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I. LA LUTTE CONTRE LES PARTIS

Le père du roi Louis-Philippe. — Louis-Philippe était le fils du duc d'Orléans, qui, au lieu d’émigrer comme les autres parents du roi, était resté en France; il avait pris parti pour la Révolution. Député à la Convention nationale, il avait voté la mort de son cousin Louis XVI; ce qui n’'empêcha pas du reste, qu'il fut guillotiné pendant la Terreur.

Le roi Louis-Philippe. — Louis-Philippe était volontaire dans l’armée qui vainquit les Prussiens à Valmy en 1792. Il avait ensuite émigré; même il avait demandé à servir contre la France; mais peu de personnes le savaient. Rentré en France en 1814, il se tint à l’écart du gouvernement royal; il recevait les libéraux chez lui. La bourgeoisie, qui craignait les ultras, l’aimait. Beaucoup de bourgeois pensaient que c'était un roi comme cela qu'il aurait fallu à la France. Ils admiraient la simplicité des manières de Louis-Philippe, qui ne faisait pas d’embarras, et qu'on voyait à pied dans les rues, un parapluie à la main.

Changements dans la constitution. — À l’avènement de Louis-Philippe, on fit de petits changements à la consti-

tution.

Le roi continua de nommer les pairs; mais les pairs ne furent plus héréditaires. Pour être électeur il ne fallut plus payer que deux cents francs de contributions, au lieu de

trois cents. Cela

fit qu'il y eut de

200 000 à 250 000 | électeurs. Une

plus grande

liberté fut

donnée à la presse.

Les partis poli-

tiques. — Les premiers jours, tout alla bien.

La foule acclamait le roi. Elle le faisait venir au balcon de son palais. Elle chantait des chansons patrio- & tiques; Je roi Ut saluait et remer-

LE ROI LOUIS-PHILIPPE ciait.

(d'après une gravure du temps) Mais on vit bientôt qu'il serait très difficile à Louis-Philippe de gouverner.

Des bonapartistes regrettaient l'empire: le comte de Chambord avait ses partisans: on les appelait légitimistes, parce qu'ils considéraient le comte de Chambord comme le roi légitime de la France, et Louis-Philippe comme un voleur de couronne.

I y avait aussi un parti républicain, pas nombreux

mais très ardent. Dans ce parti se trouvaient des socialistes. Les socialistes voulaient une réforme de la société qui ferait disparaître la pauvreté, ou comme on disait, le paupérisme. Pour cela, personne ne posséderait plus rien en particulier. Les mines, les chemins de fer, les usines, les champs appartiendraient à tout le monde. Tout le monde travaillerait, et chacun recevrait comme prix de son travail une part des bénéfices.

Insurrections et complots. — Ces partis combattirent le gouvernement. La duchesse de Berry, mère du comte de Chambord, essaya de soulever la Vendée, mais elle n'y réussit pas.

Le fils de Napoléon étant mort en 1832, les bonapartistes eurent alors pour chef le prince Louis- Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon I. Louis-Napoléon essaya deux fois de rentrer en France pour rétablir l'empire. La seconde fois, il fut arrêté et mis en prison à Ham, d’où il s’échappa.

Les républicains firent plusieurs émeutes à Paris. Les socialistes en firent à Lyon et à Saint-Étienne. Ces émeutes furent réprimées, et il y eut beaucoup de victimes.

Attentats contre Louis-Philippe. — Des criminels essayèrent plusieurs fois de tuer le roi.

Le plus célèbre de ces attentats fut commis le 28 juillet 1835. Ce jour-là, Louis-Philippe passait une revue de la garde nationale, qui était rangée sur les boulevards. Au moment où il arriva au boulevard du Temple, on entendit une détonation; auprès du roi tombèrent un maréchal de France, un général, deux colonels. Le crime avait été commis par un Corse, Fieschi, qui avait installé au troisième étage d’une maison une machine à tuer composée de vingt-cinq canons de fusil reliés ensemble. Fieschi fut condamné à mort et guillotiné.

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