LA GALLE AVANT LES GAULOIS
A L'époque solutréenne [Solulré Saône-et-Loire correspond un climat sec. On retrouve encore tous les animaux de la période antérieure. Le cheval, qui existait déjà à l'époque précédente, paraît avoir acquis un développement prodigieux; l'accumulation d'ossements de chevaux à Solutré est tellement considérable que l'on peut évaluer à plus de iOOOO le nombre des individus qui y ont
Période de la pierre polie ou néolithique. Cette nouvelle période, qui se rattache encore aux temps quaternain -, comprend les époques tardi noisienne [Fère en Tardenois) et robenkavsienne (Robenhausen [canton de ZurichJ); les outils se perfectionnent, el si, pour les usages courants, l'homme continue de les tailler par éclats, il ajoute à cette fabrication celle d'objets de luxe, d'insignes de com-
Village lacustre actuel de Johorre (Malacca) donnant l'idée des stations lacustres préhistoriques.
été enfouis. Il est probable que l'homme utilisait alors cet animal pour sa nourriture : les os sont brisés pour l'extraction de la moelle. Ce qui caractérise spécialement l'époque solutréenne, c'est l'apparition des couteaux de silex, à tranchants très nets, et surtout une espèce parliculière de silex, entièrement taillé sur ses deux faces, affectant la forme d'une feuille de laurier, et dont la fabricatiomdénote une grande habileté. Enfin, on constate pour la première fois des essais de sculpture sur pierre.
L'époque magdalénienne tire son nom de la grotte de la Madeleine Périgord . Le recul des glaciers continue, l'homme pénètre dans la vallée du Rhône et dans la région des Alpes; cependant, le renne est prédominant.
La sculpture et la gravure sur os, sur pierre et sur bois de renne se développant de plus en plus, nous voyons apparaître des hameçons, des harpons, des flèches barbelées, des aiguilles en os, qui ne sont guère plus grandes que nus aiguilles actuelles; sur quantité d'objets «'ii os. des gravures représentent des animaux, des chevaux, des mammouths, des rennes. Les fameux • bâtons tic commandement - que l'un a retrouvés à la .Madeleine, ornés, pour la plupart, de dessins de chevaux, de rennes, etc., sont caractéristiques de celte époque. La station de Laugerie-Basse est, avec l'abri de Cro magnon Dordogne), particulièrement intéressante au point de vue de ces premières manifestations artistiques; les gravures au trait, sur os et sur ivoire, les sculptures même y abondent; on j a trouvé jusqu'à une statuette de femme. Certains de ces dessins sont dune vérité frappante el témoignent de la faculté d'observation à laquelle l'homme était déjà parvenu.
Le célèbre squelette de Menton semble appartenir à l'époque magdalénienne.
L usage des harpons aplatis en bois de cerl souveul pi ifuré a sa base d un trou circulaire caractérise la dernière époque delà pi riode paléolithique, la tuurassimnc La Tourassc\ [Haute Garonne ,
mandement, etc. Au lieu de tailler ces objets, il les polit. La potci ie fait son apparition, la terre est cultivée, on construit des habitations. On ne rencontre plus dans noire pays le rhinocéros, le grand ours, ni même le renne, carie climat est moins froid, moins sec, et l'humidité l'ait éclore une abondante végétation.
Il y a en France de nombreuses stations de l'âge néolithique, d'eu l'on a extrail des haches en pierre polie, des poteries décorées, des
vases à anses. On a même trouvé, comme au Pelil- Morin Marne , au lia-- Meudon (Seine-et-Oise .
àNointel <>iSe , despuits m'i se l'aisail l'extraction du silex; les ouvriers, qui se servaienl de pics en bois île cerf, avaienl un précieux auxiliaii c b' feu, qu'ils allumaienl autourdes blocs de silex pour les désagi éger. I > taille du silex devail foi mer une véritable il ii i,-, el il est pi obablc que chaque ateliei
llissail pin pa meut un ob miné.
L'homme
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Légende
- Cavernes funéraires ou d'habitation
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Carte des mégalithes et des cavernes.
les animaux, pratique l'apiculture, navigue sur les fleuves dans des troncs d'arbres creusés en forme de pirogues. Dans certaines régions, il se retranche derrière des enceintes, où quelques savants ont cru voir des camps retranchés. Sur terre, il élève des huiles de forme ronde. Sur 1rs lacs cl dans le voisinage des cours d'eau, il construit des stations lacustres ou palafittes du mol italien palafitti, pilotis .
Des pieux, des troncs d'arbres entiers profondément enfoncés, supportent le plancher sur lequel s'élèvent des cabanes en bois garnies de terre glaise et recouvertes de chaume. Ainsi éloigné du rivage, on est, plus que sur la terre ferme, à l'abri tirs agressions ennemies cl des attaques des fauves. Les hommes des cités lacustres avaienl la pêche pour principale ressource el pour principale occupation. La Suisse, en particulier la station de Robenhausen (canton de Zurich), la Haute-Italie el le Tyrol contiennent le plus grand nombre de palafittes. <»n a retrouvé, en certains lacs, jusqu'à cent emplacements divers, dont quelques-uns devaienl correspondre à des importantes, puisqu'ils comprennent jusqu'à cenl mille pilotis.
La découverte des kjokenmoddings (mot danois qui signifie amas de rebuts de cuisine] dénoie aussi la présence de l'homme néolithique sur le littoral de la nier : en France, on a découvert un certain nombre de ces monticules de coquillages dans le Pas-de- Calais, la Somme, la Charente-Inférieure.
Les cavernes paléolithiques contiennent fort peu de squelettes. Les dépouilles des morts devaienl, la plupart du temps, être abandonnées à l'air, sur les rochers ou sur les arbres; elles oui donc disparu rapidement. Cependant les squelettes retrouvés semblent témoigner de certaines pratiques rituelles : ils ont tous la même orientation; les corps semblent, en général, avoir été préalablement décharnés avant l'inhumation; les squelettes sont souvent entourés de coquilles de cypréidés, ayant servi d'ornements. Au contraire, pendant la période de la pierre polie, le culte des morts prend une extension considérable : les sépultures ne sont plus aériennes; elles se l'ont dans des grottes naturelles ou artificielles, qui avaient précédemment servi d'habitations. Autour îles squelettes se trouvent