‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 248 sur 298 · CHAPITRE LXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXIII

remède à tout, replacé dans les mains de la Prusse seule, par la rupture des négociations de la France avec l’Angleterre, y était affermi pour rester à sa disposition exclusive, du moment que la cessation de l’alliance eût Oté à Napoléon tout prétexte pour faire, à l’avenir, entrer l’électorat dans scs moyens de compensation. Il semble surtout que si, au lieu d’avoir embrassé le fatal système d’un long silence que suivrait une rupture éclatante, la Prusse cUt suivi, à l’égard de la France, la marche ordinaire des négociations , ce qui se disait entre les deux souverains la veille d’une grande bataille aurait pu être dit un mois plus tôt, et sinon rétablir une parfaite harmonie entre les deux puissances, au moins les empêcher d’en venir aux mains. Cette supposition est d'autant plus vraisemblable que, selon

M. Lombard, le roi de Prusse n’avait point cessé de nourrir vaguement l’espoir que la crise pourrait encore se terminer sans mettre en jeu l’existence de sa monarchie avec celle de son armée.

La Prusse est descendue dans l’arène contre la France; elle y est seule. L’Angleterre n’y assiste que dans la personne du lord Horpeth qui d’ailleurs sc tient à une prudente distance. Les armées russes sont loin. L’Autriche vient, presque la veille, de proclamer sa neutralité. L'Espagne fera, le 14 octobre, une proclamation imprudente qu’elle rétractera le lendemain. Tout se réduit donc à un champ clos où la France et la Prusse vont seules se mesurer ensemble. Dans quel pays, si ce n’est à Berlin, a-l-on jamais pu croire que le résultat dût être douteux?

KVÉNtllENTS MIMTÂIEIES.

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