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M11" de Montpensier à la Bastille, laLilcau de Mélingue.
leurs de la rue recevaient le
moi d'ordre, qui «les magistrats, qui des primes, sans se proposer le triomphe de revendications politiques oettement formulées. Si, d'autre pai t. le monde parlementaire était indépendant et si quelques familles y continuaient les traditions de la vieille inagisi i a i m e, la vénalité des charges avait regrettablemenl modifié les mœurs des préoires et moralement affaibli le recrutement des corps judiciaires. Le Parlement, tout indépendant qu'il fût, ne l'était pas encore assez pour pousser .jusqu'au bout son opposition : le roi s'était , en effet, réservé- la faculté de ne pas renouveler la Pûulette, de telle manière que l'hérédité des offices se trouvait avoir un caractère révocable, et, retenus par l'intérêt' personnel, les parlementaires renoncèrent finalement à la lutte qu'ils avaient commencée pour conquérir une place dominante dans le gouvernement. Le peuple, que la misère avail poussé' à la révolte, se retrouva, au lendemain de la Fronde, dans une situation plus misérable eut oie, ayant été pillé par les gens de guerre après la paix de Weslphalie el les charges fiscales étant demeurées aussi lourdes.
Cette guerre civile, qui avait été, du coté de la magistrature parlementaire le commencement d'une révolution politique, du côté des grands une rébellion misérable et intéressée, consolida en fin de compte l'autorité royale et le système politique de Richelieu contre lequel elle avait été dirigée. Le Parlement reçut l'ordre de ne plus s'occuper des affaires de l'État; la noblesse se résigna à ne plus rechercher désormais que les bonnes grâces du roi.
La politique extérieure de 1648 à 1661. — A la faveur des troubles, la France bouleversée, sans soldats et sans argent, avait perdu à l'extérieur le fruit de laborieuses conquêtes. En 1649, les armées espagnoles avaient gagné du terrain aux Pays-Bas, en Italie, en Catalogne. En 1650, elles furent arrêtées devant Rethel, mais enlevèrent les présides de Toscane et l'île d'Elbe. Le comte d'Estrades, gouverneur de Dunkerque, manquant de vivres et de munitions, attaqué par des forces bien supérieures, qu'aidait la flotte anglaise de Blake, avait été obligé de capituler (16 septembre 16o2 . Barcelone, malgré les efforts du maréchal Lamothe-Houdancourt, rentra sous la domination espagnole (13 octobre 1652 : la Catalogne
était perdue. Casai, boulevard de la France en Italie, succombait en même temps (10-31 octobre 1652 . C'était une année désastreuse pour la gloire de la France, qui dans le même temps voyait le vainqueur de Roçroi, engagé par le traité secret du '.' novembre 1651, accepter de Philippe IV le bâton de généralissime des armées espagnoles 25 novembre 1652 . Mais la Fiance avait Turenne à lui opposer et, dit Voltaire, <• le sort de Turenne et de Condé fut d'être toujours vainqueurs quand ils combattirent ensemble à la tête des Français, el d'être battus quand ils commandèrent les Espagnols. »
Dès que Turenne, revenu de ses égarements, eut pris la direction de la défense nationale, sa merveilleuse activité répaia tous les revers. Au commencement de juillet, il secourait la place de Rethel; au mois d'août, Mouzon; au mois de novembre, Sainte- Menehould. Pendant ce temps, Bordeaux avait fait sa soumission, et nos armées reprenaient avec succès l'offensive en Italie.
LA MONARCHIE ABSOLUE. — RICHELIEU ET VIAZARI1N
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Mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse, par Ch. Lebrdn (Cabinet des EstampesJ.
Siège d'Arras (1654). — L'année 1654 fut marquée par des succès encore plus éclatants. Peu de jours après le sacre du roi à Reims (7 juin 1654), l'archiduc Léopold et le prince de Condé vinrent mettre le siège devant Ai ras [3 jatllel ; ils n'avaient pas moins de 30000 combattants, Italiens, Lorrains, Flamands, Espagnols et Fiançais mécontents, et la ville n'avait qu'une garnison de 2 000 hommes à peine. Turenne et les maréchaux d'Hocquincourt et La Ferlé vinrent à son secours avec 15000 combattants et s'établirent dans une forte position sur la colline de Monchy-le-Prëux (à 15 kil. sud-ouest d'Arras . Dans la nuil du 24 au 25 août, Turenne attaqua les lignes espagnoles. Condé, mal secondé par l'archiduc, soulinl seul, avec deux régiments, les efforts de l'armée de Turenne et couvrit la retraite. Les ennemis levèrent le siège, abandonnant dans leur fuite au pouvoir des Français 3000 prisonniers, •>•'! canons, un bagage immense.
La levée du siège d'Arras fui suivie de l'occupation du Quesnoy el de Clermonl en Argonne, et la campagne de 1 *»-»-» nous valut de nouvelles conquêtes Condé, Landrecies, Saint-Guislain . !>'■ l'autre
côté des Upcs, la France retrouva des alliés à Modèi i à Mantoue,
el, en Catalogne, la Hotte dégagea Barcelone, tandis que l'armée de Conti occupail une série de petites places.
L'alliance anglaise. Bataille des Dunes (1658). — Cromwell étail alors au plus haut point d<- sa puissance et de son ambition. Le Protecteur de la république d'Angleterre, déjà sollicité par I Espagne, étail resté longtemps indécis. !>'■ laborieuses négociations conduites par Bourdeaux, notre envoyé à Londres, l'amenèrenl à signer un traité de neutralité el de commerce; la France etl Viigle terre s'engageaient à ne plus donner asile, I une h la famille du roi Charles, l'autre aux agents de Condé traité de Westminster, 1 novembre 1655 . Mais Mazarin désirait d'autant plus vivemènl i oni lu're une alliance effective que Condé avail infligé une grosse défaite au maréchal de La Ferté devant Valenciennes 16 juillet 1656 et il y réussit le 23 mars 1657 : les armées française el
assiéger Dunkerque, Mardyck et Gravelines, qui formaient les clefs de la région du Nord. En cas de succès, Cromwell garderait les deux premières. Si l'abandon à l'Angleterre d'une place dont la Fiance poursuivait depuis longtemps l'acquisition constituait un lourd sacrifice, celui-ci du moins ne fut pas inutile.
Le 25 mai 1658, Turenne achevait l'investissement de Dunkerque du côté de la terre, avec une armée de 15000 Français et de 6 UU0 Anglais; la flotte britannique bloquait la ville du côté de la
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