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naparte se présente d*abord aax Aneiens ; là , sommé de {Nréter serment à la Gonstîtotion, il déclare qu'elle est vicieuse, que le Directoire est inhabile , et il en appelle à ses compagnons d'armes. Il se rend ensuite au oonsdl des Cinq-Cents, qui siégeait dans TOrangerie^ et où déjà Tagitation était au comble. Sa présence y excite une tempête furieuse, et de tons côtés l'on entend les cris menaçants de : Hors la loi! à bas le dictateur/ Banaparte, plus accoutumé à braver le feu de Fennemi que les menaces d'une assemblée délibérante, pâlit, se trouble» et est enlevé par les grenadiers qui lui servaient d'escorte. Le tumulte continue dans la salle ; Lucien, fi^re de Bonaparte, présidait l'assemblée, qui demande de toutes parts la mise hors la loi du tyran et somme Lueien de la mettre aux voix. Lucien essaye de défendre son frère; mais» voyant sese^orts inutiles, il quitte le fauteuil et se dépouille des insignes de sa magistrature. Bonaparte le fait enlever de la salle ; tous deux montent k eheval et haranguent les soldats, l'un comme le vainqueur de l'Italie et de rÉgypte , l'autre comme le président d'une assemblée factieuse. L'enthousiasme des troupes éclate. « Soldats I s'écrie Bonaparte, pois-je compter sur vous? — Oui! ouil » répondent-ils d'une voix unanime. Bonaparte donne aussitôt l'ordre de faire évacuer le conseil des Cinq-Cents : une troupe de grenadiers entre dans la salle; Murât la commande et dit : a Au nom du général Bonaparte , le corps législatif est dissous ; que les bons citoyens se retirent. Grenadiers, en avant! i» Les tambours étouffent les cris d'une juste indignation qui s'élèvent de toutes parts ; les grenadiers s'avancent, et toas les députés sortent devant eux par les fenêtres, au cri de Vive la république/ Il n'y eut plus de représentation libre, et il ne resta de la république ' française que le nom.
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