Û HISTOIRE
Déroute LesFrançais font retentir les airs du cri de Montde« Anglais. j oie Saint Denia ? i es Anglais de celui de réalistes ;
des deux parts la fureur est égale , l'acharnement extrême. Dans cette affreuse et sanglante mêlée , les chefs , ne pouvant ordonner des manœuvres, se battent corps à corps comme les soldats. La fortune tient long-temps ses balances incertaines entre deux ' nations rivales de puissance , de courage et de gloire. Enfin la valeur brillante de Louis décide la victoire ; les Anglais , enfoncés , se retirent précipitamment en désordre, et entraînent le roi Henri dans leur fuite. Les Français , qui les poursuivaient , en firent un grand carnage; quelques chevaliers, entre autres Jean des Barres , emportés par leur ardeur , entrèrent dans la ville pêle-mêle avec les emiemis , qui les firent prisonniers.
Fuite de Les grands caractères savent seuls trouver des res«sources dans les grands malheurs : le faible Henri pouvait encore se défendre ; mais , se croyant totalement perdu , il sortit la nuit à cheval de la ville , abandonna ses troupes et courut sans s'arrêter jusqu'à Blaye.
Son départ répandit dans l'armée anglaise Jo désordre et la consternation. Personne ne voulait ni commander ni obéir. Enfin chacun, ne songeant qu'à sa sûreté , prit la fuite par différens chemins pour regagner la Guienne. Saintes ouvrit ses portes au vainqueur. Louis trouva dans la ville les équipages et la chapelle du roi d'Angleterre.
Loyauté de La plupart des barons rebelles se soumirent et Bertbow. q U itLèrent les bannières de leurs chefs : un seul , Berthold, seigneur de Mirebeau, donna, dans ce
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temps de peur et de défection , un rare exemple de courage et de loyauté : vassal du roi d'Angleterre , il vint trouver ce prince et le supplia de combattre avec lui pour défendre son château , ou , s'il ne pouvait le secourir , de le dégager de son serment.
Henri le laissa libre. Alors ce brave baron se rendit dans le camp de Louis. « Si mon souverain , lui » dit-il , vaincu par un caprice du sort , ne m'avait » pas rendu à moi-même , vous ne m'auriez vu que » les armes à la main; mais , puisque je suis libre do » me donner à vous , croyez que je vous serai fidèle » tant qu'il vous plaira d'agréer mes services. » « Je vous reçois avec joie, répondit le roi; donnez— » vous donc à moi avec confiance. Gardez en mon » nom votre château , je ne me fierais à personne au- » tantqu'à vouspour la défense de cette forteresse. »
Le comte de la Marche , privé de tout appui , ? 0 nnm*inn n'avait plus d'espoir que dans la clémence royale; deL e "d B " B ° il implora son pardon. Louis exigea que le comte, Ra y°»°» id ainsi qu'Isabelle et leurs enfans, se rendissent à discrétion. Il les contraignit de renoncer aux places * qu'on leur avait prises, à céder de plus le fief d'Aunis et quelques autres. Enfin on obligea le comte < de rendre hommage-lige au roi pour Angoulême , Jarnac, Castres, et au comte de Poitiers pour Lusignan et pour le comté de la Marche.
L'homme modeste est fier dans l'adversité; le superbe perd son orgueil dans le malheur: le comte souscrivit à tout , demanda grâce au roi pour son insolence, pour les crimes d'Isabelle, et se jeta aux pieds de Louis avec elle.
Louis, peut-être trop prompt à oublier les lâches
attentats de la comtesse et de son époux, les releva généreusement; il leur pardonna; mais il commanda au comte de lui amener ses troupes pour marcher à sa suite contre le comte de Toulouse et contre les autres princes alliés du roi d'Angleterre.
Le comte de Toulouse (1), l'un des membres de la ligue formée par Lusignan et par Henri, au lieu de leur envoyer des secours, ne s'était occupé qu'à profiter de leurs diversions pour s'agrandir; et, tandis que Louis combattait à Taillebourg et à Saintes, Raymond s'était emparé d'Albi, de Narbonne et de plusieurs autres villes ; mais la renommée , en répandant au loin le bruit des victoires du roi , fit soudain changer le sort de Raymond : ses alliés, apprenant que les troupes royales s'avançaient, l'abandonnèrent, sous prétexte qu'ils ne pouvaient plus conserver de lien avec un prince dans le palais duquel un inquisiteur et plusieurs prêtres venaient d'être poignardés.
Raymond, vivement attaqué, se voyait privé de secours; il sollicita sa grâce et l'obtint par l'intercession de Blanche. La reine fut blâmée en cette occasion de s'être montrée si indulgente pour lui.
Le comte, en se réconciliant avec Louis, lui sacrifia des lettres que lui avait écrites l'empereur Frédéric pour l'exciter à la révolte. Ainsi l'ingrat Frédéric, jaloux du monarque français, oubliait le généreux refus que le roi de France avait fait de s'unir au pape pour le détrôner.
Henri 111, battu par les Français, méprisé par
les Anglais, pillé par ses propres soldats, languissait cn £ è ™ uis à Bordeaux, sans argent, sans pouvoir, sans lion- et Henri, neur (1) : abaissé par sa détresse, il demanda une trêve , et Louis la lui accorda au grand déplaisir du peuple; car on aurait voulu que le roi profitât de sa fortune pour expulser totalement les Anglais du royaume; ce qui paraissait alors assez facile.
Cependant il faut observer que cette modération, qu'on attribuait à un amour exagéré de la paix et à une dévotion trop scrupuleuse , avait à cette époque d'autres motifs. L'armée française était affaiblie par les combats, par les fatigues, par la retraite des troupes seigneuriales dont le service finissait, et enfin par les ravages d'une maladie contagieuse dont plus de vingt mille personnes furent cette année les victimes.
Cette redoutable maladie n'épargna pas le roi, et ^ ^J*^ ie l'attaqua même si vivement que pendant quelque temps on désespéra de ses jours. Toutes ces circonstances réunies forcèrent Blanche et son fils à laisser au monarque anglais quelques débris de ses possessions en France.
Pressé de retourner en Angleterre, et n'osant H«to«rd«
° Henri en
courir le risque d'être pris sur la mer par les Bre- Angleterre, tons, Henri demanda au roi Louis des passe-ports et la permission de traverser le royaume*
Quelques barons croyaient qu'il devait éprouver un refus. « Non, leur dit Louis, la permission de se » retirer est un genre de grâce que je ne refuserai » jamais à mes ennemis. » Et comme les courtisans
s'égayaient devant lui sur la fiûle du monarque anglais, le roi leur imposa silence. « Ne lui donnez » pas, dil-ii, de prétexte pour me haïr; respectez » la majesté de son rang, et espérons que, par une » conduite plus pieuse et par des actions plus j ustes , » il réparera les fautes qu'il n'a commises que par » la séduction de méchans et d'imprudens con- » seils. »
Après la défaite du roi d'Angleterre et la soumission des comtes de Toulouse el de la Marche, les rois de Castille, d'Aragon et de Navarre déposèrent prudemment les armes. Ainsi cette ligue nombreuse et redoutable-, qui voulait renverser le trône français, fut dissipée en peu de mois par un prince à peine majeur, par un héros de vingthuit ans.
Nuisance La naissance d'un héritier de la couronne, du Loui*!" 11 "" prince Louis (i), augmenta la joie de la cour, et affermit l'espérance des peuples. Le repos que leur donnait le roi ne put s'étendre sur l'Europe , qui plus que jamais était troublée par la furie des Guelfes et des Gibelins.
Querelle L'empereur, en négociant avec le pape , était et d' C |„no! convenu des bases d'un traité ; mais, dans la rédaccent iv. ^ on j e cot acte ^ -| ms ^ ra d es dispositions et des restrictions qui, annulant réellement l'effet de ses promesses, leur ôtaient aux yeux du Saint-Siège toute réalité.
Le cardinal de Fiesque, devenu pape sous le nom d'Innocent IV, excommunia de nouveau Frédéric,
et ordonna , dans toutes les églises de l'Europe, la publication de cet ana thème , qui fit reprendre aux deux partis les armes avec une violence tenant du délire.
Dans ces jours d'égarement, un seul homme osa montrer quelque raison; c'était un curé de Paris: montant en chaire et présentant a ses auditeurs la bulle d'Innocent IV: « Vous savez, mes frères, dit- » il, que j'ai reçu l'ordre de fulminer une excom- » munication lancée récemment contre Frédéric ; » j'en ignore les motifs : ce que je sais, c'est qu'il » y a entre l'empereur et le pontife romain de gran- » des contestations et une haine irréconciliable. Dieu » seul connaît qui des deux a tort; c'est pourquoi, » de toute ma puissance, j'excommunie celui qui » fait injure à l'autre, el j'absous celui qui la souf- » fre au grand scandale de la chrétienté. »
La cour et la ville rirent de cette saillie; le pape infligea à ce bon curé une sévère pénitence; l'empereur, plus juste, «lui envoya de riches présens.
Si le bon roi, soit par le louable désir d'épargner progrèi de le sang des peuples, soit par les scrupules peu fon- loyale!* dés qu'il conservait sur la légitimité des conquêtes de son aïeul , ne profita pas autant qu'il l'aurait pu des victoires de Taillebourg et de Saintes, pour anéantir en France la puissance anglaise , il sut au moins saisir cette occasion pour porter un nouveau coup à la féodalité; et, selon sa coutume, ce fut avec les propres armes de cette féodalité qu'il l'attaqua.
Tous les grands barons prétendaient avoir le droit do défendre à leurs vassaux de contracter.
sans leur aveu, des liens de dépendance avec d'autres suzerains. Louis, comme suzerain de tous les barons français, ne voulut plus souffrir que ses sujets pussent posséder des fiefs en pays étrangers, et par conséquent suivre à leur gré légalement une bannière étrangère et ennemie , sous prétexte de remplir un devoir féodal.
Trop souvent on avait vu des seigneurs français s'armer contre leur monarque, comme vassaux du roi d'Angleterre: une ordonnance royale les obligea tous d'opter et d'abandonner soit les fiefs qu'ils avaient sous la domination anglaise, soit les terres qu'ils possédaient sous la sienne. C'était beaucoup oser pour le temps , et l'obéissance des barons prouve à quel point l'autorité royale s'était déjà affermie.
A peu près dans le même temps, usant des droits de juge suprême , le roi exempta le comte de la Marche du duel qui , suivant les lois du siècle , devait avoir lieu entre lui et le comte de Poitiers.
Telle était l'habile marche des Capétiens , qui étendaient graduellement et rapidement leur autorité, tantôt par les lois, par les arbitrages, par les privilèges accordés aux communes , tantôt par les confiscations et par les conquêtes, souvent par des ordonnances rendues de concert avec une partie des ducs, des comtes et des évêques.
Peu à peu l'aristocratie française, plus fière,plus brave et plus turbulente qu'elle n'était politique et méfiante, s'abaissa au pied du trône 5 elle ne sut opposer au sceptre que des résistances partielles mal combinées , et la plupart du temps une humeur impuissante.
Il n'en fut pas de même en Germanie : la noblesse et le clergé soutinrent avec tant d'ensemble et d'opi* niâtreté, non-seulement des droits légitimes, mais les prétentions les moins fondées , que la féodalité s'y consolida, et que le sceptre impérial , dépouillé de tout pouvoir réel, n'eut plus d'autre force que celle qu'il tenait des possessions héréditaires et privées des empereurs.
A l'époque du règne de saint Louis, cette lutte NouTciie entre l'Empire, le sacerdoce et l'aristocratie, était cibeïia» et portée à son plus haut degré de violence. Les Gi- de * Guelfe *belins fomentaient sans cesse en Italie des révoltes contre le Saint-Siège, tandis que les Guelfes excitaient de grands soulèvemens en Allemagne contre l'empereur.
Frédéric, ayant donné a plusieurs seigneurs romains des terres en Germanie et le titre de princes, en fit par-là ses vassaux: associés à ses intérêts, ils allumèrent dans Rome le feu de la rébellion (1). Le pape, forcé de fuir pour sauver ses jours, sor- Fuite du lit précipitamment de son palais, courut à Gênes, pap ** déguisé en homme d'armes, et, n'y trouvant pas de sûreté , passa promptement en France.
La piété du roi fondait son espoir; mais la poli- Asile refusé tique de ce prince lui refusa l'asile qu'il demandait. * " p ° nl ' fe Ni Louis ni ses barons ne voulurent consentir à laisser établir dans le royaume un pontife impérieux et habile , trop accoutumé à commander aux rois, à taxer le clergé et à écraser les peuples de tributs.
Ce fut à Cîteaux, où le pontife était arrivé, qu'il
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reçut la réponse imprévue du monarque : Louis se rendit dans cette abbaye, accompagné de toute sa maison et d'une foule de seigneurs; le cortège du pape n'était pas moins nombreux : telle était alors la prospérité temporelle de l'Église , que les deux cours et tout ce qui leur appartenait ., gens et chevaux, furent commodément logés et somptueusement traités dans l'abbaye.
Tous les moines appuyèrent vivement les sollicitations du saint père. Le roi dit qu'il ne pouvait prendre aucune décision, sans l'avis de ses barons, sur une affaire si importante. Elle fut donc mise en délibération : les barons déclarèrent unanimement qu'ils ne voulaient pas qu'on établit en France une autorité rivale de celle du roi.
Le malheur, loin d'assouplir le caractère du pape, l'aigrissait : indigné du refus qu'il éprouvait, et laissant éclater sans mesure son ressentiment, ce pontife altier s'écria : « Le sort en est jeté; il faut excom- » munier Frédéric, le déposer ou nous réconcilier » avec lui; quand ce grand dragon sera abattu ou » apprivoisé, tous ces petits serpentaux de rois » n'oseront plus lever la tête , et nous les foulerons » aux pieds sans crainte. » Un esprit si violent était plus propre à la guerre qu'à l'apostolat. Retour #t Le roi revint dans sa capitale ( 1 ), et le pape se retira ..bdîe d « à Lyon, ville alors indépendante et relevant de l'Empire. Il y convoqua un concile, et écrivit à tous les princes de l'Europe pour les conjurer de s'armer et de marcher au secours des chrétiens dans la Palestine.
Deuil général.
Dans le même temps Louis tombe gravement malade: le bruit de son danger se répand. Toule la France gémit et s'alarme ; jamais on n'avait vu l'affection publique se manifester avec plus d'éclat; par- tout les peuples , d'un commun accord , lui décernaient l'honorable nom de prince de paix et de Justice: mais le ciel paraît sourd au vœu général : l'art des médecins cède au mal ; le danger s'accroît; Louis reçoit les sacremens et tombe en léthargie.
Toutes les églises sont remplies d'une foule consternée, invoquant Dieu pour le salut du père de la patrie. Des contrées les plus éloignées on accourt au palais du monarque , qui retentit de cris et de sanglots. Déjà une des femmes de la reine croit voir sur le visage du roi l'empreinte de la mort; elle jette le drap sur sa tète; mais, si son corps était glacé, son imagination pieuse était encore brûlante. Soudain il s'agite, soupire et dit: « La lumière de l'Orient » s'est répandue du ciel sur moi par la grâce du » Seigneur; Dieu me rappelle du séjour des morts. »
Après ce peu de paroles, le roi, tournant ses re- Guciison gards sur Tévèque de Paris, lui demanda la croix, et la reçut de ses mains. Bientôt sa fièvre cessa, ses forces se rétablirent, et le peuple de Paris, regardant sa guérison comme miraculeuse, l'attribua aux reliques de saint Denis , qu'on avait portées plusieurs jours en procession dans le palais, et à un morceau de la vraie croix placé sur le lit du malade par les ordres de sa mère.
L'enthousiasme européen pour les croisades s'était Effet de sa graduellement affaibli, et la résolution du roi ré- ponria pandit en France un deuil général. « Quand la bonne cr0,iaae
» reîne Blanche, dit Join ville, vit son fils croisé, » elle fut aussi troublée comme si elle le veoit mort. »
On a pu croire que les autres monarques, qui avaient porté leurs armes en Palestine , favorisaient ces expéditions lointaines par politique autant que par religion, y trouvant un moyen d'appauvrir, de ruiner les plus redoutables de leurs grands vassaux, et d'assurer le repos de la France , en portant dans FOrient leur turbulente ambition.
Mais saint Louis n'a point aux yeux de la postérité une semblable excuse; et, s'il entreprit avec honneur, comme roi, de résister aux usurpations de l'autorité temporelle du pape, la dévotion seule lui fit prendre la croix. Admirons donc les lois qu'il fit comme monarque, et ne cherchons point à pailler la folie d'une croisade dans laquelle il s'engagea comme un moine crédule et superstitieux : prince , il sut braver les ordres du Saint-Siège et lui re-< fuser le sang et l'or de ses sujets; religieux, il crut entendre la voix de Dieu, se couvrit du cilice et porta la croix.
Le clergé, par des dons magnifiques, s'empressa de consoler le pape du peu de succès de ses démarches à Cîteaux : l'abbé de Saint-Denis, pour surpasser en magnificence les autres prélats, pressura durement ses moines. L'archevêché de Rouen fut sa récompense; mais Louis l'obligea de restituer à ses religieux l'argent qu'il leur avait pris, conçu* k Bientôt le concile, convoqué à Lyon, se rassembla (1): on y Yit réunis cent quarante évêques ou
abbés, un grand nombre de Templiers, Baudouin II, empereur d'Orient, les comtes de Toulouse, de Provence et plusieurs autres princes.
Thadée, ambassadeur de Frédéric , vint, au nom de son maître , promettre au concile d'attaquer partout les Sarrasins et de travailler efficacement à la réunion des églises grecque et romaine ; il espérait ainsi détourner loin de lui les foudres de Rome : mais l'implacable Innocent , recevant avec dédain ses promesses , dit publiquement : « L'empe- » reur veut suspendre le coup qui le menace $ mais » rien n'arrêtera la coignée prête à abattre par les » racines cet arbre orgueilleux. »
Se comparant ensuite à Jésus-Christ dont il imitait si mal la douceur et la charité, Innocent dit au concile , en versant de feintes larmes, qu'il était, ainsi que notre Seigneur , affligé de cinq plaies : le dérèglement du clergé et des peuples, les triomphes barbares des Sarrasins , le schisme des Grecs , l'invasion des Tartares en Hongrie et les persécutions de Frédéric.
Ce fut sur cette dernière plaie qu'il s'étendit avec plus de détail , de chaleur et de courroux $ il semblait ne traiter les autres points que pour la forme ; sa haine contre l'empereur était alors sa passion dominante ^ il le représenta comme un hérétique , un tyran, un monstre souillé de vices et capable do tous les crimes.
L'ambassadeur Thadée s'efforça de justifier son maître , et produisit devant les pères de nombreuses lettres, qui attestaient l'orthodoxie de Frédéric, sa sincérité, et la mauvaise foi du pape.