‹ Histoire de FranceChapitre 10 sur 101 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Ministère de Richelieu.

du ^'^iume ^^® grandes plaies du royaume étaient la faiblesse mole m&re ^^*® ^^ ^®^» Tambitiou des membres de la famille royale, ^« "jJS;***"' qui tous réclamaient une part dans le gouvernement ; l'orgueil et l'avidité des grands , habitués à faire acheter leur obéissance et leurs services , certains d'accrottre leur puissance et leur fortune s'ils savaient se rendre indispensables à quelque puissant prince ou redoutables à la royauté . Les forces de la France étaient donc sans cesse divisées, le gouvernement incertain, le trésor au pillage, le royauoie en proie à l'anarchie. Les Espagnols, bien servis par la reine Anne, toujours étrangère de cœur, profitaient de ces calamités pour dominer le conseil, et leur puissante influence politique tenait le parti protestant dans une alarme continuelle, sans pourtant l'abbatre; elle rhabitualt à se regarder comme un peuple à part dans la nation : de là un danger de plus pour la France. Plusieurs places fortes appartenaient aux calvinistes, et l'exemple heureux des Provinces-Unies leur inspirait le désir chimérique de se constituer eux-mêmes en une république dont la Rochelle eût été le boulevard et la capitale.

Tout changea de face en France au moment où Riche-

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