CHAPITRE XLII
» en Italie, ses armées battues, sa gloire compro- » mise ; et , des efforts mêmes de celte nouvelle » coalition, il ne résulterait pour le gouvernen ment français qu’un accroissement colossal de i tt force et de puissance. » De telles réflexions, faites dès le milieu de 1804 , attestent si Napoléon lisait loin dans l'avenir.
Le premier acte de la session du corps législatif fut l’inauguration du buste de Napoléon dans le lieu de ses séances. Cette fois les hommages ne
s'adressent point au vainqueur, au conquérant ; ils s’adressent au législateur qui a bien mérité du genre humain ; qui , en France , a contraint « les » factions désarmées d'obéir aux mêmes lois. » Ce fut dans celte circonstance qu’un orateur habile fit entendre ce mot devenu fameux : uLa première n place était vacante ; le plus digne a dù la rcm- » plir; il n’a détrôné que l’anarchie. » Ce mot était vrai , sa justesse seule a fait sa célébrité.
l'ROGRÈS DE IA CIVILISATION'.