‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 280 sur 298 · CHAPITRE F,XKn · texte numérisé non relu

CHAPITRE F,XKn

k cc morMrtpic. L’article S7 rompt toute relation j commerciale entre PAnglelcrrc et les États prussiens jusqu'à la paix déünilive entre la France et rAiiglcterre.

üii article sépare et secret portail, en outre, rengagement pour la Prusse de faire cause commune ; avec la France contre l’Angleterre si,aul"déceiii- ! bre, l’Angleterre n’avait pas consenti à conclure la ! paix à des conditions réciproquement honorables et confonnes aux vrais principesdu droit inaritimc.

L’article 28 renvoie à une convention , qui doit | être incessamment conclue, le règlement de l’époque à laquelle aura lieu l'a remise des places destinées à être rendues à S. M. prussienne, convention qui , signée le 12 juillet par le maréchal Berthicr cl le feld- maréchal Kalkrcuth , devient un malheur pire que le traité même , car en expliquant quelques-unes de scs dispositions, elle les aggrave par des clauses nouvelles.

D’après cc dernier arrangement, toute la Prusse jusqu'à l’Elhc devait être évacuée au 1" octobre, à l'exception de Stettin , où il devait rester provisoirement une garnison de six mille Français; mais celle évacuation était subordonnée à l'accomplissement d'une condition très-dillicilcou tnêmeà peu près inexécutable. Suivant l'article 4, elle devait avoir lieu «dans le cas où les contributions frappées » sur le pays seraient acquittées. » Elles seraient censées l’èlrc , quand il aurait été fourni à l'intcn- | danl général de l’armée française des sûretés reconnues suQisanlcs ou valables. Or, il allait se pré- | senter, entre la Prusse et la France, un premier point de discussion sur lequel on ne pourrait s'entendre, c'était la fixation de la quotité des contributions dues encore par la Prusse. Cc litige amènera la prolongation de l'occupation militaire, et ensuite la signature de conventions nouvelles, qui laisseront presque indériniment au pouvoir des Français les places de Stettin, Cuslrin et Glogau.

’ Les pays cédés par la Prusse étaient, à l'csi d« l’FJbe :

Le cercle de Kottbus 33,500

— de la Prusse occidentale et du

district do la Netze 303,380

Prusse méridionale 1,383,180

Nouvelle Prusse orientale 004,518

Perta à l'ouati da l'Elba,

Le cercle de la 'Vieille-Marche et de la Prig-

nii7. 113,000

Duché de Magdebourg et dépendances. . . . 350,030

Principauté d'Halberstadt, id 148,333

Principauté d'iiildcsheim , id. .... 130,060

Principautés d'Eicbsfeld, Erfurth, eio. . . . 104,000

Ainsi SC termina, pour la monarchie prussienne, une guerre de passion et non de calcul , guerre de cour cl non de cabinet, guerre brusquement entreprise, inéinc sans avoir fait la paix avec l’Angleterre , même sans avoir concerté le moment de l'attaque avec la Russie , dont cependant le secours était assuré, guerre où 1a légèreté des femmes et la présomption de la jeunesse militaire avaient entraîné et associé à leurs rêves orgueilleux et les hommes d'Etat cl les vieux compagnons de Frédéric. Jamais, depuis la révoliitioii française, la victoire, quoique souvent rigoureuse, h^avait, au jour de la conclusion de la paix, imposé, -à la puissance vaincue, d'aussi immenses sacrifices. Par le traité de Tilsitt, la Prusse perdait quatre millions deux cent trcnlc-six mille âmes presque la moitié de la population de cette monarchie.

Dans les premiers mots que rcmpcrcur Alexandre avait dits à Napoléon, il y avait, non-seulcincnt un traité de paix , mais un traité d'alliance, cl l’alliance 2 en effet fut signée le même jour que la paix. L’alliance était offensive et défensive. Elle devait particulièrement jivoir son application contre deux grandes puissances, l'Angleterre cl la Turquie, mais cette application ne devait avoir lieu qu’apres avoir préalablement fait les démarches nécessaires pour amener l’une et l'autre puissance à conclure la paix. La Russie offrait sa médiation auprès de l’Angleterre ; la France offrait la sienne auprès du cabinet ottoman.

Pour toute guerre européenne que la Russie ou la France serait dans le cas d’entreprendre ou de soutenir, les alliés devaient faire cause çoiDinunc soit par mer, soit par terre , soit enfin par mer et par terre.

Ils se réservaient, le cas de l’alliance survenant, de régler le mode et le lieu de leur action respective, mais dès le moment même ils convenaient d’employer, au besoin, la totalité de leurs forces.

Principautés de Minden et Ravensberg. . . . 159,770

Priiicipaiiiés de Paderborn, MUnater, Lin-

gen et Tcckleniboiirg. . . . • 368,542

Comté de la Marche, abbayes d'Essen , Elten

et Werden 163,101

Principauté d'Ost-Frisc 119,803

Principauté de Baireuth X 338,560

Total général 4,3^,^5

Les paya conservés par le roi de Prusse présentaient une population de 5,043,504 habitants.

*Si l'on excepte quelques dispositions de ce traité, dont l’existence a été nécessairement trahie par les actes publics qui ont dé en être la suite, In reste en était jusqti'i ce jour demeuré secret et renfermé entre tes cabinets seuls de Paris et de Pétersbourg.

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