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GUERRE
incrshauscii , où arriva presque en même temps le corps (iu maréchal Lamies, dont l'approche avait hâté la déroule des Autrichiens. Le même jour, rempereor est rendu sur ce même point , et déjà lia donné aux troupes de justes léinoigtiagcs de satisraclion. «Je sais qu'on ne peut être plus brave n que vous, > dil-iià Exrclnians qui lui pré.scntc les drapeaux enlevés à rennemi. Un chef d'escadron, Wuiltcincy, accompagne d'un seul homme, mais feignant d'élre suivi d'un corps considérable, a décidé cent Autrichiens à poser les armes. L'empereur le fit entrer dans sa garde. Les bonnes comme les belles actioiisont reçu leur récompense. A la prise du pont du Lech, le brigadier Harcnte, cassé la veille pour faute de discipline, par son capitaine, voit cet ofiîcicr entraîné par le courant du Ocure , et prêt à périr ; il vole à son secours et le sauve. L'empereur se fait présenter ce brave homme; il le nomme maréchal de logis, et lui donne l'étoile d'honneur. Vingt fois ces distrihutions de récompenses ou d'éloges se renouvelleront à la suite de glorieux combats. De quels prodiges ne sont pas capables des soldats ainsi conduits et animés par de si nobles encouragements?
I.e 8 et 9, les corps du maréchal Davoust et du général Marmont avaient aussi passé sur la rive droite du Danube. Le corps du maréchal Soult, la garde impériale, la division de cuirassiers du général d'Haulpuull étaient à Augtbourg. Davoust occupait Aichach. Entre Atchach et Âugsbourgse trouvait Varmont avec deux divisions françaises et la division balarc du général Dumonceau. BernadoUe marchait parEichstacdt sur Ingolsladt.
Cependant le général Mack , trop lent à s'apercevoir qu'il allait être cerné par les Français , s'était décidé à faire un grand effort pour repousser sur la rive gauche du Danube les corps français qui étaient sur la rive droite et pour rétablir scs communications avec la Bavière. Dana ce dessein, il avait concentré une grande partie de ses forces sur Gunlibourg, tandis que les troupes qu'il avait d'abord portées sur le lac de Constance revenaient à grands pas pour occuper Ulm et scs environs. Ce mouvement était trop tardif. Le maréchal Ney, que nous avons laissé te 6 à Kossingen, mais qui depuisavait remonté le Danul>c,fi( altaquerGunlxbourg, le 9 octobre, par le général Malticr, tandis que iui-méme attaquait Grumberg, et portait le générai Loison sur Langenau. L'archiduc Ferdinand accourut à la défense de Gantxbourg, mais ses efforts furent inutiles. Le pont fut emporté et la position occupée par les Français avec l'arlillcrie qui la défendait. Dans le même moment, Murat manœuvrait pour couper la retraite à rcmicmi. Pour lui échapper, l'archiduc Ferdinand se bâta de
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rentrer dans Ulm. Mack lui-méinc quitta brusquement la petite ville de Burgau, où était établi son quartier général, et où il était sur le point d'élre enveloppé par la cavalerie française. L'affaire de GunUbourg n'avait pas coûté aux Autrichiens moins de deux mille cinq cents hommes. Les Français n'en comptèrent pas plus de six cents, tant tués que blessés. Parmi les morts on regrettait le brave Gérard Lacuée, colonel du 80* régiment d'infanlcric. Les écrivains de toutes les opinions SC sont plu à honorer la mémoire de ce jeune ofiicicr. Ce devoir est pénible et doux tout ensemble à un ami de sa jeunesse. Lacuée était un de ces hommes à qui toutes les espérances d'avenir sont permises, parce qu'ils ont en eux, avec le germe de grands talents, le désir d'en faire un noble usage en les consacrante la patrie. Blessé en Égypte, aide de camp de Moreau i llobciilindcn, secrétaire d'ambassade à Vienne, et ensuite aide de camp du premier consul, il aurait désiré concilier Moreau cl Bonaparte, la républiquecl l’empereur. Contrarié dans CCS vœux incompatibles , il demandait dos consolations à la gloire, et il en eût obtenu de brillantes, sans doute, si la mort, qui trop souvent marche avec elle , ne l'eût frappe aux premiers pas de la belle carrière qu'il semblait appciéà parcourir.
Autant ces premiers événements de la guerre augmentaient la confiance des Français, autant ils portaient de découragement dans i'âmc des Autrichiens. La place do Hcnimingcn donna le signal de ces nombreuses capitulations qui ctuiinércnt l'Europe et les vainqueurs eux-mêmes. Le général Séhasliani s'était porté contre celte place le 11 octobre. f.e 12, le maréchal Soult y était arrivé avec ses (rois divisions. Le lendemain la place capitulait après un investissement de vingt-quatre heures. Sa garnison, formée de neurbalailloiis d'infanterie , dont deux de grenadiers, restait prisonnière de guerre. 1-es officiers étaient renvoyés sur parole de ne servir qu'après leur échange.
Le même jour, Rernadollc entrait dans Munich, où il faisait huit ccrils prisonniers. II était arrivé à quelques lieues de la ville avant que le général autrichien Kicnniaycr eût connaiss.ince de sa marche. Ce fut aux troupes liavaruiseï que le général français donna la satisfaction d'entrer les premières dans leur capitale. La division du général de Wrede et la division française de Kcllermann traversèrent la ville au milieu des acclamations de la joie, et se mirent sur-le-champ à la poursuite des Autrichiens qui avaient pris position derrière l'Iser, à rcmbranchcmcnl des routes de Braunan et de Wasserburg. Le général Kienmayer, après un combat dans lequel il perdit cinq cents hommes et plusieurs pièces de canon , continua sa retraite.
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