‹ Histoire de France illustrée (volume 2)Chapitre 121 sur 196 · HL · texte numérisé non relu

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Joseph Bonaparte, roi d'Espagne,

par W i c a r

(Musée de Versailles).

Marie-Julie, reine d'Espagne, par Lepbvrb

(Musée do Versailles).

Lucien Bonaparte, prince de Canino, par I. i i i; \ i: i.

(Musée de Versailles).

MarieAlexandrine, eau-lorte

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(Gazelle des Ùeaux-Arts).

LA FAMILLE IMPERIALE

Le prince Félix Bacciochi ,

époux d'Élisa Bonaparte

(Musée d' Ajaccio).

Élisa Bonaparte, grande-duchesse

de Toscane, par Prudhon

(Musée de Versailles).

Louis Bonaparte, roi de Hollande (Musée de Versailles).

Hortense de Beauharnais, reine de Hollande, par Sain.

Le prince Camille Borghèse, par Gérard

(Musée de Versailles).

Marie-Pauline Bonaparte, duchesse de Guastalla, par Lefèïre

(Musée de Versailles).

Joachim Murât,

roi de Naples, par Gérard

(Musée de Versailles).

Marie-Caroline, reine de Naples, par Mme Le Brun

(Musée de Versailles).

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Jérôme Bonaparte,

roi de Westphalie, par Kinson

(Musée de Versailles .

Frédérique-Sophie,

reine de Westphalie, par Kinson

(Musée de Versailles).

Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie, par H. Schbffer

(Musée de Versailles).

Augusta-Amélie, vice-reine d'Italie (Estampe de la Bibliothèque nationale)

Le nom patronymique de la dynastie napoléonienne, Bonaparte ou Buonaparte, a été porté au nu. yen âge par diverses familles italiennes qui, dans les guerres civiles, s'étaient distinguées par leur fidélité au parti qu'elles croyaient bon {bona pars). L'une d'elles, les Cadolinges de Lombardie, qui semble être la souche des Bonapartes de Corse, se divisa (probablement vers le xie siècle) en deux branches : l'une s'éteignil à Trévise en 1447 ; l'autre s'établil à Florence et donna naissance à son tour aux Bonapartes de San-Miniato, dont le dernier représentant fut un chanoine, mort en 1799, e1 aux Bonapartes de Sarzane, dont devait descendre Napoléon I". Au xvr siècle, en effet, l'un de ces derniers, François, vint en Corse ; sa famille s'établit à Ajaccio, y servit la cause de la république de Gènes, et en obtint, ainsi que du grand-duc de Toscane, la reconnaissance de ses titres de uoble

L'empereur Napoléon T'r eut pour père Charles-Marie Bonaparte, né à Ajaccio, mort à Montpellier (1746-1785), et pour mère Marie-Laetitia Ramolino, née à Ajaccio, morte à Rome (1750-1830), dont le frère utérin, Joseph Fesch (i:03-i830), devint cardinal et grand aumônier de l'Empire. (Voir le Tableau généulugique, p. 308.)

LA VIE EN FRANCE. XXIX

Le Premier Empire.

Fie. 1. — Le temple de l'Amour dans le parc de la Malmaison (1799). — C'est dans la partie du parc de la Malmaison appelée « le jardin d'Amour » que Joséphine, en 1799, se promenait au milieu de sa petite cour, où figuraient, dans tout l'éclat de leur beauté, les sœurs du futur César, Hortense de Beauharnais, la comtesse d'Houdetot, Mme* Cafarelli, Andreossy, Tallien. Dans un des coins ombreux de ce jardin, Prud'hon fit le portrait de la souveraine.

En 1792, la Malmaison avait été achetée par M. Le Coulteux de Canteleu, qui la céda, l'année suivante, à Joséphine Tascher de la Pagerie, veuve du vicomte de Beauharnais et remariée à Napoléon. Pendant les guerres, elle se consolait de l'absence de son mari en embellissant cette résidence ; elle y réunit les plantes exotiques les plus rares et y fonda une école d'agriculture consacrée à d'utiles expériences.

Devenu empereur, Napoléon habita plus rarement la Malmaison. Après le divorce, Joséphine conserva ce domaine et y résida. En 1814, elle y reçut la visite des souverains alliés. Le 26 mai, elle fit une promenade en bateau avec l'empereur Alexandre, sur l'étang de Saint-Cucufa. Le soir même une angine gangreneuse se déclara, et trois jours après elle rendait le dernier soupir. On l'enterra dans l'église de Rueil.

Api'ès le désastre de Waterloo, Napoléon se retira pendant quelques jours à la Malmaison ; pressé par l'approche des troupes anglaises et prussiennes, il fut obligé de partir à la hâte, y oubliant un caisson contenant six millions.

Fig. 2. — Le souper de Gargantua, automate du jardin de Tivoli. — Le jardin de Tivoli avait son entrée rue Saint- Lazare, 78. Sous le Consulat et l'Empire on y donnait des fêtes très recherchées; on y voyait des illuminations de couleurs, des feux d'artifice, des expériences d'aérostation et des bals. Le Gargantua automate que représente notre composition était du nombre de ces attractions : affublé d'un costume Renaissance de fantaisie, ce mannequin géant avalait une quantité invraisemblable de victuailles que lui présentaient, au fur et à mesure, une douzaine de cuisiniers échelonnés jusqu'à sa bouche.

Fig. 3. — La promenade de Longchamp, vers 1800. - Aux premiers beaux jours, pendant la semaine sainte, élégants et élégantes venaient arborer leurs toilettes d'été à Longchamp, la promenade à la mode. Les femmes étaient vêtues de robes de couleur claire en fine percale, laissant cependant à découvert un peu de leurs bas, sur lesquels se croisaient des rubans, et leurs légers escarpins. Comme les hommes, elles avaient une perruque frisée qui retombait sur leur front.

Les hommes portaient un habit étroit et presque fermé, au

collet très haut, aux basques courtes, un pantalon échancré par le bas, ou des culottes de drap de soie couleur queue de serin. Bas de soie à raies. Boucles de souliers en argent ovales. Un chapeau noir, très bas de forme et orné d'une boucle, une perruque couvrant entièrement le front, des favoris cachant presque entièrement les joues, une immense cravate de mousseline blanche faisant plusieurs fois le tour du cou et dissimulant presque le menton.

La fameuse abbaye de Longchamp était située jadis à l'extrémité du bois de Boulogne et non loin de Bagatelle, à l'endroit où se trouvent encore de nos jours les ruines d'un vieux moulin enveloppé de lierre. Ce moulin seul a échappé à la démolition de l'abbaye.

L'abbaye de Longchamp avait été fondée par Isaloelle de France, sœur de saint Louis. Habitée plus tard par les sœurs urbanistes de Sainte-Claire, elle se relâcha avec le temps de la sévérité des règles monastiques. Au commencement du règne de Louis XV, elle était devenue une maison d'éducation absolument mondaine. C'est de cette époque que date la coutume d'aller à Longchamp pendant la semaine sainte. Primitivement le pèlerinage avait un objet religieux et artistique : il s'agissait d'entendre des concei'ts spirituels auxquels les cantatrices de l'Opéra prêtaient fréquemment leur concours. L'autorité fit, un jour, fermer les portes de l'église, mais la coutume fut plus forte que la loi : les processions continuèrent et fournirent aux élégantes l'occasion d'exposer les modes nouvelles et de rivaliser de coquetterie. L'abbaye fut rasée pendant la Révolution.

Fig. 4. — Le café Frascati en 1800. — C'est à l'hôtel Le Coulteux de Canteleu, à l'angle de la rue de Richelieu et du boulevard des Italiens, que le Napolitain Garchi installa le café Frascati vers 1798. Cet établissement fut longtemps le plus célèbre café de l'Europe; une magnifique terrasse ayant vue sur le boulevard et un beau jardin y attiraient les Parisiens, qui y venaient prendre des glaces. L'intérieur du café était décoré de peintures et de hautes glaces où se réfléchissaient les grands arbres du jardin.

Fig. 5. — Un bastringue en 1800. — Les gens du peuple donnaient le nom de bastringue aux bals de cabaret ou de guinguette établis un peu au-dessus des difféi'entes barrières des entrées de Paris. « Les fêtes et les dimanches, dit Hurtaud de Magny, ils sont remplis d'une multitude innombrable de gens de toute espèce et surtout d'artisans, gens de métiers et gagne-deniers, qui y vont pour s'y délasser des fatigues de la semaine. Dans le nombre de ces cabarets, il en est quelques-uns plus honnêtes, où les bourgeois marchands et gens peu aisés ne répugnent pas d'aller avec leurs familles. »

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