‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 250 sur 298 · I.e 9. Soull entrait à Hof, où il prit de nombreux · texte numérisé non relu

I.e 9. Soull entrait à Hof, où il prit de nombreux

magasins que l'ennemi n’avait pas eu le temps de sauver.

Murat, arrivé Ic8 sur les bords de la Saalc. visà-vis Saalbourg, avait dcposlc l'ennemi de la droite i de cette rivière.

Le prince de Ponlc-Corvo attaqua, le 9, la petite ville de Schleilz, qu'occupait le général Tauenzien avec six mille Prussiens et trois mille Saxons, mais d'où il se hâta de faire sa retraite sur Auma. La ville et le pont furent emportés. Le général Tauenzien, après une belle résistance, laissa en arrière plusieurs pièces de canon, quelques centaines de prisonniers et quatre ou cinq cents morts. La brigade de cavalerie du général La Salle, poursuivant, sur la roule de Géra, cette division battue,

I s'empara d'un convoi de cinq cents caissons et voilures dans lequel se trouvait un équipage de pont.

I>a marche de i'ailc gauche n'était pas moins heureuse. Le maréchal Lannes rencontra, le 10, près Saalfcld, l'avant-garde de l'armée saxo-prussienne de Ilohenlobc, avant-garde commandée par le prince Louis Ferdinand de Prusse. Le prince Louis, ignorant encore que Tauenzien avait été la veille chassé de la position de Scbleilz, crut devoir défendre Saalfcld où se trouvaient des magasins 1 considérables. Une vive canonnade qui s'élail engagée de part et d'autre dura près de doux heures; mais une première brigade de la division Suchcl ayant marché contre rinfanlcric prussienne, y jeta le désordre, en poussa une partie dans un marais cl força le reste à sc disperser dans un bois. Les escadrons saxons et prussiens, à la tète (lesquels combattait le prince Louis, avaient été dans le même moment culbutés par les hussards français. Presse lui-même par un maréchal des logis (Guindé) qui lui criait : ■ Rendex-vous, colonel, ou vous M êtes mort: » le prince ne lui répondit que par un coup de sabre. Le brave hussard, forcé do se défeudre, dirigea contre le prince un coup plus sùr et le lit tomber mort à scs pieds. Ainsi périt, première victime de la guerre, l’un de scs premiers provocateurs. L’ardeur du jeune homme l’avait voulue; la raison de l’homme éclairé en avait trop lard aperçu les suites. Il l'avait voulue active, vigoureuse, agressive dès le premier jour; depuis qu'il l'avait vue incertaine et versatile dans scs plans, il avait été effrayé de l'avenir. Il savait bien que son devoir n'était pas de chercher , dans un combat d'avant-garde, la seule réputation d'un bon soldat, mais la main de la fatalité pesait déjà sur sa léle, et il aima mieux mourir en conilMUanl que de voir, comme prisonnier, des malheurs auxquels il se serait reproché d'avoir eu une trop grande part. Le maréchal : Lannes ûl rendre à l'illustre guerrier, arec toute

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la pompe militaire , les honneurs funèbres dus à son rang et à sa vaillance. Son corps fut déposé dans les tombeaux des princes de Cohourg à Saalfcld. Le major général de l’armée française écrivit, le 12 octobre , au chef de l’état-major de l’armée prussienne, que l'empereur l'avait autorisé à le lui faire rendre, si le roi désirait le faire enterrer dans le caveau de ses ancêtres. Les Prussiens avaient perdu dans celte affaire mille à douze cents prisonniers, sept à huit cents tués et trente-trois pièces de canon ; mais c’est surtout sous le rapport moral que fut sensible la perle de celte journée. Le sort du prince Louis annonçait assez aux plus audacieux tout ce qu’offrait de périls cette guerre appelée avec une si folle confiance. Le découragement fut extrême. On est bien près d’être vaincu quand on désespère ’ de la victoire. C’est dans celte circonstance que, sans les inexplicables lenteurs du prince de Hohenlohe, le roi aurait reçu la lettre de Napoléon que nous avons précédemment rapportée. Pourquoi , nous le répétons ici , n’aurait-il pas accepté la voie de salut qui lui était offerte ? Ces derniers événements obligeaient encore l’armée prussienne à changer de nouveau scs dispositions. Le prince de Hohenlohe qui sans être plus heureux que le duc de Brunswick dans les combats, avait plus d'une fois ouvert des avis meilleurs qu’on n’avait pas suivis, proposa de réunir toute l’armée sur l’Etlersberg, soit pour combattre, soit pour se porter en masse sur l’Elbe. Tel ne fut point l’avis du commandant en chef. Celui-ci ordonna que l’armée du roi se concentrerait près de Weimar, et celle du prince de Hohenlohe, près d'iéna.

Tandis que ce mouvement de concentration s’opérait du côté des Prussiens, l’armée française occupait les divers points assignés à chacun de ses corps par l’empereur. Le prince de Ponte -Corvo s’était porté sur Zeist; le grand-duc de Berg jusqu'à Pégan , d'où il envoya le général La Salle aux portes de Leipsig; le maréchal Davousl marchait sur Naumbourg; le quartier générai de l’empereur était à Géra; autour de lui étaient les corps du maréchal Soult et du maréchal Ney; Lannes arrivait à Roda et à léna ; Augercau à Kahia et à Orlamundc. En arrière de Schleitz se trouvait Jérôme Bonaparte avec un corps composé de Bavarois et autres troupes de la confédération du Rhin. Par ces marches respectives, l’armée prussienne était complé-

’ Grande inquictezza c scoriiggiaineolo. Ond’ é chu la diapcrazionc dulla vittorio raffruddô ucll’ uaurcilo priissiano la cuntidenza delle proprie force e Pimpazienza di roisuraric a quelle de’ Francesi.

(Marquis de Luccheaini.)

lî'Jo

! temeiil tournée; les Prussiens avaient le dos au Rhin; les Français, le dosa l’Elbe.

L’armée prussienne occupait une étendue d’à peu près six lieues de terrain; l'armée française au contraire, ou du moins la niasse de l’armée française destinée à combattre à léna , était resserrée dans un espace beaucoup plus étroit. L’extension de développement des Prussiens fut cause qu'au lieu d’une bataille il s’en livra deux, à la même heure, mais sur des points différents. A léna, l’empereur aura devant lui l’armée saxo-prussienne du prince de Hohenlohe, que devait soutenir l’année du général Ruchcl, toutes deux sous le commandement, plu-

; tôt nominal que réel, du feld-maréchal Mollendorf. Du côté de Naumbourg et d’Auerstaedt, le maréchal Davoust combattra l’armée où se trouvent le roi et le duc de Brunswick. L’ensemble des armées prussiennes, formé de deux cent vingt-quatre bataillons et de cent quatre-vingt-dix-huit escadrons, présentait un effectif de plus de cent mille hommes et de vingt mille chevaux. Napoléon, qui en réalité dispose de forces beaucoup plus nombreuses, n’en avait pas en ligne d’aussi considérables.

Le prince de Hohenlohe, dont le quartier général était à Capellendorf, prévoyant avec raison que l’armée française tenterait de forcer le passage de la chaussée de Weimar, avait pris une position devant laquelle s’étendait une plaine favorable aux manœuvres de son infanterie cl de sa cavalerie , se proposant d’écraser les corps français à mesure qu’ils tenteraient de déboucher dans celle plaine. On ne pouvait effectivement y arriver que par le plateau d’iéna, le Ijandgrafcnbcrg, plateau de peu d’étendue, suffisant à peine au déploiement de quatre bataillons. Ce plateau paraissait avoir été négligé, et il l'avait été avec intention, calcul qui eût pu être juste avec tout autre ennemi, mais qui ne le fut pas avec un homme accoutume des longtemps à vaincre la nature. Le 13 octobre, le iMindgrafenberg avait été occupé par une avant-garde du corps du maréchal Lannes. L’empereur s'y était porté aussitôt; il avait jugé, d'un coup d’œil, ce que le terrain offrait de diOicultés, ce qu'il pouvait offrir d’avantages. Dans la nuit, les sapeurs et quelques milliers de soldats préparèrent la voie à la victoire du lendemain. Des chemins furent réparés ou élargis, d’autres ouverts; une route fut creusée à travers le roc, et les caissons, l’artillerie passèrent sans effort là où les Prussiens n’avaient vu que des défilés presque impraticables. Ce qu’ils avaient regardé comme un puissant obstacle devint pour Napoléon un moyen de succès. Le corps du maréchal Lannes trouva place tout entier sur le plateau, la division Suchcl sur le penchant à droite, la division Gazan sur le penchant à gauche.

CHA1*ITIIE LXIV.

Hurle suinmel du inuiiticule qui, maigre son peu de largeur, se prolongeait par des parties d'éclivos, s'établit la garde impériale commandée par le maréchal Lefèvre. Chacun de ces corps avait son artillerie dans les intervalles. Cette position du Landgrafenberg était appuyée à sa gauche par le corps du maréchal Augercau; les maréchaux Soult et Ncy avaient ordre démarcher toute la nuit pour venir former la droite de l’ordre de bataille. Le grand-duc de Berg devait aussi arriver sur léiia avec sa réserve de cavalerie. Deux corps seulement avaient une destination diiïérentc, ceux du maréchal Davoust et du prince de Ponte-Corvo.

Le 14, à quatre heures du matin, l’empereur Gt appeler le maréchal Lannes à son bivac et lui donna ses derniers ordres pour l’attaque des villa- | ges de Kospoda et de Closwitz. Il parcourut la j ligne, et s’arrêtant devant le front des régiments, ! il leur adressa quelques-unes de ces paroles tou- ^ jours vives, qui toujours étaient si bien saisies.

Il L’armée prussienne est coupée, leur dit- il, | n comme l’était, il y a un an, celle de Mack à Dim ;

» elle ne va combattre que pour s’ouvrir une ren traite. Le corps qui se laisserait percer serait » perdu d'honneur. Quant à cette belle cavalerie, a dont on parle tant, opposcz-lui des carrés fermés )i cl des balonncllcs. » En avant, utarchon*! fut la réponse des soldats; un brouillard épais couvrait les deux armées, un marcha en tâtonnant; les tirailleurs et les têtes de nos colonnes, tombant sur l'ennemi presque sans l’apercevoir, ne l’en poussèrent pas avec moins de vigueur. Vers neuf heures du malin, le brouillard , s’abaissant comme un rideau , fil reconnaître aux deux armées qu’elles n’étaient qu’à une petite portée de canon l’une de l’autre.

Le maréchal Soult n’avait encore avec lui que la division du général Saint-Hilaire cl sa cavalerie légère; le maréchal Ncy, pour prendre plus promptement part à l’action, n’avait amené d'al)ord que scs grenadiers cl scs voltigeurs, environ trois mille hommes. Il cdt convenu à l'empereur de différer de quelques heures un engagement général. L’ar- j deur des troupes ne le permit pas. Le corps du ; maréchal Lannes cul bientôt emporté les villages <le Closwitz cl de Kospoda , cl marcha en échelons pour soutenir le village de Holstcdt où s’élaicnl engagés quelques-uns de nos bataillons. Soult enleva un bois qu’il avait attaqué à la droite de Closwitz, coupant de l'armée ennemie une colonne commandée par le général Hoizendorf, et se porta i en avant avec tout ce qu’il avait de troupes sous . la main. Ces succès du centre et de l'aile droite ayant fait gagner assez de terrain pour faciliter le délKiuchc des divisions de Soult et de Ney, qui j

n’étaient pas arrivées encore, l’empereur fit avancer les corps qui étaient en réserve sur la première ligne. Si l’attaque était impétueuse, la résistance était ferme et opiniâtre. <i De part et d’autre, on » manœuvra constamment comme à une parade L » La division Dujardin, du corps du maréchal Augereau, ayant franchi la chaussée de Weimar, déposta les Prussiens du village d’isserstaedt. En ce moment, pour soutenir le prince de Hohenlohe, arrivait le corps d’armée du général Ruchcl dont, au commcnccmenl de l’action, une partie était encore aux environs de Gotha cl même d’Eiscnacb. A peine ce corps louchait-il le terrain du combat qu’il fut attaqué, sur son flanc gauche, par le maréchal Soult; sur son flanc droit, par deux brigages du corps d’Augcrcau , cl, de front, par quelques troupes du maréchal Lannes. Sur ces entrefaites, le grand-duc de Berg, débouchant par isserstaedt avec la réserve de cavalerie, après un moment de résistance , écrasa tout ce qui se trouva devant lui. En une heure le corps de Ruchcl était décomposé, presque disparu, cl ce général luimême grièvement blessé. Le prince de Hohenlohc, à qui l'arrivée de ce corps n’avait été d'aucun secours, avait aussi commencé sa retraite. Durant la première heure, elle s’était faite daits le plus grand ordre. Elle devint confuse cl précipitée , lorsque le grand-duc de Berg, vainqueur du premier obstacle qu’il avait rencontré , put abandonner à tout leur essor les dragons et les cuirassiers de la cavalerie de réserve. I..a cavalerie prussienne, si justement Gère de sa réputation , fut renversée parce choc irrésistible. En vain l’infanterie se formait en bataillons carrés. Cinq de ces bataillons furent enfoncés, taillés en pièces et pris. La déroute devint épouvantable. On recueillit une artillerie nombreuse cl près de vingt mille prisonniers. Des délachenicnts français poursuivirent rcnncmi jusque dans Weimar où ils entraient eu même temps. La masse de l'armée bivaqua sur le champ de bataille. Le premier soin de l’empereur fut , selon son usage , de parcourir ce terrain où gisaient encore les braves qui l’avaient illustré , pour adresser aux blesses des paroles consolantes, cl leur faire porter de prompts secours. Rentre à son bivac, il fil expédier des ordres à ses divers corps d'armée pour la direction du lendemain.

Indépendamment de la garde impériale, l'empereur avait toujours tenu en réserve un bon nombre d’autres troupes pour parer aux accidents imprévus. Il n'cul pas besoin d'y recourir. Ce n’esl pas sans regret que ces braves restaient lémuiris inactifs de combats qu’ils brûlaient de partager.

' Termes <lii biillelin.

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Les vieui soldais gardaient un silence jaioai. Le cri : En avant! se Rt toalefois entendre, et l'empereur se bila de le réprimer. C'éUienl les vélites.

L'avantage qui vient d'élre obtenu, malgré son immensité, n'est encore que la moitié du succès du jour. Tandis que Napoléon triomphe en personne sur les champs d'Iéna, il triomphe de même sur un autre terrain par la sagesse de ses instructions et rhabitelé de l'un de ses principaux lieutenants.

Le duc de Brunswick, informé, le 12, de la marche d'un corps français sur Naumbourg, avait en- Hn senti la nécessité de sauver ce point important • où se trouvaient les principaux magasins de l'armée. 11 décida que, le 15, l'armée du roi marcherait dans celte direction. Ce mouvement s'opéra en elTet; le roi porta son quartier général i Aucrstaedt, et les diverses divisions prirent les positions qui leur étaient assignées; mais cette marche eut encore la lenteur de l'imprévoyance. Le soir de ce dernier jour, l'avant-garde do général Schmeltau, qui commandait l'une de ces divisions , s'arrêta , à moins de deux lieues des défilés de Kœsen où elle eût pu prévenir les Français. Le maréchal Davoust, à qui ses instructions prescrivaient de s'emparer de ces défilés et de les défendre si l'ennemi vonlait s'avancer sur Naumbourg, n'avait rien eu de plus presséque de les faire occuper par deux bataillons. L'activité de ce maréchal et la négligence du général prussien eurent une influence décisive sur la journée du lendemain.

On ne remarque pas assez peut-être toute l'importance de f’ificonnw dans les affaires humaines et surtont à la guerre. Personne, hors Napoléon et ses confidenls nécessaires, ne savait que le 14 octobre serait consacré par une grande bataille. Ni le maréchal HoIIendorf, commandant en chef des deux armées du prince de liohenloheetdc Ruchel, ni le prince Hohenlohe luî-méme, qui était presque en contact avec Napoléon, ne prévoyaient la bataille pour ce jour-là. Le roi de Prusse et le duc de Brunswick, à leur quartier général d'Aucrslaedt, ne s'y attendaient pas davantage. De son côté le maréchal Davoust était loin de deviner le rôle principal que lui réservait la fortune. Enfin Napoléon, qui savait le plus, avait aussi sa part d'ignorance, car il se croyait prêt à combattre, et le lendemain il crut même avoir combattu i’arince prussienne réunie, ne se doutant pas qu’un autre corps français avait soutenu seul l'effort de cinquante mille Prussiens, et que l'un de ses maréchaux aurait pu lui disputer l'honneur de la victoire, s'il n'avait eu lui seul le mérite de l'avoir conçue cl préparée.

Dans 1a nuit du 13 au 11, Napoléon avait, de son bivac, sur le plateau d'iéna, envoyé scs der-

niers ordres au maréchal Davoust qui les reçut à trois heures du matin. Persuadé que toute l'armée prussienne était devant lui , sur le terrain d'iéna, il chargeait le maréchal de se porter sur Apolda pour tomber sur les derrières de celte armée, lui laissant d’ailleurs la liberté de choisir la roule qui lui conviendrait, pourvu qu'il prit part au combat. L'ordre portail en outre : « Si le prince de Ponten Corvo est avec vous , vous pourrez marcher enn semble; mais l'empereur espère qu'il sera dans n la position qu'il lui a indiquée à Dornbourg. n

Le prince de Ponte -Corvo venait d'arriver à Naumboui^, et ses troupes bivaquaicot en arrière de la ville. D'après une reconnaissance faîte la veille, le maréchal Davoust, supposant avec raison qu'il trouverait l'ennemi en force au débouché des défilés de Kœsen, proposa au prince de Ponte- Corvo de suivre la même direction et de prendre ensuite le commandement des deux corps. Celte offre ne fut point acceptée, et, par ce refus, le prince de Ponte -Corvo manqua une de ces occasions de gloire que le reste de sa vie ne lui présentera pas une seconde fois. Davoust est seul; il saura suffire à l'importance du moment. Ses trois divisions commandées parles généraux Friant. Morand et Gudin, formant en tout vingt-six à vingt-sept mille hommes, parmi lesquels dix-neuf cents seulement de cavalerie, vont battre et chasser devant elles une armée , du double plus forte , que conduisent au combat le duc de Brunswick, le roi et ses frères, et qui compte dans ses rangs près de douze mille hommes de la meilleure cavalerie prussienne.

A six heures du malin, la division du général Gudin était déjà formée au delà des défilés de Kœsen que les deux autres divisions s'occupaient de même à franchir. Comme à léna, un épais brouillard permit aux lrou|>cs d'avancer sans être aperçues. Ce ne fut qu'auprès du village de Hassen- Hausen que les deux partis se reconnurent. Une canonnade imprévue, que le général Gautier fit diriger à l'instant sur une tète de colonne ennemie d'environ deux mille hommes, la déconcerta tellement qu'cite rétrograda confusément sur les troupes qui la suivaient. Lc2H* régiment s’empara de six pièces de canon et occupa le village de Hassen- Hausen; mais à peine y étaîl-il entré que le général prussien ScliineUau l'y attaquait avec des forces supérieures. Tout à coup le brouillard , en se dissipant, dècouvrilaux yeux dosFrançais un corps de cavalerie qui avait tourné la division Gudin et manœuvrait entre les villages de Spiltberg et de Punscherau. Ce corps, composé de vingt-cinq escadrons, était commandé par le général Rlucher,que le roi avait rappelé de l'armée de Ruchcl pour le

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