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CHAPITRE XI.VI

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Lorsque ccUe pièce fut connue à Paris, Tempe* : S. M. prussienne que près de doute mÜle Français reur Napoléon y mit ou afTccla d'y mellre beau* avaient été retirés du Hanovre. « Quel autre motif coup d’importance. II la lit dêmetilirpar ses agents | * l'empereur avait-il eu de les rappeler, sinon sa dans les diverses cours, saisissant d'ailleurs cette | n conllance absolue dans la parole de S. M. prusoccasion pour appeler les regards de l'Europe sur | » sienne? >• Pour la France il n'y avait d'alterna* les envahissements de la Russie du cdlé de la Tur* ' tivc que d’évacuer le Hanovre, ce qu'elle n’avait quie cl de la Perse. Quant aux allégations de M. de nul dessein de faire, ou d'y envoyer trente mille Nowosilsof. le ministère français répondait: U IH. de hommes de plus, et, dans cette dernière hypo* I* NuwosHsof avait obtenu * d'arriver à Paris, | thèse, d’occuper Lubeck, Brème, Hambourg et la » quoiqu'il n'eût aucun litref quoiqu'il fût, à son i Purnéranie suédoise. « Que S. M. prussienne, di* » entrée en France, Tageiil sans caractère d'un ' m sait ^ le ministère français, se deinamiecequ'au* «prince qui était sans rapport politique avec • rail fait Frédéric II en pareil cas, avec l'appui de » 5. M... Des passe - ports sollicités et obtenus ne ' a la France et surtout de la France gouvernée p,ar n constituent pas une négociation. l.a France n'a » Tempereur actuel? » Le but de cette question A rien dit : la Russie seule s'est montrée. Elle a était de réveiller les idées ambitieuses de la Prusse. A demandé qu'un de scs agents fût admis à SC faire Oc soin était superOu. Elles s’étaient réveillées :i entendre. Si cette demande avait été motlinèe d'elles-mémcs. Le baron d'Ilardeitberg, au milieu A par des clauses ofTensâiiles, elle serait restée sans | de longues circonlocutions, laissa entrevoir au mi- A réponse... Le ridicule et Tinconvcnancc d'une , nistre de France « le retour ^ des désirs du roi à A telle proposition (celle de ne traiter qu'avec Tem- ' » Tégard du HAovq» "

A pereur) ferait assez connatlre qu’elle iTétait iH>in( ' Dix jo^rsJprè$^ l« îninisirc prussien convenait A faite par une puissance européenne, et rcin()c* I qu'il ctait*aat4|rtsé à revenir sur le projet «i de r* reur n'est point accoutumé à sc laisser man- a prendre te Hanovre en dépOl. » Il avouait en ■> quer... n Dans ce débat, la raison et la vérité , outre que la réunion des possessions continentales étaient du cùté de la France. La diplomatie russe, de S. IH. britannique à la Prusse est d'une telle en ce qui prépara ta guerre, s'etait montrée vani* importance pour cette munandiic « qu’ctic ne cesse leusc et fanfaronne, comme le fut, à Touverturede » d’élrc à Tnfl'ùl des circonstances qui pourraient la campagne, Télât-majorde Tempereur Alexandre. » l’opérer d'une manière qui no laissât point de

Comme la cour de Berlin avait été prompte à sc » tache * i la mémoire de S. M. n Là elTeclivemciit faire illusion sur Tapparctil retour de Tempereur se trouvait le véritable obstacle. C'est le combat de de Russie à des idées de rap()ruchcmcnt avec la la conscience du roi avec ses interets et ses pro* France, elle fut singulièrement déconcertée par un près désirs qui a montré sous un si mauvais jour la éclat aussi étrange et aussi imprévu. Celte cour marche de son cabinet. Aujourd'hui la résolution s'attendait si peu au brusque rappel de M. de No* du cabinet est décidée. M. d'Hardenberg a luiwosiisof, qu'elle sc disposait à faire partir pour même pour cotte mesure autant de penchant qu'en Paris le général de Zaslrow qui, arrivant de Pc* eût pu avoir le comte d'Haugwiz auquel il a suc* tcrsbuurg où il avait etc persoiinellciiiont bien cédé. Il serait jaloux de signaler son ministère par traite par Tempereur Alexandre, |>araissail devoir une o{)éralion » qui redresserait la défectuosité la être plus propre que toute autre personnes servir ; » plus inunslrueuso de Tassielle géographique de d’intermédiaire entre Tagent russe et le gouverne* ' » la Prusse. » L'hésitation du roi est devenue plus ment français. Ce changement de circonstances lit | faible : ce prince pose ainsi la question : » Puis-jc, naître à Berlin des réflexions et des projets contra* | « sans manquer aux règles de la morale, sans être dictoircs. D'abord on eut la pensée de s'alTraiichir ; n cité dans Tbistoirc comme un prince sans foi, me d'une partie de Tengagemcnt pris avec la France. « départir, pour avoir le Hanovre, du caractère On avait bien promis de garantir la tranquillité ’ n que j'ai maintenu jusqu'ici ? * Lorsqu'on en est du nord de TAIleiiiagnc, ctdcjà on avait tenu cette venu à une telle délibération, on cal bien près promesse en repoussant les prctciilions du roi de d'étre convaincu. Le roi se laissa en cfTct persuader Suède ; mais de quel droit, disail-oii, eiii|)éclicr un par son ininislre que la murale d’un souvorAin est débarqactnenl dirigé par les Anglais dans un pays dans la plus grande somme de bien qu'iè opère. U qui appartient à l.i Cramlc'Bretagnc? Une telle fut déclaré au ministre de France que S*M. prusdistinclion ne pouvait pas convenir au gouverne- sienne était dans l'intention de conclure un traité meut français. C'était d'après Teugagemenl pris par | d'alliance avec Tempereur Napoléon.

• Leiire de M. de Tâlleyr.'ind, du ^juillet. j * Le 31 juillet.

'^juillet. I ^ Du 0 août. '

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rOLITinUK EXTERIEURE.

Pour en régler les bases, le ministère prussien demanda des explications sur les vues de l'euipercur relativement à 1a Suisse, i la Hollande et à ITlalic. Une note verbale, remise par le ministre de France au baron d'Hardenberg, reiifermail les traits suivants : •• La paix du cunlinenl sera le fruit i> de l'alliance’, il suRira que la Prusse dise qu'elle » fera cause commune avec la France dans toute » guerre qui aura pour objet de changer son état • présent en Italie... Où sera le danger pour la » Prusse, lorsque l'empereur s'engagera à lui four* » nirquatrC'Viiigl mille hommes contre les Russes, » lorsqu’elle aura encore pour auxiliaires la Saxe, n la Hesse, la Bavière, Bade, rempereur leur gan rantissant le rccès de l'empire et au roi la pos- » session de l'électorat d'Hanovre, tandis que ses » alliés garantiront uniquement rètal présent de » ITlalie... L'empereur ulTrc le Hanovre purement » et simplement, et le roi jugera lui-méme de ce n qui serait généreux envers ses co États germa* a niques, n ^

Sur cette communication le cabiuct prussien se bâta de répondre : u C'eslaveifuno vive sensibilité » que le roi a accueilli ta proposition que l'empc- » rcur lui a faite par l'organe de M. de Laforct. N Elle partage avec une véritable satisfaction le » dessein de faire servir le concert proposé sur la » cession du pays d'Hanovre à la Prusse contre la » garantie du statut prttent en Italie, à empêcher » la guerre sur le continent et à acheminer inénic » la paix avec rAnglclcrre... S. M. demande d'as* » surcr rindcpcndancc de la Suisse, de la Hollande m et de In partie de l'Italie non comprise dans celle M que la Prusse garantirait à la France... Si S. U. M impériale veut bien s’en cxpliquerd'unc maiiicTC » positive, le roi s'occupera avec plaisir des détails » nécessaires pour s'cnleudre déCnilivemenl. •• Tel était, au milieu du mois d'audt, l'étal de la question relative a l'alliance entre les deux cabinets de Paris et de Berlin.

La Prusse offre ici un aflligeanl exemple des suites qu'ciilraine l'indécision pour les cabinets. En consentant aujourd'hui à signer une alliance avec rempereur Napoléon, elle lui garantit l’état présent de ritalie, c'osl*à dire, tous les changements récemiiicnl eifectués dans cette Péninsule; et celle même alliance, elle Pavait refusée dans le mois de mars 180S, lorsque les principales conditions désiréo»^]lir la France étaient le maintien du «/a* » tus prsuns de l'Europe et la permanence des » Étal» (Tllalic dans leurs rapports alors exis- » tanls. » Ainsi elle garantit de plus, en 1809, la réunion de la république ligurienne à la France, la disposition faite par Napolcun de la république de Lucques, et la pt-isc de )H>ssessioii des États

de Parme et de Plaisance. La Prusse, les ennemis de Napoléon et peut-être Napoléon lui- même avaient i regretter que les scrupules du roi, puisqu'ils devaient être levés en 1809, ne l’eussent pas été un an plus lAt.

Dès que l'empereur des Français eut cotmaissanre des déclarations faites le 14 août à son ministre en Prusse, il fil partir son aide de camp, le général Duroc, avec des inslruclions pour la signature d'un traité que, cette fois, il croyait devoir regarder comme certain. Le général Duroc était à Berlin le 1*' septembre; mais le traité ne se conclut pas. Nous aurons à exposer plus tard les circonstances et les incidents qui d'abord ralentirent l'ardeur de la cour de Berlin pour ratUancc française, qui, bientôt après, par le revirement le plus complet, la jetèrent, pour quelques semaines, dans tes bras de la Russie et de rAiigletcrre.

Un fait assez étrange, mais constant, est que la Prusse n'avait pas eu, jusqu'au mois de septembre, une juste idée de la situation critique du continent. Le gouvernement français n'avait point partagé cette erreur. Le rappel de M. de Nowusilsof, dont la cour de Berlin avait éprouvé tant de surprise, n'en avait causé aucune à l'empereur Napoléon, que des Indices nombreux avaient conduit , depuis plusieurs mois , à une plus juste appréciation des projets formés contre lui; mais, à supposer que jusque là le doute eût été possible pour la France, il eût alors cessé de l'élrc. C'est ce qu'ont avoué les étrangers eux*iiiénies, cl nous aimons à en prendre de prcfércnce la preuve dans la correspondance d’un agent anglais. « f.onsii> dcraiit, dit sir Arthur Pagel ambassadeur à a Vienne, les jmntenscs préparatifs faits ici, /e re- B touf de M. de yowosilsof annoncé au milieu de n juillet, la connaissance que Bonaparte devait K avoir acquise, à ce temps, des engagements cuti- B tractés entre S. M. et les deux cours impériales, B on ne pouvait pas s'attendre que les Français res- B Icraient plus longtemps dans l'erreur que vers le » mois d'aoùt, ce qui fut en cITcl l'époque où la dé- 1» ception avaiteessé.» Assurémejit, au mois d'aoùt, comme dit U. Paget, et même longtemps auparavant, la déception avait cessé pour la France tant à l'égard de la Russie qu'à l'égard de l'Autriche; mais celle dernière puissance avait tant à risquer dans une ciUreprise téméraire, que Napoléon voulut supposer en elle la possibilité d'un retour. Cependant il se garda de lui laisser croire qu'il eût les )cux fermés sur tous ses mouvements. Les débats diplomatiques avec le cabinet aulrlcbicu commencèrent le âl juillet,

• nfpêche du 21 ociobre.

CHAPITRK XI.VII.

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