‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 165 sur 298 · POLITIQUE MIXTE D'ORDRE INTÉRIEIR ET EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

POLITIQUE MIXTE D'ORDRE INTÉRIEIR ET EXTÉRIEUR

magne. Parane légère concession, par une concession qui ne consisterait qu'à souffrir la parité entre la maison d'Autriche et la maison de Bonaparte, il pourrait obtenir cette reconnaissance à l'instant même. Il aime mieux laisser passer quelques mois sans y parvenir, que de rien abandonner des anciens droits de la France.

Enfin, tandis qu'il négocie à Rome pour être sacré par le saînt-pérc, il supprime les congrégations des jésuites, il proclame l'intégralité de la république italienne, annonçant ainsi qu'il ne veut payer la complaisance du saint-siège, ni par l'holocaustc d’aucune des libertés de l'Église gallicane, ni par la cession d'un pouce de territoire. Certainement il y a , dans ces divers actes de Napoléon , un sentiment généreux, patriotique, dont il est impossible de ne pas lui savoir grc.

Bans l’état de dépendance où la république ligurienne se trouvait placée à l’égard de la France, il est presque incertain s'il faut ranger au nombre des transactions diplomatiques une convention conclue le 20 octobre avec cette république. En échange de divers avantages commerciaux que lui accordait l'empereur Napoléon, comme l’importation de ses marchandises dans le Piémont cl dans les États de Parme, comme aussi l'engagement pris par reinpcrcur de faire respecter sou pavillon par les États barbaresques , et, au besoin, de pourvoir ses bAtiraenls de pavillons français, le

tante. L’empereur d'Allemagoe reconnut •ar-l»H:ban>p un pouvoir héréditaire dans la famille de Napoléon, maia j

gouvernemenl ligurien devait fournir à la France six mille marins, et mettre i sa disposition scs bassins et ses chantiers, ses ports et scs arsenaux. L’empereur se proposait do faire construire à Gènes dix vaisseaux de ligne. Une telle convention mettait Gènes au pouvoir de la France. C’était une prise de possession efTectivo; la réunion ultérieure de cette république à l'empire ne sera que la proclamation d’un fait , sans ajouter rien à sa réalité.

La position de la France, à l’égard des cabinets étrangers, est maintenant bien connue. Exempte I de guerres continentales, l'année 1801 a été une année de complots, de préparatifs et de négociations. Déji elle a détaché, du nombre des puissances en paix, la Suède en faveur de l'Angleterre, l'Espagne en faveur de la France. Le cabinet de PéterslMurg menace; celui de Berlin promet de Funion et même une alliance; celui de Vienne j semble indécis, genre d'indécision plus defavora- I blc k 1a France qu’une déterininatioii prononcée. L'incertitude , en cfTet , n'csl pas de savoir s'il doit redevenir un jour ennemi, mais quand il doit le redevenir. Sur la nature de l'événement il n'y a pas de doute , il y a doute sur la date. Différents actes de Napoléon en avanceront l'heure, ou du moins en fourniront les prétextes. I.a question , et nous ne la décidons pas ici, est toujours de savoir si cette accélération qu'il aura provoquée sera un bien ou un mal pour lui.

il fit aiteadre quelque temps la reconoaUeanee du titre impérial.

CIIAIITRK XLII.

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