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çâil i capituler le major Ix>catelli qui commandait les grands bagages de l’armée autrichienne. Cette capitulation, signée à BopGngen, outre qu’elle sti~ pulait la remise des fourgons, caissons, canons et armes composant le convoi, déclarait prisonniers de guerre les hussards et chevan-lcgers de l'escorte, ainsi que de petits corps d'infanterie et d'artillerie déjà tournes par les troupes françaises.
l.e 19, le général \V erncck, déjà battu dans deux rencontres et hors d'étal de soutenir un nouveau choc contre l'infatigable Hurat, souscrivait une ca* pitulalion d'après laquelle ses troupes déposaient les armes cl <levaient être envoyées en France. Cette capitulation fut conclue à TrochtoIGngen. Comme toutes les autres , elle permettait aux officiers de ' se retirer dans leurs foyers, toujours sur la pro- * messe de ne pas servir. '
Ce même jour tO, la capitulation d'Ulm recevait une iiiodiUcation importante. Le maréclial Bertliicr avait fait cuiinallre au général Mark les positions , occupées par les divers corps de l’armée française, positions dont renscmble rendait désormais impos* i sible l’arrivée de tout secours pour cette place. En conséquence de cet état de choses, garanti par la parole d'honneur du maréchal llcrthier, le général Mack consentait que la remise d'Ulm eût lieu dés le lendemain. Ce prodigieux événement fut en cITel consomme le Sü octobre. Les troupes françaises occupaient les hauteurs d'Ulm. Trente raille hom* mes, en y comprenant les troupes du général \\ er> Qcck, déÛlèrenl devant l'empereur Napoléon et posèrent les armei». Soixante pièces de canon et quarante drapeaas,l^iil livres aux vainqueurs. L’opération dura dk^uis trois heures d'après-midi ; jusqu'à sept heures llu soir. Le général Mack et ' les adores généraux autrichiens claieiil auprès de j l'emperèur qui leur montra les plus grands égards. : Il leur adressa plusieurs fuis la parole, toujours , avec bonté pour eux , quelquefois arec sévérité pour | leur souverain. • C'est le moment, lenr disait*il, | > pour l'cnipcrcur votre maître de songer à faire la | » paix. L'idée que tous les empires ont un terme n doit l'effrayer. Je ne veux rien sur le continent. \ » Cesontdcscolonies,üesvaisseaux, du commerce j » que je veux, et cela vous est avantageux comme | • à nous. >* Ainsi s'exprimait renipereur Napoléon le M octobre, et le lendemain ^1, comme si U fortune eût voulu lui faire expier ses succès inouïs |>ar un revers sans égal, vaisseaux, colonies, commerce. tout ce que réclamaient ses vœux disparaissait dans 1a grande calamité de Trafalgar. l.a mer en révolte punissait la France de scs prospérités continentales.
Le lendemain de la reddition d'Ulm, Murat livrait encore un nouveau combat et obtenait un |
nouvel avantage. Une porliun du grand parc de l'artillerie autrichienne se dirigeait sur Nuremberg, escortée par les cuirassiers de Mack et par des détachements de quelques autres corps de cavalerie. L’escorte fut attaquée cl dispersée; les Français prirent cette portion de l'artillerie et tous les bagages.
Jamais tant d’importants résultats n’avaient été moins chèrement achetés. C'est une vérité reconnue que, dans cette première partie de la campagne de 180^1, le nombre des hommes tués de part et d'autre fut inférieur à toutes les proportions ordinaires. La perte , du côté des Français , ne s'élevait pasà plus de deux mille hommes. Cette sainte économie des Itonmics était la suite du système de guerre que l'empereur avait eu la possibilité de incUrc en pratique. Si les troupes avaient souvent fait des marches rapides, presque toujours avant le combat elles avaient été dans une position à ne pas douter du succès. Aussi les «•oldals disaient-ils entre eux : « I/empcrcur a tr<iu\c une nouvelle » manière de faire la guerre; il se sert l>eaucoiip » plus de nos jambes que de nus liaïonnetles. n I.cs troupes, si on tes eût consultées, eussent aimé mieux se battre davantage cl marcher moins; mais lorsqu'elles voyaient l'empereur au milieu d'elles, souffrant toute l'intempérie de la saison comme elles, faisant quelquefois dans un jour dnuxe i quinze lieues à cheval et couchant avec elles dans un village, tandis qu'il était aUt'iidu en grande pompe à .kugsbourg, cumineiil auraient-elles pu se plaindre de faliguesque parUig«‘aillcur général? C'est dans ces circonstances qu'un officier autrichien s'étonnant de le voir couvert de boue et baigné de pluie. Napoléon lui lUdirc : « Vo^e maître n a voulu me faire souvenir que j'étais' un soldat; » il conviendra, j'espère, que je n'ai pas oublié » mon ancien métier! »
Les produits do la campagne, au ii octobre, étaient déjà imntenses; le nombre des prisonniers montait à plus de soixante mille, parmi lesquels vingVHieuf officiers généraux et deux raille autres officiers de tout grade.
Un grand pas était fait. C« n'était plus la France qui devait craimlre d'étre envahie, et l'une des puissances alliées était presque hors de combat en Allemagne, avant que l'autre eût pu se joindre à elle. De si prodigieux événements inérilaienl une marque éclatante de la wliafaction de l'enipcrcur. Il était trop habile et trop juste pour ne pas acquitter noblement une dette aussi sacrée. Du camp d'Ëlcbingen, le 31 octobre, il atimmçt que le mois de vendémiaire de l'an Xlil serait compte comme une campagne, à tous les individus composant la grande année, et porté comme tel >ur les états pour