‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 261 sur 298 · CHAPITRE IAT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IAT

les amener à considérer Ions les hommes comme frères, quelque rcli(;ion qu'ils professent, « si les » Israélites jouissent au milieu d’eux des mêmes n droits qu'eux -mêmes. » Il établissait ainsi sept propositions qu’il désirait voir approuvées par le grand Sanhédrin, et dont l'adoption formera en effet le principal résultat des délibérations de cette assemblée. C’est à tort , selon lui , qu’on prétend que les Juifs ne sont avilis que parce qu’ils sont opprimés, et, à l’appui de cette assertion, qui toutefois est digne d’examen, il citait la situation des Juifs de Pologne qu’il trouvait vils, malpropres et portés (ce sont scs termes) aux actes de la plus basse iinprobité, quoiqu’ils soient dans ce pays, puissants , favorisés et nécessaires pour tenir lien de la classe intermédiaire de la société qui n’y existe pas. Le plan de réformation une fois adopté, il ne « restera, continuait - il , aux Juifs, comme » Juifs, que des dogmes, et ils sortiront de cet » état où la religion est la seule loi civile, ainsi » que cela existe chez les Musulmans et que cela Il a toujours été dans l’enfance des nations. ■■

Un double motif avait porté l’empereur à tenter '

cette grande entreprise , et , A aucune autre époque, on n’aurait pu le faire avec autant d’espoir de succès, puisqu’il était en son pouvoir de rassembler, pour y concourir, les hommes les plus distingués de la religion juive , qui sc trouvassent en France, en Hollande, en Italie et dans une partie de l’Allemagne. Le premier de ces motifs était l’intérét direct d'un grand nombre de départements français, où « la suzeraineté des Juifs, sui- » vaut son expression, s’étendant sans cesse, an » moyen de l’usure et des hypothèques, il était » devenu indispensable d’y mettre des bornes. » Le second objet qu’il avait en vue était , sinon de guérir, du moins d’atténuer la tendance du peuple juif à un grand nombre de pratiques contraires é la civilisation et au bon ordre de la société dans tous les pays du monde. C’était vers ce double résultat qu’étaient dirigées les mesures soumises au grand Sanhédrin. Si le but n’a pas été complètement atteint, jamais, il faut l’avouer, un aussi grand effort n’a été fait, à cet égard, en aucun pays dans l’intérét de la nation juive et de l’humanité.

l'OUTIQÜE EXTÉRIEURE.

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