CHAPITRE LXXIV
CnAPITRE LXXIV.
I'OLITIOÜE l^TÉRIEl•RE ET POLITIQUE EXTÉRIEURE.
Cli.incrmpius opéré* d.in» lu constiliilinn fr.inç.ii*c. — Supprossion du irihunnt. — Organisation noiivellr du corps
■li'l'islatif. — Circonstances qui favorisent rneernissement de raiitorité impériale. — Discours de Kapolcon au corps lé('islatif. — Exposé de la situation de l'empire. — Retour de la Russie aux principes de la neutralité maritime. — Offre de médiation de la Russie au gouvernement anglais cl réponse de ce gouvernement. — Expédition anglaise préparée dés le mois de juillet contre te Danemark. — Abandon du roi de Suède par l'Angleterre.
— Négociation dérisoire de l'Angleterre avec le Danemark. — DélKirquenicnl de l’armée anglaise. — Proclamation du prince royal de Danemark. — Rombardemeut et capitulation de Copenhague. — Joie barbare en Angleterre. — Manifeste de l'Angleterre. — Tentatives inutiles de négociation de l'Angleterre avec le Danemark.
— Mesures du Danemark contre les Anglais. — Violences des Anglais contre les b&timenis des États-Unis. — Attaque d'une frégate américaine par le* Anglais. — Déclaration du gouvernement américain. — Tendance respective de l’empereur Napoléon et de rempereur Alexandre, — Envoi du général Savary A Petersbourg. — Op|H>sition de la noblesse russe au système français. — Situation délicate de l’empereur Alexandre, — Langage de l'empereur Alexandre au chargé d'affaires de France. — Discussion entre la Russie et l’Angleterre sur les événements de Cop<'nhaguc. — Déclaration de la Russie portant rupture de tous tes rapports avec l’Angleterre.
• — Retard de la Russie à évacuer le* provinces turques. — Accord parfait des deux empereurs sur les autres questions, — Communications confidentielles d'Alexandre relatives aux Uoiirbons. — Départ de S. M. Louis XYHl de Mittaii pour rAugleterre. — Résolution du ministère anglais d'assigner l'Écosse pour résidence à Louis XVIII.
— Refus de Louis XVIII de se rendre en Écosse. — Motifs du ministère anglais à l'appui île sa résolution. — Asile accordé à S. M. Louis XVIII dans le comté d'Essex. — Point culminant de la grandeur de Napoléon. — Résumé des principaux événements qui ont eu lieu depuis le IH brumaire. — Sévérité des Jugements des Français pour leur propre gouvernement et indulgence pour le* gouvernements étrangers. — Impossibilité pour la France d'ètrc une puissance circonscrite quand rAnglcicrrc. la Russie, l’Autriche, ne le sont pas. — Acharnement de l’Angleterre à repousser la France dans ses anciennes limites. — Principe de la perte de Napoléon enfermé dans les engagements de Tilsitt.
L'empereur Napoléon vienl de donner à deux Étals étrangers des constitutions essentiellement libérales relativoment aux pays auxquels il les applique. Pourquoi faut -il que, par une sorte de fâcheuse compensation, lorsqu’il ouvre à des nations esclaves les routes de la liberté, il impose une restriction de plus aux libertés de la France et resserre encore l'action politique des citoyctis déjà renfermée dans un cercle si étroit? Par le premier discours qu'à son retour il adresse au corps législatif', il annonce le projet •: de simplifler et de » perfectionner les institutions. » La simplification consiste à supprimer le tribunal; le perfectionnement, à transporter dans le corps législatif la dis-
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cussion préalable des lois dont auparavant les sections du tribunal étaient chargées.
Trois corps avaient jusqu'à cette é|)uquc pris part à la confection des lois. Préparés par le conseil d'Élal, examinés cl volés par le tribunal, les projets de loi étaient portés devant le corps législatif, juge muet qui devait prononcer après avoir entendu les orateurs du conseil d'Élal pour la défense des projets, les orateurs du tribunal pour ou contre leur adoption. En remplacemcut du tribunal supprimé, trois commissions ^ sont établies dans le corps législatif, la première, de législation civile et criminelle; la seconde, d’administration intérieure; la troisième, de finances. Par un séna-
* Sénaïus-consulie du ID août.
POLITIQUE INTÉniEUilK ET POLITIQUE EXTÉRIEURE.