‹ Histoire de FranceChapitre 7 sur 101 · TBOISIÈMB ÉPOQUE · texte numérisé non relu

TBOISIÈMB ÉPOQUE

évèque de Lqçod , entra dans le nouveau conseil, dirigé par le prince de Condé, qui bientôt devint tout-puissant et fît sentir son pouvoir h Médieis, à ses favoris et surtout au maréchal d'Ancre. Les partisans du prince crurent désormais que tout leur était permis , et le duc de Longueville poussa l'insultejusqu'à s'emparer à main armée de Péronne, dont Goncinl était gouverneur. La reine envoya des troupes pour reprendre cette place, et Longueville la défendit contre elle. Médieis comprit alors que Gondé se proposait de lui enlever toute influence dans le gouvernement et sur l'esprit du roi. Gondé, ainsi que les principaux chefs de sa faction, Vendôme, Bouillon et Mayenne, pressentaient leur péril et convinrent de ne plus se présenter ensemble au Louvre , où le prince fut A^rreataMoQ arrêté au nom du roi le l*^' septembre, en entrant au i«i6. ' conseil. L'ordre avait été donné de saisir ses partisans ; mais ils échappèrent et coururent aux armes.

Le roi tint un lit de justice au parlement, où il motiva l'arrestation de son cousin, alléguant ses espérances coupables, incompatibles avec les devoirs d'un sujet; les prétentions de ses partisans, subversives de l'autorité royale , et leur audacieux mot de ralliement, Barre à bas (1) , qui désignait le trône peut-être comme le but de l'ambition du prince. Le parlement ne fit aucune observation ; Gondé fut enfermé à la Bastille, et la reine mit en campagne trois armées contre les mécontents , réfugiés à Soissons. Goncini reparut à la cour plus puissant que jamais; son orgueil ne connut plus de frein, et telle était sa richesse qu'il entretint à ses frais une armée de cinq à six mille hommes.

mônier de la rdne. Il fut nommé cardinal en 1622 , et dès lors porta le nom de Richelieu.

(0 Une barre dans les armes de Condé les distinguait seule des armes royale» ; demander que cette barre disparût c'était presque demander qu'il fût roi.

Page 1