ROIS D ANGLETERRE
Henri II [1154-1189).
Richard 1er Cœur de Lion, son fils
Jean -ans Terre, frère du précédent
[1199-1216 ■ Henri III, son fils (1216-1272).
Edouard Ie* (1272-1307 .
Edouard II 1307-1327 .
Edouard III (13-27-1377).
Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre.
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Richard Cœur de Lion ; — Aliénor d'Aquitaine. (Pierres tombales de l'abbaye de Fontevrault.)
la femme détenant un fief ne pouvant se marier sans l'assentiment du suzerain. Henri acheta la paix (1154), ce qui ne l'empêcha pas de revendiquer la suzeraineté du comté de Toulouse, au nom d'Aliénor, et d'envahir sans succès le Languedoc. Il est difficile de comprendre les raisons qui déterminèrent Louis VII à donner sa fille Marguerite à Henri au Court Mantel, fils aîné de Henri Plantagenêt, puisque cette alliance ne fut pas l'occasion d'un rapprochement entre les deux ennemis, et que le roi de France ne cessa jusqu'à sa mort de créer des difficultés au roi d'Angleterre.
C'est ainsi qu'il donna asile à Thomas Becket, archevêque de Canterbury, chef de l'opposition aux entreprises du roi sur les privilèges ecclésiastiques, et qu'il profita de l'embarras de son adversaire, en lutte contre les barons anglais, contre le roi d'Ecosse et contre son propre fils Henri au Court Mantel, pour envahir la Normandie, où il fut d'ailleurs battu à Conches (1173).
Ces efforts ne donnèrent aucun résultat appréciable, et, à la mort de Louis VII (1180), la dynastie angevine était plus puissante que jamais.
Le roi de France avait préparé une expédition en Auvergne, dont la suzeraineté était revendiquée à la fois par la France et par l'An-
Ruines du château de Gisors (Eure).
gleterre; mais, le 28 juin 1180, il signa avec Henri II le traité de paix de Gisors.
Louis VII et le clergé. — Libre de ce côté, il donna ses soins aux affaires intérieures, et, tout d'abord, il accorda satisfaction aux réclamations du clergé, la protection des membres de l'Église étant un des fondements de la politique royale. Les églises du Berry se plaignaient du sire de Charenton, Hébès, qui les opprimait : Philippe Auguste, associé au trône le 1er novembre 1179, marcha contre lui et reçut sa soumission (1180); après quoi, il fit une expédition plus importante, pour des raisons identiques, contre Guillaume, comte de Chalon-sur-Saône; Gérard, comte de Màcon et de Vienne; Humbert, sire de Beaujeu, qui s'entendaient pour rançonner l'abbaye de Gluny. Il mourut l'année suivante (1).
BIBLIOGRAPHIE
Sources : Suger, Vie du roi Louis (Louis le Gros) ; — Histoire du glorieux roi Louis (Louis VII). — Galbert de Bruges, Histoire du meurtre de Charles le Bon, comte de Flandre, 1127-1 1'28. — Guibert de Nogent, Histoire de sa vie, 1053-1 124.
Ouvrages à consulter : Luchaire (A.), Louis VI le Gros, Annales de sa, vie cl de son règne (1890); Éludes sur les actes de Louis Vil (1885); Histoire des institutions monarchiques de la France sous les premiers Capétiens (2e édit. 1801, 2 vol.).