‹ Histoire de FranceChapitre 163 sur 339 · LIVRE IV — LOUIS \ I · texte numérisé non relu

LIVRE IV — LOUIS \ I

H.VV, * WMS9

Louis XI apprend, dans la basilique de Saint-Martin de Tours, la mort de Charles le Téméraire.

nage, les Suisses recherchèrent son amitié et lui offrirent une alliance perpétuelle. C'était une occasion unique de recruter son armée et de remplacer ses lourds Flamands par les plus braves soldats du monde. L'aveugle mé- •prisaleur offre, viola leur territoire, offensa Mulhouse, leur alliée, et se fit d'irréconciliables ennemis de ces belliqueux montagnards, à vendre au plus olfrant quand leur patrie n'était pas menacée. Mieux avisé , Louis XI , depuis que son ami Sforza était mort , s'efforçait de le remplacer par ces Suisses , qu'il avait jadis vaincus à Saint- Jacques, mais qui lui semblaient des amis naturels contre les maisons réunies de Bourgogne et d'Autriche. N'ayant pas de communication directe avec eux, il leur envoyait à travers les Etats de son ennemi des pèlerins ou des mendiants chargés de traiter avec eux, de gagner à prix d'argent les gouver-

neurs des villes et d'assurer pour la guerre des subsides considérables.

CXCVI. Vexés d'un côté, gagnés de l'autre. les cantons prirent les armes, et, pour se venger, envahirent et pillèrent la Franche- Comté. Charles le Téméraire, à son tour, jura que cet affront ne resterait pas impuni , et fit à Besançon de formidables préparatifs contre la petite république, incapable, pensait-il, de résister à ses coups. Croyant la surprendre, il partit dès le commencement de février avec dix-huit mille hommes, que vinrent rejoindre au delà du Jura huit mille Savoyards. Granson fut pris sans coup férir, la garnison entière 'pendue aux murailles et aux arbres d'alentour. Les choses allaient au gré du conquérant, quand soudain arrivèrent de Neufchâtel, pour reprendre Granson, vingt mille hommes de bonne et solide infanterie. Les Bourguignons coururent au -de-

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