‹ Histoire de FranceChapitre 174 sur 229 · II. Le Rene pe Lours XVIII · texte numérisé non relu

II. Le Rene pe Lours XVIII

Le caractère de Louis XVIII — Louis XVIII l’acceptait. C'était un homme intelligent et prudent. Il avait beaucoup souffert au temps qu'il était en exil; par moments il avait eu à peine de quoi vivre. En 1815, il avait soixante ans; des rhumatismes le tourmentaient; il était très gros, ses jambes enflaient, et il pouvait à peine se tenir debout. Bientôt, il ne pourra plus se lever de son fauteuil; il y restera assis, les jambes recouvertes d’un jupon, et se fera pousser de chambre en chambre.

Il avait peur d'être encore une fois chassé.

Il voulait mourir tranquillement dans son palais de

France.

Les ultras. — Mais tous ceux que la Révolution avait dépouillés de leurs privilèges et de leurs biens voulaient que le roi reprit son pouvoir absolu, et qu'il leur rendit ce qu'ils avaient perdu. On disait qu'ils étaient plus royalistes que le roi; on les appelait à cause de cela les ultra-royalistes ou les ultras.

Les actes violents. — Dans le Midi, des royalistes recommencèrent la Terreur blanche. A Toulouse, Nîmes, Avignon, des généraux de Napoléon furent assassinés.

À Paris, le maréchal Ney fut condamné à mort pour n'avoir pas empêché des soldats d’acclamer Napoléon revenant de l’île d’Elbe et pour avoir lui-même suivi l'empereur.

Le maréchal, qui avait vaillamment combattu dans 5 tant de batailles et qu’on appelait le brave des braves, fut fusillé.

Le duc de Richelieu. — La Chambre qui fut élue en 1815 se composa en majorité d’ultra-royalistes. Le roi

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