K R T - S A II Z E A U
i i l'e i ainsi que 1rs Vendéens appelaient 1rs patriotes, qui de leur côté désignaient les blancs .sons le nom de bvigands.
tichamp, Sapinaud de La Rairie. Charette ne concourut guère avec la grande armée que pour l'attaque de Nantes : religieusement obéi par ses « maraîcliins », il guerroya, indépendant, dans le bas Poitou.
L'impulsion était donnée aux insurgés par un « Conseil supérieur d'administration » et par un « Conseil militaire » (1).
Début de l'insurrection (mars 1793). — L'insurrection vendéenne
1^ tiiiiiàiâi
ÂÈF
tqfflHtàr*'
Wk
lii^fc
mu m 1
fjM^ff"
Sr
BB&i
■ i mt 'rrjma^m
Bonchamp, par Girodet-Trioson.
D'Elbée (Estampe do la Bibliothèque nationale)
Lescure, gravé d'après R. Lefévre.
débuta par les massacres de Macbecoul, que dirigea férocement un ancien homme d'affaires de la famille Charette, du nom de Soucliu (11 mars), et par la prise de Saint-Florent-sur-Loire, où 3000 conscrits angevins brûlèrent les registres publics. Les maràîchins se donnèrent pour chef Alhanase Charette; les gens du Bocage mirent à leur tète Cathelinéau et Stofflet.
Le 13, le débitant de tabac Perdriau et le voiturier Cathelinéau soulèvent leurs paroisses de la Poitevinière et du Pin-en-Mauges; ils s'emparent de Jallais, où un canon (le Mission/mire) tombe aux mains des paysans, et de Chemillé. Le 14, rejoints par Stofflet, ils attaquent victorieusement Cliolet et prennent un second canon (Marie- Jeanne . Pendant ce temps d'autres insurgés se rendent maîtres de Chantonnay, d'où le général Marcé, venu de La Rochelle, essaye vainement de les déloger (19 mars).
(1) Le premier fut longtemps présidé par un prêtre indigne, Pierre- François-Guillot de Folleville, curé de Dol. Guiliot prêta le serment à la Constitution civile, le rétracta ensuile, puis se réfugia à Poitiers où il se fil passer pour jacobin, s'enrôla ponrservir contre les Vend ccii s, mais se rallia à ces derniers après la prise de Thouars et lit croire aux généraux catholiques que le pape, après l'avoir promu évèque d'Agra, lui avaitconfié la mission d'exercer secrètement en Poitou son ministère apostolique.
Suivant les uns, les chefs vendéens furent dupes de cet aventurier; suivant les autres, ils s'en firent les complices pour exercer par l'organe du faux prélat une action irrésistible sur les paysans insurgés. Cette dernière hypothèse est peu fondée; car l'abbé Dernier, ancien eurédeSaint- Laud d'Angers, qui faisait aussi partie du Conseil supérieur, se renseigna à Rome et démasqua l'imposteur. On n'ébruita pas le scandale pour ne pas démoraliser les Vendéens, mais Guyot devina qu'il était découvert :
il chercha à se faire tuer à l'attaque de Granville, fut arrête près d'Angers el condamné à mort par une militaire, devant laquelle il confessa son sacril
LoiiQeàç» ',=S£3*jfëan
laChezer J> Monlfort '/ ■ SlMendesToiL^ Evron
', - , K% \ S'Benisd Ormes 'JjTff
^•loermel ^^'.A £ £ hGuerche ÇwYg*«" (LABN'£ f$
-jfà/estrojt .&J ç, "Lra0B V= :y~^û M A V {
^tes */vV . ÇVfovfftry,-.. t.. . Chât-WOonlierJ «S" „ S
/fc^C-n.:,-? fhateaùbriant. ^chauMeuF % * JnFtëche
%nnes.
' /y *is*b '^^tflt ■ . VpAvranches . 0 ^ ,°,( ^.jmrnhe
ç^^%âu\tl
Tçjûy >/
EN1 t>;„
'plr.'uu
-, aFontorsSh^sr^' • - oDomfronl
m » H- Collines du h.
Tram %,„,„,„ VS'James a"Jft/-^^r, » , .
Ju3on z)Combowv , S \°GOé , .6 M A/ N£o M
l'ou^ef^^aje^e ^\£™V
Conlie
0 Ouéménè
Queslemlen
r^~>-> " cjlozaj .
^^f^-^^-^ila Roche Bernard Jj/rJJn
- ETp/jYS.Of C0lsi/Ar ' ,.-> P> Château" ■ n
jVoirmouù^ Bannneuf^- '^x^^«;//f
__Noirmoufîer
Le 21 mars, Perdriau, Cathelinéau, Stofflet, d'Elbée et Bonchamp se réunissent à Saint-Laurent de la Plaine.
Campagne du Poitou. Prise de Thouars (5 mai) et de Fontenay-le- Comte (25 mai). — ■ Les Vendéens échouent aux Sables-d'Olonne, défendus par le général Boulard (29' mars), et d'où ils auraient pu donner la main aux Anglais, puis à Chemillé (11 avril) ; mais du 13
au 30 avril ils l'emportent à Coron, à Vé/.ins, aux Aubiers, à Beaupréau, à Vihiers, et, maîtres d'Argenton-Chàteau, ils obligent le général Quétineau à battre en retraite sur Thouars, dont ils s'emparent par escalade (o mai), mettant dans une situation critique le général Berruyer, commandant en chef de l'armée républicaine, qui est remplacé par le général Biron.
Le 9, d'Elbée occupe Parthenay et, le 16, avec Lescure, il attaque Fontenay-le-Comte : repoussé par le général Chalbos et blessé, il revient victorieusement à la charge le 25. Fontenay ;ivait été vigoureusement défendu par la garde nationale et son colonel, Fillon.
Prise de Saumur. Attaque de Nantes (29 juin). — Le 9 juin, les Vendéens, vainqueurs à Doué et à Montreuil-Bellay, emportent Saumur, malgré la résistance des généraux Menou, Berthier, Santerre, et du représentant Bourbotte. Maîtresse de Saumur, la grande armée vendéenne décida de convier à une action commune l'armée de Charette et de marcher sur Nantes, d'où elle communiquerait facilement avec les Anglais comme avec les Bretons (1).
Nantes n'avait qu'une garnison de 10 000 soldats, dont 5000 gardes nationaux; néanmoins le conseil de défense, composé des généraux Canclaux, Beysser et Coustard, des représentants Merlin de Douai et Cillct et du maire Baeo, résolut de résister vigoureusement. Quarante mille insurgés de la grande armée descendirent la rive
droite de la Loire par Angers (pris le 17 juin) et Ancenis; 10 000 Poitevins, aux ordres de Charette, descendaient concurremment la rive gauche. La ville fut donc attaquée de deux côtés à la fois : au sud de la Loire, par Charette, aux faubourgs du Pont-Rousseau et de Saint-Jacques; au nord du fleuve, par la grande armée de Cathelinéau, qui devait prendre à revers les troupes de Canclaux au camp Saint-Georges et attaquer Nantes par les routes de Vannes, de Rennes et de Paris. Le ferblantier Meuris, avec 500 hommes de la garde nationale, résista pendant quatorze heures à 4 000 Vendéens, au passage de I'Erdre, à Nort (28-29 juin), et donna à Nantes le temps de se préparer à la résistance. Charette prit l'offensive le 29 juin, à deux heures du matin; mais il se contenta de bombarder la ville, et la vraie bataille se livra au nord. Se jetant dans les maisons et les jardins qui bordaient chaque route, les Vendéens
firannlle > '^Vire ;
■SaHdi *a£j£V0 * *•
t i ° "CL f/ .
hifpy ^®Mortaiii
Argentaa
olaFerlr.H/rp
o.A oN -, -Fnuance Segré t> ( <-'
- — - AudjqÀé
leLude
Ch°."/jl'jlhcrc oBeaugc o