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PORTRAIT DE BISMARCK

Quand ce portrait a été fait, Bismarck °° avait environ soixante ans. Il porte Jait se battre. Au Corps

l’uniforme de général prussien. législatif, ils eurent la majorité. La guerre fut déclarée en juillet 1870.

La guerre. — La France n'était pas prête. Nous n'avions pas le service militaire obligatoire qui existait depuis longtemps en Prusse. Notre armée était beaucoup

moins nombreuse que celle de la Prusse et des États alle- :

mands qui s'étaient joints à elle. Elle était moins bien commandée. Nos généraux et nos officiers étaient moins instruits que ceux de la Prusse, qui, depuis longtemps, étudiaient la guerre qu'ils feraient un jour en France,

s'y préparaient et s'y entraînaient. Nos forteresses :

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étaient mal armées; nos canons ne valaient pas ceux des Prussiens.

Les premières défaites. — Nos troupes étaient partagées en plusieurs corps, éloignés les uns des autres, le long de la frontière de l'Est. Le maréchal de Mac- Mahon était à l'avant-garde, au nord de Strasbourg. Dans les premiers jours du mois d'août, une armée plus forte que la sienne l’attaqua à Reichshoffen. Malgré la bravoure de nos soldats, il fallut battre en retraite; mais l'ennemi suivait de près. Le maréchal commanda au 8° régiment de cuirassiers de charger pour l'arrêter. Le régiment partit au galop. Il fut détruit presque tout entier; mais l’armée put se retirer. Après cette défaite, l'Alsace fut envahie par l'ennemi.

Le même jour, un autre corps d'armée fut battu à Forbach. La Lorraine fut envahie.

Les batailles autour de Metz. — L'empereur et ja principale armée se trouvaient à Metz. Napoléon III avait cédé le commandement au maréchal Bazaine. De tous côtés, les Allemands entourèrent l’armée de Metz.

De grandes batailles furent livrées, à Borny, à Gravelotte, à Rezonville, à Saint-Privat. Mais le maréchal ne fit pas l'effort nécessaire pour passer à travers les ennemis. L'empereur ayant quitté l’armée pour se rendre à Châlons, Bazaine voulut rester à Metz, maître de ses soldats, et

attendre les événements, pour en tirer profit. Il tra-

hissait la France.

Sedan. — Cependant une nouvelle armée française s'était réunie à Châlons-sur-Marne. Mac-Mahon la commandait. Elle se mit en marche vers Metz pour délivrer Bazaine. Mais elle marcha lentement. Une armée allemande obligea Mac-Mahon à reculer jusqu'à Sedan. Une autre armée allemande rejoignit la première. Notre armée se trouva enveloppée dans la vallée de Sedan.

Les collines environnantes étaient occupées par l’artillerie prussienne.

La mitraille écrasa nos soldats. Mac-Mahon fut blessé. La bataille était sans espoir. Notre cavalerie, commandée par le général Margueritte, fit des charges héroïques, mais ne put forcer le passage.

L'empereur se rendit au roi de Prusse. L'armée entière fut prisonnière (2 septembre 1870).

Le 4 Septembre. — Ce fut dans toute la France une grande douleur. On pleurait en recevant les affreuses nouvelles. Il y eut aussi une grande colère contre le gouvernement impérial. Une foule envahit la Chambre des députés. La République fut proclamée le 4 septembre

RÉSUMÉ

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