‹ Histoire de FranceChapitre 8 sur 18 · EN I · texte numérisé non relu

EN I

Domination Prsi anglxen tizg Eiia Provinces cé-M ■dées au traité

Soldats de Charles VII. ta Portant casque et cotte de

mailles doublée de plaques de métal, ces deux fantassins sont armés, l un d'une sorte d arquebuse, l autre d'une arbalète à rouet. (Musée d'artillerie.)

définitivement — et sagement — à l'Italie. En revanche nous conservions Calais enlevé par un coup de surprise aux Anglais, alliés

Charles le Téméraire. 0 Le plus dangereux des adversaires de Louis XI. Visage très « moderne », expressif et tourmenté. Barbe krune; épaisse chevelure noire. (Musée de Dijon. — Cl. Neurdein.) \

Travaux des paysans au XVe siècle. 0 Rien ne manque à ce tableau, synthèse pittoresque de la vie champêtre: rucher et maisons de paysans, pastoures et leurs moutons, bûcherons, vignerons, laboureurs, semeurs, etc. (Bibl. Nat.)

momentanés de l'Espagne, et les Trois- Evêchés : Metz, Toul, Verdun, arrachés à l'Empire germanique.

La vraie politique française, la politique instinctive, pourrait-on dire, de la France apparaissait clairement dans ce résultat, en apparence illogique, des guerres d'Italie.

C'est vers le Rhin que devront désormais tendre tous nos efforts:

Donner à la France ses limites naturelles, enlever la Franche-Comté, l'Alsace, l'Artois, la Flandre, les Pays-Bas aux ennemis traditionnels : Habsbourg d'Espagne ou d'Autriche, telle fut la tâche grandiose qu'entreprirent

Homme d'armes d'une compagnie d'ordonnance. 0. Ce « gendarme » est emprisonné dans une armure complète extrêmement lourde, que le progrès des armes à feu n'allait pas tardera rendre inefficace. (Musée d'artillerie.)

Une séance de la Chambre des Comptes: 0 Les deux organes essentiels du gouvernement central furent, à partir de Philippe le Bel, le Parlement, chargé de la justice, et la Chambre des Comptes. (Arch. nat. — Cl. Berthaud.)

Henri IV, Richelieu, Mazarin, Louis XIV et que, magnifiquement, la Convention réalisa.

La dynastie des Valois prit fin au milieu de» tristesses et des troubles sanglants suscités par les guerres religieuses. L'intolérance, qui était de règle a cette époque, lança les uns contre les autres les Français demeurés catholiques et les Français acquis aux doctrines protestantes. En vain Catherine de Médicis aidée de Michel de l'Hôpital essayât-elle d'amener une entente entre les deux partis. Huit guerres successives, qui dévastèrent le royaume, mirent aux prises papistes

LA FRANCE SE FORME SOUS LES CAPETIENS

BATAILLE DE MARIGNAN (1515). 0 Au premier plan, à gauche, les gens d'armes français conduits par François 7e'

au fond, fantassins ; à droite, Suisses chargeant.

LANSQUENETS. 0 Recrutés en Allemagne et en Suisse, ils ARQUEBUSIERS. 0 L'arquebuse avait une portée inférieure portent la cuirasse et sont armés d'une lourde épée et de la à 150 mètres; il fallait trois minutes pour la charger et hallebarde. deux pour la tirer.

COLONNE FRANÇAISE A LA BATAILLE DE CerisoLES. 0 Piquiers et arquebusiers escortant deux canons.

L'ARMÉE DES GUERRES D'ITALIE. 0 Pierre Bontemps sculpta Vers 1552, pour le tombeau de François IeT, ces très beaux

bas-reliefs. Ce sont des documents fort précieux, car ils nous montrent, avec une scrupuleuse exactitude, Ve qu'éiaient le

costume et l'armement de nos armées au milieu du XVIe siècle. (Basilique de Saint-Denis.)

Catherine de MÉdicis. 0 Figure assez commune d'une

femmefort intelligente et qui fit ce quelle put pour établir en

France le régime de la tolérance religieuse. (Ecole française.

Musée du Louvre. — Cl. Giraudon.)

FRANÇOIS Ier. 0 Ce portrait, qui représente le roi à l'âge de vingt ans, est évidemment peu flatté, mais vraisemblablement très exact. Beaux yeux intelligents, barbe naissante, grand nez légendaire. (Musée de Chantilly.)

Charles-Quint. 0 Par Titien. L'empereur avait quarante-huit ans. Physionomie soucieuse. Impression de lassitude générale. Charles devait abdiquer quelques années plus tard. (Pinacothèque de Munich. — Cl. Hanfstaengl.)

Henri II. 0 Excellent portrait par François Clouet, le

meilleur des peintres français de la Renaissance. (Musée

de Chantilly. — Cl. Giraudon.)

LA FRANCE SE FORME SOUS LES CAPÉTIENS

Le MASSACRE DE LA SAINT-BARTHÉLEMY. a Image saisissante de ce que fut cette odieuse tragédie. Partout des scènes de

meurtre et de pillage, de noyades et de pendaisons. A droite, en avant, la maison de Coligny. L'amiral vient d'être assassiné

et Henri de Guise contemple le corps que l'on jeta par la fenêtre. A gauche, une troupe armée entre dans le vieux Louvre

où l'on pourchasse les protestants jusque dans les appartements royaux. (Musée de Lausanne.)

et huguenots, et les derniers Valois, fils de Henri II : François II (1559-1560), Charles IX (1560-1573), Henri III (1573-1589), n'étaient point de taille à apaiser le conflit.

De plus, comme ces trois princes ne laissaient pas d'héritiers mâles, la question dynastique se posa. Donnerait-on le trône à l'héritier légitime, mais protestant, Henri de Bourbon, roi de Navarre, descendant en ligne directe de saint Louis, ou bien prendrait-on pour roi un prince de la famille des Guise,xhefdela Sainte

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Ajoutons que beaucoup de nobles songeaient à mettre à profit la faiblesse de la royauté pour reprendre leur indépendance , et que le roi d'Espagne Philippe II, dont les Ligueurs avaient sollicité le secours armé, rêvait de

Assassinat du duc de Guise, a En 1588, Henri III

fit poignarder par des gentilshommes de sa garde particulière le duc Henri de Guise dont il jalousait la popularité et dont il redoutait lesvastes amb it ions. (Bibl.Nat.)

placer sa fille et son gendre, un Farnèse, sur le trône de France.

Telle était la situation, quand un moine fanatique assassina Henri III en 1589. L'autorité royale se trouvait fortement ébranlée et l'unité territoriale même paraissait menacée.

Henri de Navarre avait heureusement tout le génie nécessaire pour remettre les choses en état. Ses victoires d'Arqués (1589) et d'Ivry (1590), son éclatante bravoure, sa fine bonhomie, sa lumineuse intelligence lui acquirent vite une popularité que confirma son abjuration et dont son habileté diplomatique sut tirer un heureux parti. Soutenu par tous les modérés, las de tant de guerres, par tous les patriotes qui ne pouvaient souffrir le spectacle de troupes espagnoles campées jusque

Un BAL A LA COUR DE Henri III. £) Dans un salon du Louvre, un groupe de seigneurs et de dames, se tenant par tfl main,

dansent une ronde. A gauche, un groupe de spectateurs parmi lesquels on dislingue Henri III, sa femme Louise de Lorraine, et

sa mère Catherine de Médicis. Remarquer le costume somptueux mais fort ridicule des dames. Tous les hommes gardent le

chapeau sur la tête, comme le font encore aujourd'hui nos paysans. (Musée du Louvre.)

dans les murs de Paris, Henri triompha des dernières résistances. Tandis que les Espagnols, vaincus à Fontaine- Française, devaient poser les armes à Vervins (1598), il donna aux Français la paix religieuse par l'Edit de Nantes,N«basésurle principe de la liberté de conscience et de la liberté du culte. C'était une grande nouveauté, que les nations étrangères

Le CHATEAU DE CHENONCEAUX. £t L'une de ces magnifiques

demeures édifiées dans toute la région de la Loire par les

Valois et leurs amis. (Cl. Neurdein y

n'imitèrent point de sitôt. Que voyons -nous, en effet, à la même époque dans le reste de l'Europe et jusqu'au cœur du siècle suivant ?

Partout des persécutions, des bûchers qui s'allument, des échafauds qui se dressent !

Là encore, il appartenait à la France d'entrer la première dans la voie de la tolérance et de la justice.

CALVIN, a (Bibl. de Genève.— CI. F. Boissonnas.)

ASSASSINAT DE Henri IV. û Le roi se rendait chez son ministre Sully lorsque sa voiture fut arrêtée dans la rue de la Ferronnerie par une charrette de foin. Ravaillac profita de cet arrêt pour commettre son crime (14 mai 1610). La gravure donne d'intéressants détails sur l'équipage royal (chariot plutôt que carrosse), les costumes, les maisons du temps. (Bibl. Nat.)

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