‹ Histoire de FranceChapitre 13 sur 101 · TB0IS1BME EPOQUE · texte numérisé non relu

TB0IS1BME EPOQUE

coites, lears meubles et Jusqu'à leur personne, pour acquitter la taxe de voisins plus pauvres et insolvables. Plusieurs de ces infortunés , jetés en prison pour ce motif odieux, furent protégés et mis en liberté par la cour des aides de Rouen, dont le conseil du roi cassa les arrêts. Les rigueurs redoublèrent et poussèrent au désespoir beaucoup d'habitants de la base Normandie, qui, dési- RéToite gnés avec mépris sous le nom de Va-nu-pieds y prirent va-nu%ieds enfin Ics armcs, et se retranchèrent sur les coteaux d'A-

eu Normandie. VranchcS.

Des troupes étrangères , sous le colonel Gassion , étouffèrent Tinsurrection dans le sang des insurgés. Après les soldats vinrent les juges et les bourreaux. Richelieu choisit le chancelier Séguier pour venger Tautorité royale : le parlement de Normandie fut suspendu, toutes les franchises supprimées, et la ville de Rouen frappée d'une contribution énorme. Séguier déclara que la province entière serait gouvernée par la volonté absolue du roi, sans limites et sans contrôle; il présida un tribunal de son choix , qui rendit une multitude d*arréts de confiscation , d'exil et de mort. Telle fut Tinsurrection de la Normandie , sans écho dans le reste du royaume et prooiptement étouffée par la main de fer qui pesait alors sur la France, insarrectton Lcs révoltcs cu Espagne furent plus graves et exer- »« Catalogne, cèrcnt sur la suite de la guerre une grande influence. La Catalogne , avec ses annexes le Roussillon et la Gerdagne, formait par ses franchises une province presque indépendante de la monarchie espagnole. Traités durement par Olivarez , les Catalans s'insurgent , massacrent leur viceroi et se donnent à la couronne de France, i^ Portugal Une autre révolution éclatait en même temps à Tautre

recouvre ././,, ,. .■,«. .

soninde- extrémité de la péninsule. Les Portugais , asservis par 1641. FËspagne depuis soixante ans, secouent un joug détesté : Jean de Rragance, descendant de leurs anciens

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monarques, est élu roi, et il se hâte de s'aliier avec la France et la Hollande contre les Espagnols.

La guerre sévissait toujours en Allemagne, où Gué- campaffne briant se maintenait avec honneur ; mais alors les deux principaux foyers des opérations militaires étaient l'Artois et le Piémont Une armée nombreuse fut réunie en Picardie, sous les trois maréchaux de La Meilleraye, de GhâUllon et de Chaulnes; elle entra en Artois et investit soeeès Arrasy dont Louis XIII et Richelieu vinrent presser le ^ ' ' siège.

Là se ût connaître par un beau^ trait] Tillustre Fa- seiu trait

' de Pabeit.

bert, ofQcier de fortune, qui s'éleva par son seul mérite &•«<»• à la dignité de maréchal de France. Richelieu lui demandait s'il connaissait quelqu'un qui oserait, pour cent mille écus, pénétrer dans la place assiégée et la reconnaître, a JMrai pour l'honneur, o répondit Fabert ; et il tint parole. En vain le cardinal-infant tenta de forcer les lignes françaises et de faire lever le siège : Arras capitula* Un jeune héros, le duc d'Enghien, qui devint le grand Condé, fit ses premières armes dans cette campagne, sous les ordres du maréchal de La Meilleraye.

La campagne du Piémont fut plus glorieuse encore succès pour nos armes. Le comte d'Harcourt , avec dix mille ^ im?*'" ' hommes contre vingt mille, força le marquis de Léganez à lever le siège de Casai ; il se porta ensuite, par une marche audacieuse et rapide, sur Turin , que défendait le prince Thomas , et il investit cette place. Léganez voulut la dégager : l'armée française assiégeante se vit assiégée à son tour dans ses lignes par une armée très-supérieure en nombre et vivement pressée entre celleci et la garnison. D'Harcourt , par la rapidité de ses manœuvres, trompa les deux généraux ennemis; il les battit tour à tour et força le prince Thomas à capituler. Il avait été dignement secondé par le frère puîné du duc de Bouillon, le vicomte de Turenne, qui devait être

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compté un jour parmi les plus grands capitaines de l'Earope.

coo«|itrittoti Une nouvelle rébellion éclata en France au commeni«*i. * cernent de 1 64 1 . Les ennemis de Richelieu s'unirent contre lui à ceux de leur patrie. Du haut de ses remparts de Sedan, le duc de Bouillon attendait le moment favorable pour ranimer en France la guerre civile ; le comte de Soissous, prince du sang, et le duc de Guise, petit-6Is du Balafré, vinrent le rejoindre dans sa retraite, et tous trois, s*alliant aux Impériaux , marchent sur Paris à la tête d*une petite armée. Lamboi , général de l'emperereur , Combat commande leurs troupes , qui rencontrent à la Marfée, de la Marfée. ^^^ la Mcusc, l'armée du maréchal de Châtillon, que Bichelieu a dirigée sur Sedan pour prévenir les rebelles. L'armée royale se débande presque sans combattre, et le chemin de Paris était otivert aux rebelles. Mais ils n'avaient plus Mort de drapeau : le comte de Soissons avait été tué après le de so^^M. combat au milieu de ses ofûciersy d'un coup de pistolet, sans qu'on sût jamais quelle main l'avait frappé. Ce coup assura la puissance du cardinal et le repos du Campagnes royaumc. La campaguc de I64t n'avait point été inter- ***B€Um**'' rompue par cet événement, et la France conserva les opérations i^^j^jj^j^ggg acquis daus la précédente en Artois et en "en "^ PiémOQt. Guébriant se couvrit de gloire en Allemagne; eoiagne. .^ p^^jj^^^ ^^^ ^^^^ marchc longue et difâcile, à joindre à Z wickau , sur la Muida, Tillustre général i^édois Banner . Celui-ci, déjà grièvement malade, expire presque aussitôt après cette jonction, qui sauvait son armée.

L'actif Torstenson, qui, affecté de paralysie, se faisait porter en litière au milieu de sou armée, succède à Banner dans le commandement et dans la victoire. Les deux armées se séparent^ et chacune vole à de nouveaux triomphes. Guébriant bat Piccolominl à Wolfenbûttei et Lamboi à Kempem, pendant que le Suédois triomphe dans cette même plaine de Leipzig théâtre de la victoire de

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Gustave-Adolphe. Leurs armées se rejoignent de nouveau^ et toute la Saxe est soumise.

Malgré les révolutions de Lisbonne et de Barcelone la <>»J2!^^ maison d'Autriche soutenait encore résolument la lutte. ^<>«^<»'^- G*est au cœur de sa puissance que Richelieu veut la frapper. L'invasion de TEspagneest décidée, et Tarmée royale s*ébranle vers les Pyrénées. Mais avant de franchir les monts il importe d'achever la conquête du Roussillon dépendance de la Catalogne, où Philippe a conservé quelques places importantes. Le roi Louis XIII en personne vient mettre le siège devant Perpignan.

L'Espagne s*épuise pour sauver cette place; elle est vaincue sur mer, et, après une héroïque défense de quatre mois, le gouverneur capitule le 9 septembre 1642, et la journée de Lérida, où le général espagnol Léganez fut ^^ *J2ÏSi. battu par Lamothe-Houdancourt, acheva la conquête du ^^*' Roussillon , qui désormais fera partie du royaume de France. Louis XIII et son ministre survécurent peu à cette victoire.

Après avoir rapidement décrit les diverses phases de Poutiqae la lutte soutenue par Richelieu pendant sept années con- «,^^ tre la maison d'Autriche, il est temps de jeter un regard en arrière sur l'état intérieur du royaume. A l'époque où s'ouvrit la période firançaise de la gatjrre de Trente ans, la reine mère, le dnc d'Orléans et les autres princes du sang étaient exilés ou soumis; mais les revers de 1636 ranimèrent les espérances des mécontents; d'autres trames furent ourdies contre la vie ou l'autorité du terrible cardinal , qui répondit à de nouveaux complots par de nouvelles rigueurs. La plus redoutable de ces conspiration fut celle de Sedan.

La prison, l'échafaud^ l'exil, le poison même, dit-on, le délivrent de ses ennemis. Il fait fermer l'Angleterre et la Hollande à la mère du roi, pauvre et suppliante; il chasse du royaume le duc de Vendôme, fils naturel

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d*Henri IV, et le due de Guise; fait condamner à mort par contumace le duc de La Valette, accusé de trahison pendant le siège de Fontarabie, et il étend le châtiment jusqu'au père du coupable, le vieux d*Épemon, qu'il dépouille de son gouvernement de Guienne.

Tandis que Richelieu frappait ainsi la haute aristocratie il multipliait pour la roture les charges d'honneur et les emplois publics, et Tun de ses actes les plus dignes d*at- ^^"" tention est la création des intendants de finance, qu'il in- '"'mm."*'' vestit de pouvoirs très-étendus dans Tordre administratif et judiciaire, et qui annulèrent presque complètement les restes d'autorité féodale des gouverneurs de province. Ces intendants étaient choisis dans la roture parmi des hommes sans importance personnelle ; ils ne relevaient que du conseil du roi, dont ils étaient les instruments dociles et qui s'efforça sans cesse, en violant ou en méconnaissant une foule de privilèges et de droits acquis, d'étendre à tout son autorité et de subordonner toutes les forces de l'État à l'action d'une force unique et centrale. Après avoir ainsi comprimé l'aristocratie, Richelieu excita le roi à enlever aux parlements tout pouvoir politique : Louis XIII leur commanda d'enregistrer sur-le-champ ses édits sans examen préalable, et leur permit à peine quelques observations sur les matières de finances. Plusieurs magistrats ayant réclamé contre un semblable despotisme, leurs charges furent supprimées, afin que le corps entier de la magistrature comprit qu'il n'existait que par un efTet de la bonté du monarque.

Le cardinal, selon sa propre expression, détestait les épines et les lenteurs de ces compagnies, qui formaient, disait-il, des difficultés sur tout (t). Il combattit aussi les

(1) Les corpB qui ont le dépôt des lois, dit à cette occasion Montesquieu , n'obéissent jamais mieux que quand ils vont à pas tardifs et qu'ils apportent dans les affaires du prince cette réflexion qo*on

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prétentions et les privilèges du 'clergé , qui Jusqu'alors pjJ^eîSpSt. n'avait jamais payé d'impôt, et, en même temps qu'au nom des libertés gallicanes Richelieu défend tout envoi de deniers de France à Rome, i! iVappe rÉglise d'une énorme contribution , qu'il fait acquitter malgré les anathèmes du saint-siége. Le clergé, la noblesse, les parlements n'osent murmurer : la France et son roi étaient asservis à Richelieu. Les paroles de ce ministre sur sa propre politique font frémir. « Je n'ose rien entreprendre, dit-il 9 sans y avoir bien pensé; mais, quand une fois j'ai pris une résolution, je vais droit à mon but : je renverse tout, je fauche tout, et ensuite je couvre tout de ma robe rouge. »

Son orgueil ne souffrit de rivaux ni en pouvoir ni en Foodation magnificence, ni en talents. Ami des lettres, comme tous vkJSénUi les hommes vraiment grands, et désirant fixer la langue "SS^' et la polir, il eut la gloire de fonder, dans ce but^ TAcademie française, dont firent partie Balzac^ Voiture, Yau- ;:;elasetles écrivains les plus éminents de l'époque; il embellit la Sorbonne et encouragea les artistes par des honneurs et des pensions ; mais, auteur lui-même de la mauvaise tragédie de Mirante , il imposa par jalousie À l'Académie française l'obligation de critiquer le Cidy chef-d'œuvre du grand Corneille.

Il haïssait d'instinct tout esprit indépendant et fier, et, pour cette cause, il prit ombrage du célèbre Duvergler de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, qu'il honorait d'ailleurs saintcynn pour l'austérité de son caractère et de ses mœurs. Saint- '^JpSr'*** Cyran avait été le condisciple et demeura l'ami de Jan- ^*

sénios, évêque d'Ypres, auteur d'un livre fameux sur la doctrine de saint Augustin. Quelques propositions de ce

ne peut guère attendre des lumières de la cour et de la précipitation <1« ses conseils (a).

(a) Barbaris caoctatto serTlIls; statlm cxsequl regium vldetur. (Taclt., Jnnal., 1. y.)

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livre farent attaquées |>ar les jésaites à Tinstigation du cardinal. Saint-Cyran avait approuvé Tonvrage et se montra inflexible à le soutenir ; il osa le défendre contre Richelieu môme, qui se vengea et le flt enfermer en 1638 à la Bastille. Dans cette même année le cardinal perdit son Le agent le plus intime, le Père Joseph, simple capucin^ qu'on ' avait surnommé l'Éminence grise, et qui savait mieux que personne Fart de persuader les rois et de pénétrer leurs secrets. « J'ai perdu mon bras droit, i» dit Richelieu en apprenant sa mort. Désormais sans confident, le cardinal poursuivit seul son œuvre.

Durant la campagne du Roussillon une dernière et sanglante catastrophe porta au comble Tautorité de Richelieu et la terreur de son nom. Le roi tenait ses favoris de sa main; le cardinal les choisissait de manière k être instruit par eux des volontés secrètes du monarque, et les brisait aussitôt qu'ils cessaient de lui être utiles ou manifestaient le désir de grandir sans son appui. Il avait placé auprès du roi le jeune d'Ëffiat, marquis de Cinq- Mars, âgé de vingt et un ans. Celui-ci, nommé grand écuyer, flt de rapides progrès dans les bonnes grâces du souverain, et, découvrant son antipathie pour le cardinal, Goos^iratton il couçut l'cspoir de le renverser. Il se ligua dans ce but Cinq -Mars, avcc la reine, avec Gaston d'Orléans et le duc de Bouillon,

qui se flattait toujours de remplacer Richelieu. Le cardinal , que le roi traitait depuis quelque temps avec froideur, s'éloigne prudemment; il séjourne à Tarascon et laisse l'imprudent Cinq-Mars et ses complices s'engager avec Olivarez. Il se rend maître enfin de la copie d'un traité d'alliance entre les Espagnols et les conjurés, et l'envoie à Louis.

Cinq^Mars est aussitôt saisi, et on arrête avec lui le jeune de Thou, fils du célèbre historien de ce nom» son ami et son confident, mais non son complice. Le duc de Bouillon est fait prisonnier au milieu de l'armée d'Italie,

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dont il vient de recevoir le oommaDdement. Le roi qaitte le camp de Perpignan, et se fait porter à Tara^con auprès du cardinal, aussi accablé que lui par la maladie et les infirmités. Richelieu éclate en reproches ; Louis s*excuse et se justifie ; puis il enjoint à ses sujets d'obéir à son mi« nistre comme à lui-même. Le cardinal , se rend à Lyon par le Rhône, trainant à ia remorque , dans un bateau attaché au sien^ ses deux jeunes prisonniers. Une commission instruisit leur procès : le crime de Qnq-Mars n'était point prouvé; les l&ches dépositions du duc d'Orléans le perdirent. Cinq-Mars fut condamné à mort et Biéentton exécuté avec le jeune de Thou , coupable de n'avoir cbMr m«« point dénoncé son ami. Le duc de Bouillon perdit sa prin- ^«m. cipauté, en échange de laquelle il obtint son pardon ; Gaston d*Orléans eut la permission de vivre à Blois en simple particulier.

Richelieu, satisfait et vengé, part pour Paris et voyage en triomphateur. Ses gardes le portent sur leurs épaules dans une espèce de chambre meublée, et il fait abattre à son entrée dans les villes, les portes trop étroites pour le recevoir. Cest ainsi qu'il traverse la France depuis Lyon jusqu'à son palais, où 11 déploie un faste bien supérieur à celui du monarque.

La reine mère mourut alors dans l'indigence, à Cologne. Mort Richelieu la suivit de près au tombeau. On vit le roi sou- de^iSétfidf rire pendant Tagonie du cardinal , et lorsqu'il apprit sa deiuebeiiea fin: « Voilà, dit-il froidement, un grand politique de mort. » A peine Richelieu eut-il les yeux fermés que le roi abandonna les voies où il avait marché; les prisons s'ouvrirent et les exils cessèrent ; les Vendôme , les d'Elbeaf , les Bassompierre, les Guise reparurent à la cour , et préludèrent par dévalues querelles aux orages du règne qui allait commencer. Louis XIII, en effet, ne survécut que six Mort mois à son terrible ministre, et mourut au château neuf Lonbiui.

de Saint-Germain, âgé de quarante^deux ans. Peu de

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jours avant d*expirer il avait nommé Anne d* Autriche régente, et Gaston, son frère, lieutenant général du royaume; il leur adjoignit un conseil de régence, sous la présidence de Gondé. Le lendemain il fit baptiser le Dauphin, âgé de cinq ans, et, Tayant fait venir de la chapelle dans sa chambre, il lui demanda comment il se nommait : « Je me nomme Louis XIV, répondit l'enfant. — Pas encore^ mon fils, pas encore, x> dit le monarque expirant. Ce mot seul annonçait un roi. On était , dit un coptemporain, si las de son gouvernement, qu'il tardait atout le monde qu'il fût mort, même à ceux qui lui avaient le plus d'obligation (l).

^ÎSÏ' Ce roi , plus brave que son frère, ne fut pas plus que

et Richeueu^ lui doué de forcc morale et de fermeté ; il n'aima personne : sombre, soupçonneux, jaloux et inconstant, sa faveur exposait à autant de dangers que sa haine. Trop faible pour î régner par lui-même, il sentait son impuissance^ et ce fut ; le secret du long ascendant de Richelieu ; aussi ce mii nistre fut-il accusé d'avoir suscité des troubles à l'intérieur et à l'étranger pour se rendre plus indispensable encore au faible monarque, complice de sa tyrannie. Entre les actes qui émanèrent de la volonté propre de ce : prince, que des flatteurs ont surnommé le juste, l'histoire cite le vœu par lequel^ en relevant de maladie, il mit son royaume sous la protection de la Vierge. Louis XIII,aux I yeux de la postérité , s'efface tout entier devant Richelieu, i et c'est un 'spegtaçlejnstructif que le tableau de ce roi incapable, volontairement courbé jusqu'à sa mort sous le génie d'un ministre orgueilleux qu'il hait et sans lequel < il se reconnaît dans l'impuissance de régner. ' On voit le bien et le mal étroitement unis dans le ca- \ ractère et dans l'œuvre de ce ministre, puissant assemblage d'ombre et de lumière. Pour soutenir ses entreprises

(1) Mémoires de Monglat*

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