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CHAPITRE LV

OPÉRATIONS NARITIUES.

Groitijrv de l'imiril Lioot» d«n« ITnde. — Exc^s de prudence de Paniiral Lidoii. — Seconde croiaière de Linoi». — Troisième croitièi'c et combat dans lequel Linois est fait prisonnier. — Croisière de Pamirat Lallemand. — Desimetion de l'eacadre commandée par Tamiral Leiuègnes. — Dispersion de reaeadre de Pamiral Willaumex. battue par la tempête. — Dévastation de qnelqnes établiasements anglais sur les cétes d'Afrique. — Combats particuliers honorables pour la narine française. — Prise du cap de Bonne-Espéranee par les Anglais. — Inra* sion de Buénos>Ayres par les Anglais. — Reprise de Buénos-Ayres par les Espagnols. — Tentative tics Anglais contre Monte-Video.

Tandis qae Napoléon réconciliait avec la France l'un de ses plus anciens alliés; qnc, maître dn continent, il unissait sa famille aux pl#s bntiques maisons de l'Allemagne, donnai! des principautés â scs maréchaux et des royaumes A ses frères, l'Angleterre exerçait sur les mers un empire désormais incontesté et y portait les derniers coups A la marine française. Par ce balancement de succès sur des éléments diiers , la fortune semblait se plaire A maintenir l'équilibre entre les deux pays. Chaque soulèvement des Étals européens, fomenté par les Anglais, avait fourni à Napoléon la matière de nouveaux triomphes. Chaque expédition, partie des ports de France, préparait aux Anglais des triomphes semblables. Partout le roi de la terre retrouvait, pour mettre un focin à son orgueil, les inévitables dominateurs de la mer.

Comme la vaste complication des débats dans lesquels nous allons bientôt être engagés nous permettrait difficilement de quitter les discussions des cabinets ou les champs de bataille de Prusse et de Pologne pour nous élancer sur l'Océan , il semble plus opportun de présenter auparavant un court exposé des opérations navales qui réduisirent la France à un tel état de détresse, qu'elle dbt, pour un certain temps, renoncer à tonte idée de mesurer ses forces contre celles de sa rivale.

Le terrible désastre deTrafalgarest encore présent à toutes les imaginations. Après avoir, dans ce grand combat, perdu la masse principale de scs armements, il ne restait plus à la France que d'en

t BlblUX,

I détruire Içs devniers débris darihdes engagements partiels, llésonuais toute idée audacieuse lui est interdite. Envahir TAnglelerre, mêno.-lTdandc,

I ces projets naguère si voisins de leuraoodmpttssc- I ment ne sont plus que des chimères ajournées A un temps indéfini. Mais falliit-il cependant ronoo- ! cer à toute espèce d'entreprise? Fallait-il laisser aux [ Anglais la possession paisible de toutes les mers,

> sans porter la moindre atteinte à leur navigation commerciale? prudence ordouoail-elle d'abandonner, MHS renforts, sans secours, ce que nous I avions encore de colonies, pour garder en réserve dans nos ports , jiisqn'è des temps plus propices , les vaisseaux et autres bAliments de giietre. échappés i la destruction des précédctiles batailles? 11 était difficile de s'y résigner. Le gouvernement parut croire que la colère du sort devait cire épuisée: qu'il ne lui serait pas impossible Je secourir quelqu'une deses coIoTiies. de tromper les escadres anglaises, et, s'il ne pouvait reconquérir la gtotre dans des combats mnivcaux, de causer du moins on dommage sensible au commerce ennemi* &HF espérances ont été déçues ; n’aj anl p.i$ réussi, il b du être blâmé. Avant de suivre sur i'Océan atlantique et sur la mer des Antilles les amiraux Lallemand, Leissègues et Willaumex, nous avons i raconter le dénoùment fâcheux de la croisière longtemps heureuse de famiral Linois dans l'Océan indien.

Ce dernier amiral, arrivé, en 1805, devant Pondichéry, pour en reprendre possession â l’époqutf J où l'Angleterre rompait It traité d'Apsiens, s'était.''

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