I*0I.IT1Q11E ET GUERRE
prisonniers Appartenaient au régiment de la reine.
D'après celte nouTelle, le prince de Hobenluhe, obligé de changer de direction, avait donné ordre k scs diverses brigades de se réunir sur Prentziau, d'où il espérait gagner Stettin. Il avait été deviné par le grand-duc de Berg, qui se porta sur le même point.
Le général HÜbaud, envoyé par le grand-duc vers Botzembourg, rencontra une brigade de cavalerie ennemie dans le village de Wiguendorf. Il la 6t attaquer aussitôt et la poussa vers no lac. Cinq cents hommes se rendirent prisonniers. C'étaient des gendarmes de la garde, corps dont les officiers avaient le plus hautement appelé la guerre. Lors> qu'on les vit paraître sur la place du château à Berlin, la population de celte ville, qui se souvenait de leur jactance, ne fut pas indulgente pour eux dans leur malheur *.
Âpres tout ce qui avait déjà eu lieu, la capitulalion que le prince de Hohenlohe signa, le 27 octobre, fut encore un événement remarquable. Attaqué avec vigueur par la cavalerie légère du général La Salle, que soutenaient les dragons des généraux Beaumont et Grouchy, le corps du prince de Hohenlohe fut jeté dans les faubourgs de Prentziau et de là aussitôt poussé dans la ville. Déjà les Français en brisaient les portes, impatients de s'y précipiter. Le prince capitula ; il défîla devant les vainqueurs avec seize ntille hommes d'infanterie, six régimenlsde cavalerie, quarante-cinq drapeaux et soixante pièces d'artillerie attelée. Les troupes présentes au combat sous les ordres du grand-duc de Berg étaient inférieures en nombre à celles qui se rendirent, mais la conflancc qui donne la victoire accompagnait les drapeaux français. Sous les drapeaux prussiens il n'y avait plus que découragement, lassitude et faiblesse. Le successeur du duc de Brunswick dans le commandement général eut de plus que lui le malheur de survivre à ses revers. Avec lut étaient prisonniers plusieurs généraux et un prince de Mecklenbourg-Schwerin. Les soldats devaient élrc transportés en France. Les gardes du corps seuls retournaient à Postdam, mais sans armes.
Un prince de la maison de Prusse, le prince Auguste Ferdinand , fut condamné parta fortune à venir, dans le palais ^ de sa famille, rendre hom-
' « Le peuple. tonil>c de m hauleur chimérique, «'eu > prit dans sa douleur k Ions ceux qu'il put accuser. Des
• briiiif atroces flétrirent les premiers serviteurs de
• PËlal l.*.iriBée surloul, l'armée fui Pobjel des impré-
• cations. |.rs offiriers avairnt été des lâches.... Le dés- ■ espoir reiidil injuste et barbare. «
de itf. lombard, aerrétoire inhme Hh rat.
I mage à l’empereur Napoléon. Il avait été pris glorieusement les armes à la main.
Dans cette succession d'événements inouïs, il est des jours qui semblent vouloir doubler leur illusiration. Le 29 octobre voyait en même temps une capitulation de troupes et une capitulation de place. A l'aile gauche du graiid-duc de Berg, le général Milliaud, commandant l'avanl-gardc de celte aile, faisait capituler, à Passewalk, une colonne de six mille hommes sous les ordres du brigadier de Hagcl. Ces six mille hommes se composaient des débris de quatre régiments d'infanterie, de six régiments de cavalerie, de canonniers et de soldats du train. A ta droitedu grand-duc, le général La Salle sommait la place de Stettin de se rendre; et cette place bien armée, bien pahssadée, renfermant une garnison de six mille hommes de belles troupes, cent soixante pièces de canon et des magasins considérables, .«e rendait à la voix du commandant d'une avanl-gardn de cavalerie.
I^e 51, le commandanlde Custrin, place couverlc par l'Oder cl entourée de marais, avec des-forlifications en bon état, quatre mille hommes de garni.son et quatre-vingt-dix pièces de canon sur les ■ remparts, se rendait de même, sur une simple sommation, au général Gudin, appartenant an corps d'année du maréchal Davoust. On eût dit que ce commandant eût regretté de se laisser gagner de vitesse parun rival. Il envoya une barque au général français pour venir prendre possession de la place. La prise d’une citadelle ne coûtait pas même un coup de pistolet.
Un seul corps prussien avait jusqu'à présent échappé aux poursuites des Français, celui du général Bluchcr. Ce corps était formé do la cavalerie qu'avait amenée avec loi ce général, de la colonne du duc de Weimar et d'une autre petite colonne du duc de Brunswick-Oels qui s'étaient réunies sous son commandement. Le maréchal Soult, le prince de Ponte-Corvo et le grand-duc de Berg étaient à sa recherche dans des directions differentes. T^urs mouvements étaient si bien combinés que l'avant-gardc de ces divers corps arrivait presque en même temps sur l'ennemi. Le prince de Ponte-Corvo seulement avait une marche d’avance. Il attaqua rarrièrc-gardc de Blucher, le i norem bre, sur plusieurs points, et il éprouva, parliculiè-
* En dépit de (oui orgueil naiional.je n'eDirats point sans émotion dan* ce rhâtcaii de Berlin où, iwnüani trois ans. j’avais vu la splendeur unie k In bonté dans toute la famille rovale; mais rien ne me loucha plus vivement que le prince âiignsie venant t’y présenter â l'empereur.
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