‹ Histoire de FranceChapitre 4 sur 47 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

qu'il f ail oit se défaire à cette fois de ce mortel ennemi du genre humain. Tous ces inouvemensétoient justes: mais iEtius, qui craignoit la fin de la guerre, comme étant celle de sou autorité , persuada finement à Thorismond de s'en aller avec ses troupes en Aquitaine, se saisir de la couronne de son père, auparavant que ses frères en eussent avis; et par d'autres raisons, trouva moyen de renvoyer les Bour-

JJ^IjJ^"** guignons et les François : mauvais conseil d'iEtius , qui acheva de ruiner l'Occident , ternit le lustre de ses belles actions , et le mit dans la disgrâce de son maître Valentinien, qui le fit tuer, l'accusant en apparence d'avoir affecté la tyrannie , mais en effet étant justement irrité de ce qu'il avoit laissé échapper un ennemi qui avoit depuis saccagé la Dalmatie , illlyrie et les plus riches contrées de l'Italie. La punition étoit juste, mais hors de saison ; et l'empereur ne sachant pas bien dissimuler, se coupa la main gauche de la main droite ; et lui - même, l'année d'après , haranguant au Champ-de-Mars,

vJ h uïï!î *"* tué en trahison par Thrasyla, écuyer d'iEtius , que Maximus , aspirant à la tyrannie, avoit gagné par de grands présens et par des promesses encore plus grandes pour l'assassiner, sous prétexte de venger la mort de son maître. Il parut bientôt que ce Maximus étoit auteur du coup ; car il

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