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dans ces effroyables journées; vingt mille Français sont faits prisonniers après la destruction du pont de TEister, deux cents pièces de canon et un matériel immense tombent au pouvoir des alliés ; une multitude de braves et Théroïque Poniatowski trouvent la mort'dans les flots.
Napoléon se retire sur le ^hin, serré de près par les armées aillées. Un corps de soixante mille hommes» Autrichiens et Bavarois, sous les ordres du général de Wrede, tente d'intercepter la route aux Français près d'Hanau. Napoléon remporta là une glorieuse victoire; il culbute l'ennemi, le détruit en partie et force le passage; puis il établit son armée sur le Rhin (1) , tandis que les alliés prennent leurs cantonnements en face et choisissent Francfort pour leur quartier général.
L'Espagne nous échappait. Deux grandes batailles perdues, celles des Arapyles par Marmont en 1812, et celle de Vittoria par le roi Joseph en 1 8 1 3 , portaient Wellington, à la tête de cent mille Anglais, Portugais et Espagnols, sur les Pyrénées occidentales, et là le maréchal Soult, après avoir glorieusement lutté dans Péninsule avec des forces trop inégales, n'avait plus à opposer à Tennemis que cinquante mille soldats éprouvés et aguerris, mais fatigués par de longs revers. Suchet, avec vingt-cinq mille hommes de Tarmée d'Aragon, défendait les Pyrénées orientales contre des forces trois fois supérieures.
A la fin de 1 8 i 3 l'Espagne tout entière était perdue pour nous, à l'exception de quelques places encore occupées par des garnisons française», et Joseph Bonaparte n'était plus
(1) Napoléon rentra sur le Rhin avec quarante mille hommes armés et soixante mille désarmés, laissant sur la Viatule, l'Oder, TElbe, cent soixante-dix mille Français condamnés à défendre sans profit des murailles étrangères , tandis que les murailles de iear patrie n'avaient pour la défendre que des bras impuissants de jeunesse ou de vieillesse.
( Thiers, Bist, du Consulat et de l'Empire], t. XVI, p. 683.)