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LIVRE VII — RESTAURATION

se fit jour dans cet étrange conciliabule, et

qu'elle y suggéra la seule solution capable de

sauver la France au bord de l'abîme. Parmi

les dynasties à choisir, celle de Napoléon fut

écartée par la

peur que son

chef même

détrôné inspirait auxenne-

misqu'ilavait

vaincus, aux

créatures qui

venaient de

l'abandonner;

Bernadotte

fut à peine

nommé, tant

est profonde

la flétrissure infligée aux

traîtres; connu seulement

par le rôle de son père pendant la révolution, le duc d'Orléans était trop obscur et réveillait de néfastes souvenirs; restaient les Bourbons, la veille encore oubliés de toutlenionde, méprisés de l'étranger, à peine regrettés de quelques vieux

serviteurs, souverainement odieux aux révolutionnaires. Il fallut les accepter. Du moment qu'ils mettaient le pied sur la terre natale , leurs prétentions, naguère ridicules, devenaient la sauvegarde de la France. Successeur de Louis XVI par le droit héréditaire, Louis XVIII, au lieu d'être un vieil infirme à la merci des alliés, traitait d'égal à égal

Retraite après la bataille de Leipzick. Passage de l'Elster. (P. 366.)

avec les empereurs d'Autriche et de Russie, et, à moins de les convaincre de mensonge manifeste, les forçait de lui rendre intact le royaume de ses pères, condition que Napoléon n'aurait plus obtenue.

GLXXXVII.

Au bien de la paix se joignait celui de la liberté.

Vingtansplus tôt il n'eût été question que d'un régime absolu; mais, de même que l'anarchie révolutionnaire avait relevé le trône de ses ruines, de même il s'était formé depuis une aristocratie de généraux, de savants, de magistrats, d'anciennes et de nouvelles fortunes, en qui la multitude pouvait, ce semble, mettre sa confiance. Les malheurs de l'empire avaient fait ressortir les avantages d'une autorité modérée , contrôlée par des institutions parlementaires, consultant régulièrement l'opinion des classes éclairées. Par suite, une charte, imitée de la constitution anglaise, dut reprendre l'œuvre si tristement interrompue de 1789 et tenter celte fois de fonder la liberté sur sa seule base possible, c'esl-â-dhv sur une sorte de hiérarchie

là

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