‹ Histoire de FranceChapitre 5 sur 47 · MÉROVÉE, ROI · texte numérisé non relu

MÉROVÉE, ROI

épousa par force Eudoxe, veuve de Valentinien , M.xtmiu

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à dessein de se servir de son crédit pour gagner 5 ™ les soldats et les provinces. Mais elle , ne pouvant se résoudre à coucher dans le lit du meurtrier de son mari , vengea sa mort adroitement par le moyen de Genséric, roi des Vandales, qui, à sa prière, étant venu d'Afrique en Italie avec trois cents mille combattans, entra dans la ville de Rome, épouvantée de sa venue, chassa le tyran Maximus , qui fut haché en pièces par les siens même , trois mois après la mort de Valentinien , ravagea la Champagne, et emmena la pauvre Eudoxe, dont il maria la fille avec son fils. ,

Ces grandes pertes que reçut l'empire, jointes *£ w J ,<>,c j n ; à la mort du brave iEtius, bouclier des empe- *• Fnn v AM reurs , ouvrirent un beau chemin aux François. Leur chef, enflé de la victoire qu'il avoit gagnée sur Attila , chéri des siens, honoré des Gaulois, et redouté des Romains , porta ses entreprises plus loin, et lâcha la bride à son ambition; car n'ayant plus en tête l'épée ni le conseil d'&tius, durant que les affaires alloient fort mal dans la' Gaule, il résolut de s'en faire roi. Il se met donc en campagne, et ne tourne ses pensées qu'à de nouvelles conquêtes. En effet, une partie des villes qui sont en-deçà de la Loire , et premièrement Orléans, puis Sens, Paris, et plusieurs

autres, se rangent de force , ou de leur bon gré , sous son obéissance. Durant ces choses les ha- Gr.S-Brrr.gw nu%ans de la Grande -Bretagne, voyant leurs prinp' MeotenG "* le cipaux seigneurs tués, et leur île envahie par les Anglois, sans aucune ressource du côté des empereurs, trop languissans en Occident, firent amas de bateaux, sur lesquels ils passèrent en Gaule, et prirent terre dans FArmorique, pays d'où peut-être leurs aïeuls étoient venus. Mérovée, après son établissement dans les Gaules, secourut les fils de Clodion, ci-dessus nommés, en mémoire de leur père , pour les installer souverains dans le pays de Hainaut, de Brabant et de Namur. Mais comme il en revenoitavec de MondeMéi». nouveaux desseins de s'agrandir, il mourut l'an 458. dixième de son règne, et du salut environ 458. De son temps, beaucoup de provinces en Eu^ rope changèrent de nom. La partie des Gaules conquise par Mérovée fut nommée France ; la possession des Golhs , Languedoc ; et celle des Bourguignons , Bourgogne ; la moitié de la Grande-Bretagne , Angleterre , et l'autre Ecosse. C'étoit dans cette île que règnoit alors le roi Arthnr, roi Arthur, si fameux dans les romans, et auteur de la table ronde , dont les chevaliers sont si célèbres ,que même quelques uns leur ont donné des blasons, bien qu'effectivement les armoiries soient une invention purement françoise , mise

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en vogue plusieurs siècles après. L'Église, troublée par deux hérésies pernicieuses et puissantes, Tune de Nestorius, et l'autre d'Eutyches, fut bien à point secourue par l'empereur Théodose , qui fit assembler deux conciles généraux , l'un en Éphèse , contre le premier, et à Chalcédoine , contre le second. L'église gallicane tint aussi divers conciles en plusieurs villes , comme à Orange, à Valence , à Carpentras, à Arles et à Tours; à quoi j'ajoute, qu'en ce même temps, Geneviève, jeune vierge du bourg de Nanterre, mérita d'être tutélaire de là capitale des Gaules , et par la merveilleuse intégrité de sa vie , et par Le favorable secours de ses miracles.

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