SCEAUX ECCLÉSIASTIQUES AU MOYEN AGE
Sceau de Pierre Lombard, évêque de Paris (1159).
Sceau de Philippe, évêque de Rennes (1195).
Sceau de Roger, chantre de Chartres (1231).
Sceau de Guillaume de Brosse (1259).
Sceau de l'abbaye de St-Amand-en-Pevèle(1290\
et quelque commencement de vertu religieuse. L'un des principaux désordres qu'il faut retrancher du monastère, jusqu'aux plus petites racines, est qu'aucun des religieux ne prenne la hardiesse de donner ou de recevoir quoi que ce soit sans l'ordre de l'abbé et n'ait rien en propre, ni livres, ni tablettes, ni stylet, en un mot rien du tout, puisqu'il ne leur est pas permis d'avoir en leur propre puissance ni leur corps ni leur volonté... Que toutes choses ainsi soient communes à tous, afin que, selon le témoignage du Saint-Esprit dans les Actes, nul ne s'attribue rien comme étant à soi propre. Et si l'on reconnaît que quelque religieux soit porté à ce détestable vice, qu'il en soit repris une ou deux fois, et s'il ne se corrige pas, qu'il en soit châtié. »
Réforme clunisienne. — ■ Mais, en même temps que les couvents se multipliaient, la discipline se relâchait. Une réforme devenait nécessaire.
Elle fut accomplie à Cluny (Saône-et-Loire). En 910, Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, fonda dans ce lieu, alors désert, un monastère destiné à être le centre et le modèle d'une congrégation de bénédictins réformés. Le premier abbé en fut saint Bernôn. Son successeur, saint Odon, établit les règlements connus sous le nom de Coutumes de Cluny, qui ne furent rédigés qu'au xie siècle. Sous les successeurs d'Odon, Aymard, Mayeul, Odilon, Hugues, Cluny jeta un grand éclat par le spectacle des vertus monastiques et la renommée du savoir; un grand nombre d'abbayes se soumirent à sa direction. De son sein sortirent saint Grégoire VII et ses plus zélés collaborateurs dans la réforme du clergé séculier, les papes Urbain II et Pascal II, une foule de cardinaux et d'évêques. Les abbés de Cluny furent à cette époque les médiateurs des princes, les arbitres vénérés du monde chrétien.
L'abbé Hugues (1047-1109), qui succéda à Odilon, fit élever la
MWfù-
Contre-sceau
et sceau de Guichard
évêque de Troyes.
L'abbaye de Cluny au XVIIP siècle, d'après une gravure du temps.
splendide basilique de Cluny; il fut aidé dans l'exécution de cette gigantesque entreprise par tous les rois de l'Europe, surtout par Alphonse VI, roi de Castille; giâce à ces secours, auxquels d'innombrables fidèles joignirent leurs offrandes, l'abbé de Cluny éleva, en vingt ans, le plus vaste édifice religieux de son époque. L'église abbatiale de Cluny, terminée dans les premières années du xne siècle, fut pendant plusieurs générations comme la métropole du monachisme. Sous Pierre le Vénérable, le plus illustre des abbés de Cluny (1122-1156), l'abbaye atteignit son apogée; cet homme éminent, qui était très versé dans les lettres, fut un des controversistes les plus éclairés de son temps; il était, à la fois, l'ami et l'adversaire de saint Bernard, le conseiller de Suger; il recueillit Abélard dans sa vieillesse désolée; il élabora pour le gouvernement de l'ordre des statuts contenant soixanteseize articles motivés.
L'an 1119, le pape Gélase II, fuyant la persécution de Henri IV d'Allemagne, se réfugia dans l'abbaye de Cluny, et y mourut. Après sa mort, les cardinaux qui l'avaient accompagné élurent, dans l'abbaye même, sous le nom de Calixte II, Guy, archevêque de Vienne; ce nouveau pontife, voulant favoriser l'abbaye, ordonna que l'abbé aurait toujours le titre de cardinal.
L'abbaye était immense. On y reçut, en 1245, après la célébration du premier concile général de Lyon, le pape Innocent IV, les patriarches d'Antioche et de Constantinople, douze cardinaux, trois archevêques, quinze évêques et plusieurs abbés; en même temps s'y trouvaient saint Louis, la reine Blanche sa mère, sa sœur, son frère, Baudoin, empereur de Constantinople, le fils du roi d'Aragon, le fils du roi de Castille, le duc de Bourgogne, et une multitude de princes, de comtes, de chevaliers. Telles étaient les proportions des bâtiments claustraux que tous ces hauts personnages trouvèrent à se loger dans les dépendances de l'abbaye, sans troubler en rien la vie des quatre cents religieux qui occupaient les lieux réguliers.
Réforme cistercienne. — Dès la fin du xie siècle, l'ordre de Cluny, dont Pierre le Vénérable avait un moment retardé la décadence, fut réformé par l'abbé Bobert, fondateur de l'ordre des cisterciens.
C'est en 1098 que Bobert, abbé de Molesme, désireux de rétablir la règle de saint Benoît dans son austérité primitive, se retira près de Dijon au monastère de Cîteaux et y fonda, avec l'assistance du duc Eudes de Bourgogne, un monastère où les novices vinrent en foule à partir du jour où saint Bernard y eut pris l'habit.
En 1119, l'abbé Etienne Harding écrivit la règle cistercienne, fameuse sous le nom de Charte de Charité; extrêmement rigoureuse, elle imposait aux moines la pauvreté la plus complète, même dans le culte, leur défendait les études profanes, leur recommandait la soumission aux évêques.
Quatre nouvelles maisons — les quatre filles de Citeaux — furent fondées de 1113 à 1115 : Clairvaux, La Fertésur-Grosne, Pontigny et Morimond.
LA SOCIÉTÉ ET LA CIVILISATION AI MOYEN AGE
Phot Bro
Le pape Honorius III approuve les règles de l'ordre de Saint-François; peinture de Ghirlandajo (Église de la Trinité, à Florence).
L'abbaye de Clairvaux, dont le renom égala celui de la maison mère, eut pour premier abbé saint Bernard, la plus belle figure monastique du moyen âge : conseiller des rois et des papes, défenseur éloquent de l'orthodoxie, il remplit le monde entier du bruit de son nom, de l'éclat de ses talents et de ses vertus. Lorsqu'il mourut, en 1153, il laissait sept cents religieux dans l'abbaye qu'il avait fondée. Sous ses premiers successeurs, Clairvaux atteignit l'apogée de sa puissance et de sa splendeur; sa juridiction embrassait près de 50 bourgades ou villages; l'abbé, crosse et mitre, jouissait de presque toutes les prérogatives attachées à l'épiscopat; il avait sous son obéissance 500 maisons répandues dans toute l'Europe.
Ordres mendiants. Franciscains et dominicains. — La prépondérance absolue du clergé régulier dans la société féodale, la situation exceptionnellement heureuse des ordres religieux, leur puissance et leur richesse, engendrèrent des abus qui furent dénoncés par saint Bernard et sévèrement flétris par Honorius III.
Deux ordres monastiques nouveaux entreprirent donc, l'un, créé par saint François d'Assise, de rendre à l'Église son vrai caractère d'humilité et de charité; l'autre, fondé par saint Dominique, de ruiner les doctrines contraires à la foi catholique.
Il se produisit alors un nouvel épanouissement de la vie religieuse, avec la fondation <l»s ordres mendiants, plus rapprochés de la foule par la règle qu'ils s'imposaient de ne vivre que d'aumônes, plus aptes, par conséquent, à la prédication populaire. La papauté, qui voyait en eux d'utiles alliés, favorisa leur essor.
François, fils d'un riche marchand, naquit à Assise, eu Ombrie. L'an 1182, après une jeunesse dissipée, il résolut d'établir une congrégation qui irait par le monde prêcher la pénitence. Il avait appelé, par humilité, minorités, puis frères mineurs, c'est-à-dire les moindres 'minore* , les religieux qui embrassèrent sa règle. Le uom de frères mineur* leur est resté; cependant, on les désigne plus souvent encore sous le titre de franciscains. En France, avant la Révolution, on les appelait ordinairement cordeliers. D'après la règle, approuvée en 1215 par Innocent III et confirmée solennellement par Honorius III en 1223, les franciscains, pour enseigner aux hommes le dédain des richesses, étaient tenus d'observer euxmêmes une pauvreté absolue, de vivre d'aumônes et de prêcher l'évangile aux indigents. L'ordre était gouverné par un ministre général; chaque province, par un ministre provincial; chaque couvent,
Saint Dominique.
Miniature d'un manuscrit latin du
xiis siècle (Bibl. nationale).
par un gardien. Aussitôt après leur fondation, les franciscains se répandirent rapidement en Italie, en France, en Espagne et en Angleterre. Le chapitre tenu, en 1223, en présence de saint François, réunit déjà plus de cinq mille frères. En 1264, ils possédaient huit mille maisons; leur nombre alla croissant pendant le moyen âge, malgré des querelles intestines qui compromirent l'unité de l'œuvre.
L'ordre des dominicains eut, dès l'origine, un caractère différent île celui des franciscains. Saint Dominique, né en 1170 d'une famille noble de la Vieille-Caslille, membre, puis sous-prieur du chapitre régulier d'Osma, accompagna en Danemark en 1203 l'évêque d'Osma, Diego de Azevedo, chargé d'une négociation. Les deux voyageurs lurent témoins, en traversant le Languedoc, des progrès de l'hérésie albigeoise. Aussi, après avoir accompli leur mission et fait à Rome un court séjour, ils se joignirenl aux légats envoyés par le pape Innocent III dans le midi de la France. Diego mourut dans un voyage qu'il fit en Espagne; un des légats, Pierre de Castelnau, fut assassiné (1208), les autres se retirèrent. Dominique, resté seul, refusa plusieurs évêchés, entre autres celui de Béziers. En 1215, il réunit six compagnons, avec lesquels il commença à pratiquer les exercices de la vie monastique. S rendu à Home, il fit approuver par le pape Innocent III l'< des dominicains, consacré spécialemenl à la prédical lonl
le premier cloître fut bâti à Toulouse, en IJl'l. lu :enl III d
aux religieux le nom de frères prêcheurs. La règle, éta : a
fondateur, fut complétée par Jordan de Saxe, qui lui la en
qualité de maître général.
Les dominicains tiennent une grande place dans l'histoire de l'Église comme prédicateurs, docteurs et missionnaires. De leurs rangs sortirent Albert le Grand, saint Thomas d'Aquin et beaucoup
iiistoiki; ni: in an ce
L'abbaye de Saint-Germain-des-Prés au XIII' siècle; reconstitution do IIofhbauer.
A, porte d'entrée ; B, maison du prieur; C, chapelle de la Vierge ; D, église; E, dortoir; F, réfectoire; G, bibliothèque; H, cloître I, infirmerie; K, pressoir; L, cimetière; M, porte papale; N, clos ou courtillo; O, ponceau; P, fossé.
d'écrivains scolastiques. L'Inquisilion (voir p. 135), confiée d'abord aux moines de Cîteaux, compta dans la suite un grand nombre de dominicains parmi ses commissaires.
Ordres secondaires. — Entre les ordres monastiques d'importance secondaire, on peut citer l'ordre de Grandmonl, fondé par saint Etienne de Muret, au diocèse de Limoges (xne siècle); l'ordre des Chartreux, fondé en 1084 par saint Bruno, au diocèse de Grenoble ; l'ordre de Prémontré, fondé en 1120 par saint Norbert, au
Abside de l'abbaye de Fontevrault (Maine-et-Loire).
diocèse de Laon; l'ordre de Fontevrault, fondé dans 1rs premières années du xii1' siècle par un Breton, Robert d'Aibrissel, et qui comprenait quatre monastères :
pour les religieuses, le Grarid- Muustier; pour les infirmes et les lépreux, Saint-Lazare; pour les pécheresses converties, la Madeleine; pour les religieux, Saint-J ean-de-l Habit. Le gouvernement de l'ordre tout entier était soumis à l'autorité d'une abbesse.
Ordres militaires. — Divers ordres de chevaliers, militaires et religieux, durent leur institution aux croisades : les principaux sont les frères hospitaliers de Saint- Jean de Jérusalem et les Templiers. (Voir p. 148.)
Administration des abbayes. — Pour qu'une abbaye pût être constituée, la présence de douze moines était exigée.
L'abbé, élu parles moines de son abbaye, devait se faire confirmer dans les trois mois par son propre évèque, ou, s'il était exempt, par son supérieur général ou par le pape. Investi des pouvoirs les plus étendus, il se faisait aider dans ses fonctions par des auxiliaires à sa nomination : le prieur (chargé de la discipline intérieure), le prévôt, le doyen, le sacristain, l'aumônier, l'infirmier, le cellérier, l'hospitalier, le portier.
Primitivement, l'évèque exerçait un droit de juridiction et de coercition sur les abbayes situées dans son diocèse; il présidait à l'élection de l'abbé et pouvait, dans certains cas, l'obliger à quitter son monastère. Mais l'extension du domaine des monastères favorisa leur affranchissement : l'abbaye de Citeaux possédait à elle seule de 8000 à 10000 fermes. Il devenait difficile de laisser soumis à un évèque un monastère dont les possessions étaient éparses dans plusieurs diocèses, et de là les abbayes exemptes. L'exemption passive conférait simplement aux abbés la juridiction sur leurs religieux; l'exemption active leur attribuait juridiction sur toute la population laïque ou monacale dépendant de l'abbaye.
La constitution du temporel des abbayes eut un autre résultat, quant à leurs rapports avec la société civile : exerçant les droits attachés au moyen âge à la propriété foncière, elles prirent place dans le monde féodal, eurent leurs vassaux et ai'ri ère-vassaux, furent tenues à des obligations découlant de la suzeraineté et de la domanialité : un acte de Louis le l'ieux, en 817, donne déjà une liste des abbayes astreintes à l'impôt et au service militaire. Pour conduire ses hommes à la guérie, l'abbaye avait recours à un laïque, l'avoué. Celui-ci exerçait parfois la justice dans le domaine abbatial : aussi fut-il naturellement porté à profiter de sa situation pour s'approprier une partie de ce domaine.
Le bâton pastoral, dont l'usage remonte presque aux origines de l'ordre monastique, ne devint qu'ultérieurement un insigne distinctif des évèques; les abbés se virent obligés d'y renoncer, à moins d'obtenir un privilège du Saint-Siège. L'anneau ne fut guère concédé aux abbés avant le
l'hot. Giraudon.
LA SOCIÉTÉ ET LA CIVILISATION AU MOYEN AGE
Cloître d'Elne (Pyrénées-Orientales).
xnic siècle. Le port de la mitre se répandit surtout au xie siècle, mais Clément IV régla en 1200 que les abbés exempts ne pourraient porter que la mitre auriphrygiée, sans perles ni pierres, la mitre précieuse étant réservée ,m.\ évoques; les abbés non exempts se contentaient de la mitre blanche.
Les rois acquirent le droit de nomination dans un grand nombre d'abbayes : de là la distinction des abbayes en règle et des abbayes en commende. Les premières conservèrent le droit d'élire leur abbé ; dans les secondes, le roi conférait, avec le titre' d'abbé, les privilèges attachés à ce titre. Les abbés réguliers, tous prêtres, étaient à la tête du temporel comme du spirituel des
Phot. Trantoul.
Cloître de Saint-Bertrand de Cominges (Haute-Garonne).
couvents. Les abbés commendataires étaient des laïques tonsurés, qui devaient recevoir les ordri s dans l'année : comme celte clause n'était pas exécutée, ils n'exerçaient pas le pouvoir spirituel, lequel était délégué à un religieux appelé Prieur claustral. Les abbayes en commende offraient aux rois une source do revenus dont ils disposèrent le plus souvent soit comme récompense, soit connue faveur. Des personnages de la plus haute naissance étaient abbés commendataires, et la plus illustre noblesse sollicita souvent des abbayes en commende pour ses cadets.
Les abbesses, dont l'institution est postérieure à celle des abbés, avaient l'administration du temporel, la direction générale du couvent et l'exercice des droits civils et féodaux; mais, pour le spirituel, elles relevaient de l'évèque diocésain. Celles mêmes qui étaient exemptes de l'ordinaire ne pouvaient cependant choisir le confesseur de leur maison sans l'assentiment de Tévêque. Elles ne faisaient pas personnellement la visite des maisons dépendantes de la leur; elles nommaient à cet effet un vicaire.
Leur position et leurs revenus donnaient aux abbesses un rang élevé dans le monde; des familles puissantes, et même souveraines, se montrèrent jalouses d'obtenir ce titre pour une fille de leur maison.
Les bâtiments abbatiaux.
— Le développement de la vie monastique rendit nécessaire la construction de bâtiments spéciaux et souvent considérables.
L'église était ouverte à tous les fidèles; le chœur était réservé aux moines.
A l'extérieur de l'église s'étendait le cloître, lieu habituel de promenade pour les religieux.
C'est sur le cloître que s'ouvraient la salle capitulaire, où les moines s'assemblaient pour discuter les intérêts du monastère, et le réfectoire, ordinairement en opposition avec l'église.
Ce dernier avait une tribune pour la lecture, obligatoire pendant les repas. Il existait parfois un second réfectoire, appelé la
Cloître de Saint-Trophime, à Arles.
Cloître de léglise de Moissac i Tarn-et-Caronne).
miséricorde, et où l'on ne se rendait qu'aux jours où les aliments gras étaient autorisés. La bibliothèque était généralement au premier étage, où les livres étaient moins exposés à l'humidité. L'abbé, qui primitivement couchait dans le dortoir, eut dans la suite un logement particulier, et un cloître spécial lui était réservé : il s'y promenait avec les dignitaires et les copistes.
Les autres bâtiments étaient : la cuisine, la boulangerie, le cellier, les bains, l'infirmerie avec la pharmacie, les maisons des domestiques et des hôtes. [J\\ parloir était réservé aux moines; dans les abbayes de femmes, il y avait un parloir spécial pour la confession. Près des bâtiments se trouvaient le verger et les jardins, dont un pour la culture des herbes médicinales.
Quand l'abbaye eut pris place dans la hiérarchie féodale, on lui adjoignit des bâtiments pour la justice, les prisons, etc. D'autre part, dans un but de défense, les bâtiments abbatiaux furent souvent protégés par un mur fortifié.
Un des plus beaux cloîtres du Midi est celui de Saint-Trophime d'Arles. Le cloître de l'abbaye de Moissac est aussi remarquable par la richesse des sculptures des chapiteaux et des piliers. Le cloître de l'abbaye de Thoronet (Var) est plus simple et presque complètement dépourvu de sculptures. Le cloître de l'abbaye de Fontenay, non loin de Montbard, montre déjà la transition entre le système de construction du xi° siècle et celui du xiu° siècle, transition qui s'accuse bien plus encore dans le cloître de Ja petite abbaye de Fontfroide, près de Narbonne. Citons encore les cloîtres d'Elne, à quelques lieues de Perpignan, et de Saint-Bertrand de Cominges, dans la Haute-Garonne.
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages à consulter : Arbois de Jubainville (H. d'), Élude sur l'état intérieur des abbayes cisterciennes el principalement de Clairvaux, aux XIIe et XIIIe siècles (1858). — Chamard (dom F.), Les Abbés au moyen dge {Revue des questions historiques, 1S85). — Gallia chrisliana, publ. par les Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. — Hélyon [là P.), Histoire des ordres monastiques (1817-1859, 4 vol.). — Imbart de la Tour, Les Élections épiscopales dans l'Église de France du IXe au XIIIe siècle (1891 . — Montalembert (de), Les Moines d'Occident (1860-1874, 5 vol.). — Montrond, Dictionnaire des abbayes, dans la Nouvelle Encyclopédie théologique de Migne (1856). — Schmidt (Gh.), Précis de l'histoire de l'Église /l'Occident pendant le moyen âge (1885). — Tardif (Adolphe), Histoire des sources du droit canonique (1887). — Vacandard, Vie de saint Bernard (1884).