfin, Timpri* mené allait donner une vie nouvelle aux hommes , en établissant entre eux des liens intellectuels et indestructibles. Toutes les forces créées par ces grandes découvertes du quinzième siècle devaient s'essayer et se développer, conjointement avec la réforme religieuse, dans le seizième : tout annonçait que celui-ci serait un siècle de mouvement, de combats et de progrès.