‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 214 sur 298 · CHAPITRE ÜV · texte numérisé non relu

CHAPITRE ÜV

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haales das$t‘S de la société, du peu d'elTorls qu'elle pouvait en attendre, elle ne craignit pas de cher* cher une honteuse alliance, celle des prolétaires; elle invoqua le secours des lazzaronis. Son 01s aîné, le duc de Calabre, essaya do former en régiments CCS bandes féroces, non moins disposées à verser le sang de leurs compatriotes que celui de rennemi étranger. Elle envoya son second fils, le prince Eéopuld, dans les Calabres, pour appuyer, par l’insurrection de ces provinces, le cumie Roger de Damas qui s'y était retire avec une armée d'environ dix-huit mille hommes. A la voix de la reine, le génie de la destruction était prêt à secouer sur Naples ses torches dévorantes ; les bagnes, les prisons, oITraient aux lazzaronis des auxiliaires dignes d'eux; l'alTreux signal allait être donné; la population éclairée et riche a vu te péril; elle court aux armes, elle forme une garde Ixmrgroise; elle lient en respect l'horrible armée que la reine seule pouvait envisager sans elTroi; et au momeiil où celle princesse, désespérée de laisser debout son palais que va bientôt occuper rennemi, se précipite sur le vaisseau qui doit, cette fuis, l'cluigncr pour toujours de sa capitale, une députation des principaux habitants avait traité > avec le prince Joseph de la capitulation de Naples, de C.apuue, de Pcscara et de Gaétc.

Heureuse d'échap|>cr au meurtre, au pillage et à rincciidie, Naples a reçu les Français eomiiic des libérateurs. Le prince Joseph y est entré le 15 janvier. Il trouve <Uns l’arsenal deux cenis pièces d’artillerie et deux cent cinquante milliers de poudre. Une frégate, un brick et cinq à six autres bâtiments, chargés des dépouilles de la cour fugilivc, tombent en son pouvoir, les uns, retenus par les vents, les autres, ramenés par une tempête dans les ports napolitains. Tout en désarmant les lazzaronis, Joseph Dalle leur esprit superstitieux par le présent d'un l>eau collier de diamanls qu'il fait à saint Janvier. Une prociamalion ^ annonce qu'il prend possession du royaume au nom deS. M. l’em- |>ercur des Français. Une nouvelle cour a remplacé celle qui vient de partir, ou plutôt les premiers courtisans du vainqueur sont les plus grands personnages de la cour de Ferdinand. Au premier rang, on voit |>arailre le cardinal UutTo, archevêque de Naples, frère du célèbre cardinal du même nom, chef de la révolte des Calabres en 1790. Joseph SC hàlc de rendre, i cette capitale agitée et au royaume en désordre, un gouvernement cl une administration ; il réorganise les sccrélairerics d'Etat, remet les cours de justice en activité, et, pour enlever au brigandage, si redoutable en ce pays,

' Le 1 î fcvricr.

quelques-uns de ses élémeols, il commence la formation d’une année napolitaine, dans laquelle il admet les ofRcicrs et les soldats de l'armée royale.

L'armée française, forte d'environ cinquante mille hommes, fut divisée en trois corps. L'un, sous les ordres du général Guuvion Saint-Cyr, fut chargé d’occuper l’Apulic, Otranle, Tarcolc cl tout le littoral de l'Adriatique. Le général Reynier, avec le second, eut la mission plus difficile de soumettre les Calabres. Le troisième, sous les ordres directs de Uasséna , avait à garder Naples et à prendre Gaéte.

En promettant la remise de la dernière de ces places, les députés de Naples n’avaicnl consulté que leurs intérêts et leurs désirs. II eût fallu à cette promesse la ratification du commandant, qui seul eût pu ta livrers I-e cummandaiil, le prince de Hcssc-Philipsthal, secondé par une garnison de huit mille hommes, et pouvant être facilement ravitaillé par mer, jugea qu'il avait d'autres devoirs à remplir envers le roi qui lui avait confié la défense de celle forteresse, cl il les remplit avec honneur. La prise de Gaétc et la soumission des Calabres sont les deux seules difficultés de cette expédition. Nous ne suivrons ni l'une ni l'autre de ces opérations dans tous leurs détails, mais il est à l'égard de toutes deux quelques faits principaux que nous ne pouvons pas omettre entièrement.

Une première occupation des Calabres fut l’ouvrage de quinze jours de marche et de plusieurs combats glorieux, notamment à I^gonegro et à Campotenese. Danscedernier, où le général Roger de Damas combattit à la téle d'un corps de onze mille boinincs, les Napolitains essuyèrent une déroute complète, perdirent leur artillerie, cinq drapeaux, et laissèrent un grand nombre de prisonniers, parmi lesquels étaient les généraux Ricci et Tscliudy. Le second corps de l'armée royale, commandé par le fcld-maréchal Rosenheim , se replia derrière le Coscilc, dont le débordement arrêta les Français un Jour entier. Avec ce second corps se trouvaient les fils du roi , le duc de Calabre et le prince Léopold. Ces deux princes précipitèrent leur retraite sur Reggin, où ils se hâtèrent de s'embarquer. Poursuivis et harcelés par les Français, les débris des deux corps napolitains gagnèrent les bitimeiils de transport qui les attendaient dans I ces parages. Ces bâtiments levèrent l'ancre au moj ment où les Français parurent. Les chaloupes caj nonnières qui protégeaient leur départ firent une j décharge de leur artillerie sur les premiers esca- I drons français qui traversèrent la plage de Penlimclc pour entrer à Reggio. De dix-huit milte hom-

1 * Le 31 févriiT.

imr,]

GütRRE ET l'OLlTigiE.

mes que le comle Roger de Damas avait sons ses ordres, le S mars, deui mille à peine, le 19, pas» sèrent en Sicile.

Dans cette première invasion , les Français avaient pour eux le vœu de la population des Calabres. Ce sentiment était la suite des ravages eicrccs par les bandes de brigands qui s*étaicnt jointes à t'armée royale. Kneouragé par cotte disposition des habitants, le prince Joseph parcou» rut ^ ces provinces, et y reçut des hommages qui redoublèrent lorsqu'elles virent en lui leur souverain. Un message adressé au sénat, le 30 mars, par l'empereur, avait fait connaître à la France cl à l'Europe qu'il reconnaissait pour roi des Deux- Sicilcs son frère Joseph Napoléon. Celui-ci se trouvait i Uagnara , petite ville en face de Messine, lorsqu'il en reçut la nouvelle. Ce fut là qu'il fut salué roi de deux royaumes, dont l’un ne devait jamais lui appartenir. Entré à Reggio, il semblait que c'élail un ancien monarque qui faisait paisiblement U sisilc de scs Étals. La jeune noblesse lui forma une garde d'honneur, et les familles les plus distinguées furent les plus promptes à lui offrir les témoignages de leur soumission.

Après avoir prolongé sa course jusqu'au magnifique |H>rt de Tarcnte, Joseph se hâta de retourner à Naples où il fil une entrée solennelle au milieu des acclamations de la joie publique. Du la part des classes les plus honorables , celle joie ii'était point une déinonstraliuii vaine. Que l'on se rappelle les vengeances qui avaient accompagné la restauration de 1799, et on concevra si la seconde expulsion de la cour pouvait être à leurs yeux une calamité. Les Français d'ailleurs ne se montraient cimcniis que de l'ancien gouvernement. Au moment de la rupture, le séquestre avait été mis sur les bâliincDts napolitains i Gènes et dans quelques autres ports; l'empcrour l'avait fait lever, aussitôt qu'il en avait eu connaissance. Dans la foule même qui se pressait autour de Joseph, on distinguait un grand nombre de Napolitains qui venaient d’étre arraches aux fers des régences barbaresques, par la puissante influence de Napoléon.

t'n seul incident vint troubler l'éclat de ces fêtes, ce fut la prise de Capri. Ce jour même, l'amiral anglais Sidney- Smith, comme s'il eût été dans sa destinée de contrarier partout la fortune de Bonaparte ou de sa famille, parut devant Naples avec quatre vaisseaux, deux frégates, des bombardes et des canonnières, non pour faire contre celte ville une tentative qui n'câl pas été sans péril, mais dans l'intention d’exécuter un coup de main plus utile. Le rocher de Capri, présume suf-

■ Avril.

flsamment garanti par sa propre force, n'avait pour garnison qu'une centaine d'hommes commandés par un capitaine. Sommé de se rendre, cet officier répondit qu'il se défendrait jusqu'à la mort. Sa mort seule en effet, après une admirable résistance, livra ce rocher aux Angl.iis. L.i poignée d'hommes qui restait sortit avec les honneurs de 1.1 guerre et fut renvoyée à Naples.

Cependant la cour de Paterme ne demeurait pas inactive. Elle entretenait dans les Calabres des intelligences, qui. si elles n'étaient pas les plus honorables pour elle, étaient peut-être les plus propro.s à remplir ses vues dans ces provinces. I.es principaux de ses correspondanLs étaient de célèbres malfaiteurs; ses messagers des bandits relâchés des galères. Sa plus grande force y consistait dans des escouades d'assassins qu'elle ne dédaignait pas de couvrir du nom sacré de l’autorilc royale. Soit inconstance naturelle des habitants, soit impatience des charges que traîne toujours à sa suite l'occupalion étrangère, un changement sensible s'élail aussi opéré, même dans l’esprit de la partie de la population qui avait le mieux accueilli les Français, f.c moment était favorable pour une grande tentative, mais elle ne pouvait avoir lieu que par le secours des Anglais. Le générai Stuart, qui avait remplacé sir John Grcig dans le commandement des troupes anglaises en Sicile, montrait peu de disposition pour une telle entreprise. Il s'y laissa entraîner par les instances de l'amiral Sidncy-Srnilh. Ce dernier, avide de célébrité et prêt à tout hasarder pour nuire aux Français, avait reçu du roi Ferdinand les pouvoirs les plus étendus dans les Calabres cl même le titre de vIcc-roL I.c juillet, Ia flotte britannique sortit du port de .Messine avec cinq mille hommes de troupes anglaises et trois mille de troupes siciliennes. Elle fil voile vers Strornbuli et ensuite alla opérer le débarquement dans le golfe de Sainlc-Euphémie. Nul obstacle ne s’y op|K)sa.

Le général Reynier, qui commandait dans les Calabres, se hâta de rassembler les troupes les moins éloignées de lui, au nombre de quatre mille cinq cenU hommes à peu près, et vint occuper le village de Naida, ayant son front couvert par le fleuve i’.Amato. On a prétendu que ce général aurait pu prendre position sur les montagnes des en- V irons cl y attendre avec avantage l'attaque des Anglais; mais soit qu'emporté par une aveugle confiance il crût, comme ceux-ci le prétendent, triompher d'eux sans un grand effort, soit qu'entendant üc toutes parts sonner le tocsin, et voyant les paysans courir aux armes, il jugeât plus opportun de combattre les Anglais seuls que de laisser s'opérer leur jonction avec les insurgés, il or

CUAPITRE LIV.

doanaaugciiéralCompèrc,quiconimandaiiravantgardc, de passer l’Aniatoelde marcher contre l’ennemi. Les Anglais, préparés à le bien recevoir, ne donnèrent pas à ce général le temps de former sa brigade. Leur artillerie et leurs artilleurs firent un terrible ravage et mirent en un moment sept eents hommes hors de combat. La confusion jetée ainsi dans ravant gardc française, en l'obligeant à rétrograder, s'opposa au mouvement du reste de la division qui s'avançait pour la soutenir. Le général ! Compère, en faisant de vains cfTorts pour rallier sa ' troupe, ayant eu le bras cassé d'une balle, tomba ; au pouvoir des Anglais, trophée nouveau pour eux ' et dont ils ne manquèrent pas de s'enorgueillir. Cette affaire s'est transformée dans leurs bulletins cti une brillante victoire, qui a pris une place glo- , rieuse dans leurs annales, quoiqu'ils conviennent qu'elle n'eut, ni pour eux, ni pour le roi de Sicile, aucun résultat. Cette victoire n’alla pas plus loin que les bords de l'Amato. Le 230 régiment seul suffit pour les y arrêter, et le général Reynier, sentant Je péril d'une lutte inégale, se retira en bon ordre sur Catanzaro. Là, peu de temps après, il reçut Tordre du maréchal Masséna de faire sa retraite sur Cassano, où il attendrait que la prise prochaine de Gacte laissât libres des forces suffisantes pour apaiser les troubles des Calabres.

En ce moment commença une horrible guerre ou plutôt un exécrable brigandage dont les atrocités font frémir. Le général anglais Stuart en fut lui-même épouvanté, et on doit dire, à sa louange, qu'il fit tout ce que peut faire un homme d'honneur pour sauver du moins quelques victimes. Sidney-Smith ne mérita pas en cette circonstance les mêmes éloges ; il ne vil que le but sans songer aux instruments; il fournissait de l'argcnl, des armes, des munitions de guerre; si personnellement il avait horreur des crimes, il multipliait pour les brigands les moyens d'en commettre. Pendant quelque temps, le général Stuart se tenant sur les bords de la mer, le général Reynier restant immobile à Cassano , les Calabres n’appartinrent ni aux Anglais ni aux Français, mais aux bandits les plus sanguinaires, telsquele prêtre infâme Pane di Grano, le sbire Sciarpa et le féroce Fra-Uiavolo.

Masséna était encore devant Gaëte. Par la nature du terrain et d'après le système de scs fortifications, cette place n’avail pu être attaquée que selon les règles de l'art, ce qui avait exigé quelques délais pour les seuls préparatifs. La direction du siège reposait presque tout entière sur le général du génie Campredon, que secondait avec beaucoup de laleiil un jeune officier de la plus haute espé-

' Le ISjiiiltel.

rance, le général Vallongue. Celui-ci qui conduisait depuis lecommencementles travaux delà tranchée, n'était pas destiné à voir,un succès auquel il avait si noblement concouru. Un éclat d'obus le frappa mortellement à la tète dans la journée du 29 juin. Peut-être le genre de courage que les Français déployèrent en cette circonstance est-il le plus glorieux de tous, car c'est celui qui achète le plus chèrement la gloire ; c'était le courage d’une immobile patience. Pendant quatre mois ils avaient, sans y répondre, soutenu le feu que les assiégés faisaient sur eux. La place leur avait envoyé cent vingt mille boulets et vingt- deux mille Ivombes, avant qu'ils l'eussent honorée d’un seul coup de canon. Le 7 juillet seulement, ils démasquèrent leurs batteries et firent jouer à la fois vingt-trois mortiers et cinquante-quatre pièces du calibre de 2 { et de 32. Au bout de quelques jours, les batteries de la place étaient en partie démontées; le prince de Hesse -Philipstbal, blessé mortellement d’un éclat de bombe, fut porté à bord d'un bâtiment anglais. Le dixième jour, la brèche faite à la citadelle étant assez large pour donner passage à seize hommes de front, trois colonnes étaient disposées pour monter à l'assaut ; les grenadiers qui formaient la première demandaient le signal, lorsque des parlementaires > proposèrent une capitulation. La défense avait été honorable , Masséna n’imposa que d'honorables conditions. garnison, qui était encore de sept mille hommes , obtint la faculté de garder scs armes et de s’embarquer pour la Sicile avec huit pièces de campagne, sous la condition de ne servir ni contre la France ni contre le roi Joseph, pendant un an et un jour. Toute l’artillerie de la place resta aux vainqueurs. On y trouva des mortiers marqués des armes anglaises. La perte que la garnison avait faite dans les dix derniers jours était égale à celle des Français pendant toute la durée du siège. Elle était de mille hommes à peu près pour chacun des deux partis.

La prise de Gacte par Masséna ayant délivré le nord-ouest du royaume de toute inquiétude, l'Apulic et les Abruzzes étant maintenues dans le repos par le général Gouvion Saint- Cyr, il ne restait à faire rentrer dans l'ordre que les Calabres , où le général Reynier avait dù se tenir dans une prudente inaction au camp retranché de Cassano. Un décret royal déclara ces provinces en état de guerre, et conféra au maréchal Masséna tous les pouvoirs civils et militaires. L’issue de la nouvelle campagne qu'il commençait ne pouvait pas être incertaine, mais les pertes que coûte une guerre de ce genre sont toujours trop considérables. Il fallut emporter des postes à la baïonnette, brûler des villes et des villages , cl souvent, pour rétablir le

GUERRE ET POLITIQUE

calme, faire de véritables solitudes. A l'approche des Français , le général Stuart avait fait eipbarquer * ses troupes pour retourner en Sicile. Les masses royales ayant été promptement dissoutes, il ne restait plus qu'à en exterminer les restes. Une idée morale bien appliquée eut un effet infiniment utile. La crainte d'être fusillé ne décourageait pas plus le paysan que le véritable bandit. Au lieu d’accorder aux insurgés une mort qu’ils trouvaient glorieuse, àlasséna fit dresser des potences, et punit, par ce genre de supplice, les premiers qui lui tombèrent entre les mains. Cette manière de procéder établit une scission entre les habitants insurgés et les brigands de profession. Los paysans i rentrèrent dans leurs villages, et, pour s'absoudre eux-mêmes, ils livrèrent leurs chefs. Fra-Diavolo ! fut ainsi arrêté. Ce chef fameux n'avait que le cou- ; rage de la férocité; il mourut en lâche. Le pays fut soumis une seconde fois; mais la soumission ne fut encore qu'incomplète. Il faudra un troisième effort pour déraciner de ces contrées, non pas seulement l'esprit d'insurrection, ce qui n’est pas le plus difficile, mais l'esprit de meurtre et de pillage. Ce sera un vrai miracle; il s’opérera plus tard.

Pour ne point interrompre le récit des événements de la guerre , je me suis abstenu de toute réflexion sur l'élévation du prince Joseph au trône de Sicile. Ce fait est cependant digne de remarque sous plus d’un rapport.

D'abord le mode même de celte élévation est tout à fait nouveau. Lorsque la dignité royale a été conférée aux maisons de Bavière cl de Wurtemberg, quoique la forme suivie en cette circonstance ail paru fort extraordinaire, du moins c’était par un traité solennel entre deux grands Etats que le titre nouveau de ces maisons était consacré.

Il avait fallu le concours de deux volontés; aujourd’hui une seule va suffire. Il semble que Napolédn. ail voulu parodier le grand exemple de la création du monde, en disant : Que mon frère soit roi : cl son frère a été roi en effet; il a été reconnu comme tel par toutes les puissances continentales. :

Le texte de l'acte impérial, qui décerne ainsi ' une couronne, mérite d'élre rapporté, u Ix;s inté- >• rèls de notre peuple , dit l’empereur, l’honneur » de notre couronne et la tranquillité du continent » de l'Europe, veulent que nous assurions d’une ' >• manière stable et définitive le sort des peuples <• de Naples et de Sicile tombés en notre pouvoir >• par le droit de conquête , et fbi$ant d'ailleurs

' Le 5 sepleinbre. I

’ • Je (cnuis mon isolement , je jetais de tons côtés j O des ancres de salut au fond de la mer. Quels ap- | » puis plus naturels pour moi que mes proches ? Pou- I

Il partie du grand empire, nous avons déclaré et Il déclarons reconnaître pour roi des Dcux-Sicilcs » notre bien-aimé frère Joseph Napoléon. » C’est l’empereur qui naguère, comme nous l'avons vu, a jeté en avant la prétention tout à fait neuve que l’Italie faisait partie du grand empire; et maintenant, prenant acte de ce fait supposé, qui n’a d’autre garantie que son propre témoignage , il s’en forme un titre pour disposer d’un trône en faveur de son frère.

Une autre question plus sérieuse se présente, et celle-là SC rapporte à un système de conduite que l’on croit n’avoir pas été sans influence sur la destinée de Napoléon, c’est ou le sentiment ou le calcul qui lui fit vouloir des trônes et d’autres principautés souveraines pour sa famille. J’avoue sans détour qu’à mes yeux ce nombreux entourage de frères et de soeurs a été un vrai malheur pour lui. Ses quatre frères, Joseph, Lucien, Louis et Jérôme, n’élaicnl pas dépourvus de mérite; entre scs trois sœurs, deux étaient remarquable^ par la beauté, deux ont montré beaucoup de fermeté d’esprit et de caractère. Homme privé , il n’aurait eu qu’à s’applaudir des liens que lui .avait créés la nature. Chef d’un grand empire, il avait, dans ces liens, des embarras et des difficultés de plus. Seul, il n’aurait eu à satisfaire que l’intérêt de sa propre ambition. En admettant même que, dans la grandeur de sa famille, il ne cherchât que des appuis 2 pour la sienne, le besoin d’assurer à ses frères et à scs sœurs une existence élevée, devenait une occasion nécessaire de mesures qui ne pouvaient pas tontes être sans de graves conséquences. Exempt de liens semblables, s’il était dans sa destinée de détrôner des rois, il aurait pu, comme Alexandre, leur chercher, sous le chaume, des Abdolonymes pour successeurs, ou, sans sortir du palais des dynasties vaincues, il aurait choisi, pour régner, celui de leurs rejetons qui lui eût inspiré le plus de confiance. A Naples, une telle transaction était facile, et il n’cùt dépendu que de lui d’appeler au trône le fils aîné du roi Ferdinand , le duc de Calabre. La cour fugitive était même résignée à cet arrangement. L’empereur Napoléon avait d'autres vues. Dans la position où il se trouvait , a-t-il eu raison d’en avoir d’autres? La morale et l’événement sont pour la négative. La politique est au moins indécise. De tout temps ce fut un axiome, une règle de politique, que toute famille régnante doit étendre scs branches et occuper le plus de trônes * qu’il

• vais -je mieux attendre de la part dra étrangers?»

Mémoir** de Sainle-Hflène.

* Ce calcul est souvent trompé. A peine le petit-fils de Louis XIV fut-il awis sur le trône d’F.spagnr qnc ce

CHAnTIlE UV.

[me.]

csl possible*. Celte conduite a pour elle surtout Pautorité des maisons d'Autriche et de France. Qiiclquefois l'ambition se perd par les eiïorts qu'elle Tait dans ce dessein, et on sait à quelle extrémité fut réduit Louis XIV dans la lutte qu'il soutint pour établir son pelil-fîh en Espagne. Quand le but a été alleint, les dangers qu'on a courus disparaissent et s'oublient. Le crime de Napoléon est donc toujours de n'avoir pas réussi; mais si l'on preteu' | dait juger chacun de ses actes par le dénuüment de sa vie dans son ensemble, ce serait à coup sur une manière de procéder tout à fait vicieuse, puis* que de vingt causes que l'un pourrait regarder comme ayant amené sa perle, une seule peut être a été péremptoire cl décisive. Napoléon fondait une dynastie. Les idées dynastiques durent entrer dans son esprit, mais elles y enlraietil niodiûées par scs antécédents , par scs intérêts. Quoiqu'on montant sur le trône il eût rejeté loin de lui les théories républicaines de la convention cl du directoire, il avait |K)rlé dans sa monarchie quelques-uns des princi|ies les plus essentiels de la révolution française, et il pouvait, sans une folle conliancc, se flatter d*élre regarde comme un bienfaiteur par les peuples auxquels il étendrait rapplication de ces mêmes principes. A .Naples, par exemple, toutes les classes éclairées avaient, en 1700, embrassé les doctrines françaises du temps. Sans vouloir rendre aux Napolitains les formes de la république parthénopceime, il entrait dans ses vues de leur procurer un gouvernement qui, s'il ne devait pas être moins absolu en réalité que celui de Ferdinand, devait du moins se conduire par des maximes plus corifurines au bien-être général de ce royaume. L'empereur pouvait justement csp«'Tcr que le gouvcrnenicnt de son frère Joseph, dirigé d'après l'esprit de celui de France, ne ferait pas regretter aux Napolitains le règne du ministre Aclon et de la reine Caroline. En cITet, quelles qu’aient été les fautes dos rois créés par Napoléon;' ils ont opéré dans les États qui leur ont été soumis d'importantes améliorations , commandées, si l'on veut, par des calculs d'utilité personnelle, mais qui cependant tenaient aux idées alors reçues en France et avouées par la raison sous l'empire comme sous la république.

Nul autre État cil Europe n'ofTrait peut-être une administration aussi abusive que celle du royaume de Naples. Justice, police, (inances, tout y était dans une épouvantable confusion. Le plus vaste

royaume le trouva lié aux ennemi* de U France. Pour Napoléon, l'épreuve a été moin* beureuseencore, • Nom-

• maift-je un roi? dil-il, auasiiôt il se croyait roi parla

• grdr* tU> uni le mot eat épidémique. Ce n'é-

champ éltil ouvert à ta réforme; et la réforme était appelée par les vœux mêmes de la classe qui profilait des abus. Nulle démarcation n'existait entre les divers pouvoirs. Une bonne organisation du ministère servit à en marquer mieux les limites. Antérieurement les provinces étaient sacrifiées à la capitale, où étaient concenirés tous les corps administratifs et judiciaires; les provinces virent s'opérer une meilleure division du territoire; elles curent leurs admini.slralions locales, leurs institutions judiciaires. Le sol .icquit de la valeur par la suppression de la féodalité, suppression * d'autant plus nécessaire que le régime féoiJal subsistait encore dans ce pays avec tous les vices de son origine. Les biens qui avaient été possédés en seigneuries féodales furent soumis à l'impôt. Les cités, les chAlcaux, les terres, appartenant même à la couronne, furent régis scion la loi commune. La noblesse héréditaire n'éuil pas détruite, mais elle cessait d'être oppressive. Le nombre des couvents fut d'abord restreint. Ensuite certains ordres furent entièrement supprimés. La suppression cependant ne fut point aveugle. On conserva plusieurs abbayes célèbres par les m.inuscrits précieux dont elles étaient dépositaires. Une partie des biens des couvents supprimés fut consacrée au payement de la dette publique, une partie à la fondation de colleges et d'ccoles. I/inslruction des deux sexes avait jusqu'alors été fort négligée. Il fut établi dans chaque province un collège pour les jeunes gens et une maison d'éducation pour les femmes. Naples vit s'élever des écoles militaires, de marine, de dessin, et diverses autres institutions utiles, particulièrement un institut national composé de trois ar.idémies. Il est à regretter sans doute que les gouvernements, ainsi implantés au dehors par Napoléon, n'aient pas porté aux peuples le bienfait d'une liberté politique bien ordonnée; mais il ne faut 4ias oublier que tout gouvernement nouveau a beéoin d'élre fort, et que pour un tel gouverneniepl il peut être difficile d'introduire la liberté politique là où elle n'existe pas. t^Hioi qu'il en soit, on ne saurait disconvenir qu'à côté des malheurs temporaires attachés aux révolutions qui ont fait passer des princes nouveaux sur les trônes de quelques anciennes dynasties, ce passage a semé, sur le sol que ces dynasties laissaient en friche, des germes prérieiix de fécondité. C'est une vérité fâcheuse, mais incontestable , que si dans ces pays le gothique édifice des abus du vieux temps n'eût pas été

• lait pliu un lieuienant «ur lequel je pouvaU me

• reposer, c'éiait un ennemi de plus dont je devais

• m'occuper. •

' Décret du 4 août 180.5.

GUI'RRE ET POLlTIQrE.

renversé par une Icnipélc, il eût pu, avec le même gouvernement , se perpétuer encore pendant des siècles, tandisqu’un changement même iiislanlané de souverain en a précipité la chute et a donné naissance à une organisation meilleure. En vain, après leur rétablissement et en haine du pouvoir qui les a momentanément remplacées, les dynasties remontées sur le trûne cherchent à détruire ce qui a été fait pendant leur absence. Il reste toujours quelques germes cachés qui , plus tard , soit par elles, quand leur colère aura cessé, soit malgré elles, Gniront par porter leurs fruits. La question qucj'ai posée présentant ainsi plusieurs aspects susceptibles de controverse, sans vouloir décider si le système de Napoléon a été plus ou moins excusable en morale, plus ou moins sage en politique, il semble en déGnitive que , dans ce mouvement fantasmagorique de rois qui a rajeuni forcément la vieille royauté , le genre humain dans son ensemble a plutôt gagné que perdu.

L’élévation du prince Joseph au trône de Naples, comme le mariage du prince Eugène avec une Glle du roi de Bavière , et l'adoption qui appelait éventuellement ce dernier au trône d’Italie , n’étaient que le commencement du système , bon ou mauvais, adopté par l'empereur dans l'intention de donner de la force et du lustre a son empire. Plusieurs autres membres de sa famille et les principaux personnages, militaires ou civils, honorés de sa coiiGancc, reçurent également les uns des souverainetés, les autres des titres seulement avec des revenus.

Par des décrets du 1 5 et du SO mars, l'empereur conféra des principautés à scs beaux-frères;

Au prince Murat, la souveraineté du duché de Elèves et de Berg , cédé à la France par la Bavière ;

Au prince Borghèse, la propriété et souveraineté de la principauté de Guastalla ; ^

Au prince de Lucques, la souveraineté et propriété des pays de Massa et Carrara. ^

Il conféra de même , en toute propriété et souveraineté,

Au maréchal Berthicr, la principauté de Neufchàtel et Walicngin , cédée par le roi de Prusse ;

Au maréchal Bernadotte la principauté de Ponle-Corvo.

A M. de Tallcyrand ministre des relations extérieures, la principauté de Bénévent;

Sans droit de souveraineté, à l'archichancelier de l’empire Cambacérès, le titre de duc de Parme, cl à l'architrésoricr Le Brun , le titre de duc de Plaisance.

' ti juin.

En disposant du royaume de Naples en faveur de son frère Joseph, l’empereur avait institué <lans ce royaume six grands fiefs pour être à sa nomination et à celle de ses successeurs. Il s'était réservé en outre un million do rente pour être distribué par lui aux généraux, ofliciers et soldats ayant rendu le plus de services au trône et à la patrie.

Parle décret qui incorpora au royaume d'Italie les États vénitiens, tels que les avait cédés l'cmpcrcur d’Allemagne par la paix de Prcsbuurg, l'cmpcrcur avait de mcinc érigé douze provinces ou districts en grands fiefs de l'empire , attachant à ces fiefs le quinzième du revenu que le royaume d’Italie retirerait de ces provinces. Il créait de plus, sur le Mont -Napoléon de Milan, une rente annuelle de douze cent mille francs, également destinée à la récompense des services rendus à l’État.

J.CS titres de ducs seront bientôt-distribués par l'empereur aux maréchaux , ministres, généraux ou autres personnes qu'il jugera- dignes de celle distinction. Les revenus réservés à Milan et à Naples se subdivisèrent en fractions nombreuses , et leur répartition descendit jusque dans les derniers rangs de rarinéc.

Dans tous les actes que nous venons de rapporter, l'empereur n’a eu, pour ainsi dire , qu'à faire l'emploi de possessions et de revenus que le droit de conquête avait mis entre scs mains. Une autre innovation d’une nature non moins grave se préparait ailleurs par la négociation. Ce n'était pas assez pour Napoléon d'imposer des rois aux peuples ; il fallait que les peuples vitissent lui demander des rois. C’était lui qui avait placé son frère Joseph sur le trône de Naples; ce fut la Hollande qui vint offrir le trône à son frère Louis.

Depuis le jour où la victoire avait conduit nos armées sur le sol batavo, ce pays avait ressenti le eontrc-coup de toutes les révolutions opérées dans le gouvernement de la France. La différence naturelle des intérêts des deu.x pays avait entretenu une lutte perpétuelle entre les gouvernements, lutte dans laquelle le plus faible succombait sans cesse, mais sans pouvoir se résigner de l>onne foi à tout souffrir pour satisfaire aux vues d'une politique qui n'avait pas son interet direct pour objet, destinée commune à tout État d'un ordre inférieur tombé dans la dépendance d’un voisin puissant. I.a France , en changeant ellc-mémc de forme de gouvernement, avait beau transporter sa forme nouvelle en Hollande, elle ii’y retrouvait pas moins bientôt après les memes difficultés , parce que les

’ Mèm» jour.

CIlAhITRE LIV.

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intérêts du pays ne changeaient pas. L'idée de métamorphoser la république balave en royaume pour lui frère de Napoléon , convenait également aux deux parties : à l'empereur, qui espérait trou* ver dans un de ses frères un assujettissement plus complet au système de la France; à la Hollande, qui comptait avoir, dans ce frère do Napoléon, devenu son roi , un bouclier contre les prétentions excessives du gouvernement français, ou du moins un titre à plus d'égards et de ménagements. Les discours adressés par les Hollandais à l’empercnr et au prince Louis, les réponses du prince I.nuis et de l'empereur, le Irailé même signé ‘ à Paris entre la France et la république batave, tous les actes obligés en de telles circonstances présentaient vainement une foule d'autres considérations comme ayant décidé la conduite de Na|>oléon et de la Hollande. La seule, la véritable cause de leur détermination respective est celle que nous venons d'exprimer. La Hollande et Napoléon seront également trompes dans leur espérance; mais, avant l’épreuve des faits^ celle confiance avait été naturelle de part et d'autre. En plaçant ses frères sur des trônes étrangers, Napoléon ne leur dissimulait pas que, sur ces trônes, i'inlérél de la France devait toujours être leur première pensée. « Que la Hol- » lande^ dit-il à son frère I.ouis, vous doive des H rois qui protègent ses libertés, scs lois cl sa reli- « gion, mais ne cesses jamais d'étre Français. » La suzeraineté de Napoléon sur les Etals de ses frères cl beaux-frères était consacrée par de grandes dignités héréditaires qui tenaient ces princes et leurs successeurs attachés à l'empire. Le roi de Naples devait être à perpétuité grand électeur; le roi de Hollande, connétable; et^lc duc de Berg, grand amiral. I.es autres principautés et duchés étaient donnés comme grands fiefs de la couronne. !

Au reste, quant à la Hollande, si l'on excepte l’introduction des litres de cour, auxquels cependant les oreilles hollandaises s'accoutumèrent plus aisément qu'on n’cûl pu le croire . la conslilulion JMHMrciiiqae, donnée à ce pays, différa peu de ses . aMüifhltioni républicaines, cl on ne fut pas moins ^ libre sous le roi Louis qu'on l'avait été sous les * SUIbouders et sous les derniers gouvernements.

Dans cette prise de possession de deux royaumes et de diverses principautés au profil de sa famille, parmi les motifs qui ont dirigé l'empereur Napoléon, il y a sans contredit la part de la vanité et de l'orgueil, niais en même temps la part d'une politique ayant pour objet de corroborer le trône principal par l'agglomération de trônes dépendants dont toutes les ressources doivent être

Le 94 mai.

employées i sa défense. Naples et la Hollande sont les moyens; la France est Je but; ce n'est pas la France qui a le droit de se plaindre. D'après les révélations faites à l'Europe par la publication des pièces diplomalique.s communiquées au parlement I d’Angleterre, la démonstration , comme nous l'a- I vons fait remarquer, étant acquise que le plan de I la troisième coalition , formé par les cours de Lonlires, de l’élersliourg cl de Vienne plus de six mois I avant les événements qui furent allégués pour prétextes de guerre, ne tendait k rien moins qu'à faire rentrer la France dans son ancienne fron- I (ière, quel parti rcslait-ii à Napoléon, sinon d’afi fermir tellement, dans les Étals soumis à son influence, sa propre domination sous la royauté nominale de ses frères, que tous les efforts du reste du continent, soulevé contre loi et soudoyé par rAngIclerrc, vinssent échouer contre le roc colossal de sa puissance?

Le mémo jour où une ambassade extraordinaire des états de Hollande avait demande un roi à la France, Napoléon, avant de la recevoir, avait donné audience k un ambassadeur ottoman qui ' venait, au nom de la Sublime Forte, saluer en lui la dignité impériale. Courtisan de la force , comme les puissances les plus civilisées, le cabinet de Constantinople avait regardé ses liens avec la Russie sinon comme rompus, du moins comme reléchés par la bataille d'Austerlitz. Ainsi dans le même moment Napoléon affermissait sa domination sur un État limitrophe, et recouvrait au loin l'un des plus anciens alliés de la France. ■ Tout I» ce qui arrivera d'heureux ou de malheureux

• aux Ottomans, disait-il, sera heureux ou mal- » heureux pour la France. H. l’ambassadeur,

H transmettez ces paroles au sultan Sélim. Qu’il » s'en souvienne toutes les fois que mes ennemis, n qui sont aussi les siens , voudront arriver jusqu'à

* lui. Il ne peut jamais avoir rien à craindre de » moi. Uni avec moi, il n’aura jamais à redouter I» la pui.ssancc d'aucun de scs ennemis. » Ces paroles |K)Ovaient paraître orgueilleuses; elles n'étaient que vraies. Si l'alliance qui se formera bientôt eût été, de part cl d'autre, fidèlement observée, les deux pays en auraient retiré un immense avantage. Napoléon à Tilsitl, pour se concilier le cabinet de Félersbourg, paraîtra oublier un nioment les intérêts de la Forte Ottomane, mais il ne tardera pas à s'en repentir et i se débattre contre la Russie, afin de reprendre l'assentiment verfa.il qu'il aura donné aux projets usurpateurs de ce cabinet. Plus tard, il sera lui-méme cruellement puni de ces vacillations par l'infidélité de la Turquie, et surtout par le moment fatal choisi pour cette infidélité.

tISM)

(^PÉnATtONS MARITIMES.

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