CHAPITRE V
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funestes? Du reste, suivant ce même écrivain, ai les dehors étaient plus doux , les apparences plus flatteuses, « l'avarice et les rapines étaient tou- » jours les mêmes. » Dans d'autres circonstances, cet historien avoue qu'il n'y avait pas d’efibrt que ne fit le général Bonaparte pour empêcher les excès dont il se plaint ici. Veut*il dire en ce moment que rarméc française, qui venait d'aiïranchir la république cisalpine, vivait aux dépens du pays? Mais fallait-il donc que la France, en lui rendant une existence nationale, s'épuisât encore pour y envoyer la nourriture et la paye du soldat français? 11 est étrange qu'nn homme, qui a si vivement à cœur de voir l'ilalie arrachée au sceptre de plomb de l’Autriche, à son régime ennemi de toute instruction cl de toute lumière, s'imagine qu'un tel prodige puisse s'opérer, sans que le |>ay8 entre,
I avec la France, en partage des sacriflees qu'exige ! la guerre. Vouloir l'impossible, c'est vouloir l'ab- I surdc.
Après avoir pourvu aux besoins les plus pressants de l'armée et de riLalie, le premier consul part pour la France. Dans sa course, il ne s’arrête qu’un moment, c'est à Lyon. I.a même main qui I brise au dehors les remparts ennemis, relève nos I cités cl fait disparaître dans l'intérieur les traces I de nos guerres civiles. Le premier consul pose, à ' son passage, la première pierre pour la rcconstruc- ‘ lion de la place Bellccourt. Le i juillet, il était à Paris, et Paris se montrait avide de contempler le I magistral guerrier dont la courte absence avait été si magniQquemetU remplie. Nous dirons comme le prisonnier de Sainte-Hélène : w Ce fut un beau jour. »
GlËltBE EN ALLEMAGNE.