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chargé une commission de recevoir le serment de ce fonctionnaire. De U un démêlé entre ic préfet et l'adjoint de la mairie. « Le préfet, écrivit Napo*
* léon, ne s'est point comporté, en celte circon- » stance, avec l'esprit de conciliation dont il est
■ dans mes intentions que mes agents usent entre » eux. La subordination civile n'est point aveugle » et absolue. Elle admet des raisonnements et des
* observations, quelle que puisse être la biérar- » chie des autorités.... Quelle opinion a-t>ii donc n des égards qu'il doit à la capitale du pays qu'il H administre , puisqu'il dédaigne de se rendre k » l'hétel de ville pour iuslallcr son maire? Si je » m'étais trouvé à Dijon, eu cette circonstance, je
« me serais fait un plaisir de celte ÎDSlallalion
» Le préfet est un magistrat populaire, mais le » maire est plus particulièrement le magistral de
* la ville. Les honneurs qu'on accorde à un maire
■ lors d'une installation soleonelie, sont une marm que de considération pour la ville et une fêle M communale. Je n'exige d'obéissance aveugle que
dans le militaire. Les préfets ne sont, que trop M enclins i un gouvernement tranchant, dholfairu M à mes principes et k l'esprit de l'orgafiisalion ad-
» minislralive a Après d'autres expressions de
mécontentement sur la conduite du préfet qui avait dédaigné ses plus bellesel ses plusdouces fonctions, il ajoutait : « L'autorité des pré/h/s esl trop con$i~
* dirabte; il y a é en craindre l'abus plus que ic > relAcbcment.... » Pourquoi Napoléon qui aimei voir, même dans un préfet, un magistrat populaire, n’a-t'il pas pu comprendre que le maire d'une ville, au lieu d'étre nommé par le chef de l'État, aurait dù être l’homme du choix des habitants? Alors, scion ses propres termes, l'installalion d’un maire eût été une fête communale; mais, en partant ^^me dit système établi, U Ihui reconnaître que sgi ipItntioDS sont justes , qu’elles ont un but utUéf gÿiiérenx^ patriotique même, et que, s'il ne sainit ni UuU^e que vaut pour une naUoo la liberté pqUUquej' ai comment elle doit être établie, sa voioi^ person^Qp, trop contrariée par le cours des événements généraux, tendait à instituer pour la France le mode de gouvernement le plus propre i la consoler de l’absence de celle liberté qui lui manquait, üii voit qu'il jugeait bien ce qu'il y avait d'inconvénients dans l'excessive autorité des préfets, mais les besoins de la guerre lui rendaient indispensable an dedans une grande force cl une grande rapidité dans l'action administrative, et de lé les obstacles qui l’empêchaient d'exécuter les améliorations dont son œil pénétrant avait aperçu la nécessité.
Quoique rctnpereur eût eu, dès 1803. quelques griefs contre la cour de Rome, il n'avait alors qu'à
se féliciter de la conduite générale du clergé français. De son cèlé il lui accordait une protection dont la sincérité ne pouvait pas être suspecte, car clic avait son intérêt pour garant, mais cette disposition personnelle de l'empereur n'étaît pas celle des principaux agents du pouvoir. Plusieurs préfets ne craignaient mémo pas de braver àect égard les intentions manifestes du chef de l'État. L'un avait l'indiscrétion d'afficher en public des principes irréligieux. Un autre, é propos des levées de jeunes gens, inquiétait les ecclésiastiques que leur
i âge ne semblait pas avoir dû affranchir du service militaire, et l'irrévérence en ce genre s'était élevée jusqu'à un évêque. Le premier de ecs préfets était un homme padiculièremenl estimé de l'empereur par sa droiture et son intégrité. Napoléon chargea le ministre de lui adresser de bienveillantes re* montrances, et quelque temps après il le Gl |tasser à une autre place non moins avaiilageusp, ospls qui n'imposait pas les mêmes devoirs. Son mécoMeiitement s'exprima d'une manière plus vive envers le second. « Il y a , dtsail-il, dans la conduite de » ce préfet une ^te d’inconsidëralion, pcul éirc U même des principes de mépris pour l'épiscopat, » qui doivent surprendre extrêmement dans un n fonctionnaire public, lequel ne doit pas ignorer à » quel point le cle^sé a bien servi l'État dans toutes K les circonstances importantes et surtout en ce qui » concerne la conscription. >• La suite de cet incident fut un décret qui dispensa du service militaire les ecclésiastiques engagés dans les ordres sacrés.
Une mesure qui eût clé un acte de sagesse, si elle n’avait pas eu son principe dans un intérêt privé plus que dans l'intérêt général, fût l'ado|>üon d’un catéchisme uniforme pour tous les diocèses. cour de Rome ne demanda pas mieuxque
de seconder l'empereur dans cette mesure. Ce catéchisme, qui plaçait la dynastie de Napoléon sous la prde des sentiments religieux, qui faisait presque de cette dynastie un article de foi , fut revêtu de l'approbation du cardinal- légat. L'empereur ne voulait voir que le service qui lui était rendu. Il ne songeait pas qu'en étendant ainsi, même dans son intérêt direct, l'action du sainl-siége en France, il préparait à raotorité pontifîcale des moyens d'influence dont elle pourrait un jour se servir contre lui. L'ulililé présente lui cachait, comme il arrive trop souvent, les dangers à venir. ''
Il était réservé à notre sièele d'associer les saints eux-memea aux révolutions de la terre. Saint Napoléon, relégué jusqu'à nos jours dans les calendriers obscurs de quelques États d’Italie, prit place dans le calendrier français. Un décret > ordonna
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