CHAPITRE XVIil
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suite l’attention : «> Quand même, disait-il, rennernt ■ aurait eu son quartier-général au faubourg Sairitm Antoine, le peuple français n'cùt jamais ni cédé N ses droits ni renonce à la possession de la Bclgi- ^ que. « Il se trompe. Un jour la nation française, fatiguée, cédera aux coups de la tempête. Lui seul sera brisé et ne pliera pas. Dans ce trait singulier, on ne vit alors qu’une de ces expressions hardies, familières à une imagination qui embrasse tous les extrêmes. Combien on était loin d’imaginer que jamais le faubourg Saint-Antoine dût voir la fumée d’un camp ennemi!
Si la paix de Lunéville et les avantages qu'elle apportait à la France devaient faire éclater les témoignages de l'allégresse publique, un miracle qui | frappa davantage encore les esprits, parce que rien I n'en autorisait l’espéranre, fut ta signature des préliminaires de la paix maritime. La veille du jour où en retentit la nouvelle, la guerre ressemblait , encore à un orage dans toute sa violence, à un tor- | rent dans son impétuosité : on eût dit que les deux , gouvernements avaient i l'envi redoublé les démonstrations d’un acharnement incapable; qu’ils avaient pris plaisir à porter au plus haut point l'eflervesccnce des passions et des haines, pour les confondre et les compter par la surprise, en apprenant aux deux nations, contre toute attente, qu'au lieu des ennemis furieux de la veille, séparés par un étroit canal, il n'y avait plus, en présence l’un de l’autre, que deux grands peuples, appelés aux avantages réciproques d’une paix également salutaire. Les cris de joie dans les capitales et dans les villes commerçantes, les illuminations soudaines, les bénédictions moins bruyantes des chaumières, furent les mêmes dans les deux pays : mais en Angleterre, précisément parce que le ministère avait fait plus d’cflbrls pour enflammer l’inimitié, en trompant ropinion sur l’état de la France , précisément parce qu'on y avait représenté le sol de la république comme une terre de feu, dont le contact était dévorant, cl le premier consul comme un de ces êtres fabuleux dont on épouvante l'enfance, la transition fut plus marquée encore, le changement plus sensible. Lajoie fut du délire, de la frénésie, do l'extravagance. Chez le peuple de I^ondres une exaltation généreuse se manifeste quelquefois par des actes serviles. Celte exaltation cl ces actes curent lieu à rarrivcc du colonel français, Laurislon, apportant la ratiCcalion des préliminaires par le premier consul. Du rivage où cet ofRcicr débarqua au milieu des flots d'une multitude empressée pour le voir, des bras anglais s’attelant à sa voiture le traînèrent en triomphe chez le commissaire français, Otto , et de là chez le ministre des affaires étrangères, lord Ilawkesburv, d’où ils le ramenè-
rent à l’hdlcl du commissaire français. Cette marche fut accompagnée des plus vives acclamations et d’un cri bien nouveau pour les rues de Londres, du cri yive Bonaparle, du vœu d’une longue vie pour Bonaparte. Dans le parlement, on reprocha au ministère de n’avoir pas prévenu de tels mouvements, ou même de les avoir favorisés en annonçant au lord-maire de Londres l’arrivée du colonel Lauriston. Peut-être, en effet , les ministres, qui n’avaient pas de plus amers censeurs que dans le parti même dont les fautes avaient rendu impossible la conclusion d’une paix plus glorieuse, n’étaiciit-ils pas fâchés de pouvoir opposer aux reproches de ce parti les éclatants témoignages de rallégresse publique.
Si la proclamation inattendue de la paix avait frappé d’une heureuse surprise ta France et l’Aiiglclerre, celte surprise, sans produire partout une pareille satisfaction , n'avait pas été moins vive pour les principaux cabinets du continent. Elle s’accroissait encore à la lecture des préliminaires. Four croire à b réalité des conditions rendues publiques, on aimait à se persuader que ces conditions patentes, si favorables à la France, avaient leur correctif dans des articles secrets. A Vienne, surtout, cette persuasion s'exprimait sans détour ; Et le roi de Sardaigne f te roi de Sardaigne? demandait avec une inquiète curiosité le vice-chancelier do cour et d'Élat, comte de Cobenlzl. Un silence absolu sur le sort du Piémont semblait impossible à ce ministre, précisément par la signifleation même attachée dans ce cas au silence. Il sentait, ctducété de la France on ne le lui cacha pas, que l'absence de toute stipulation sur un point aussi grave emportait avec elle l'inévitable réunion de ce pays â la république. Pour le gouvernement anglais, l’interprétation était alors incontestablement la même. Nous en avons entendu l'aveu de la bouebe même de H. Pitt.
Les discussions du parlement britannique relatives â la paix ne furent pas une des circonstances les moins flatteuses pour le premier consul. Ses adversaires les plus prononcés , tout en blâmant les conditions admises par les ministres, étaient forcés de reconnaître les améliorations morales produites en France par le gouvernement consulaire. Non -seulement les défenseurs du ministère, pour justifier sa détermination, faisaient valoir le changement opéré dans les opinions et les mœurs françaises; mais la reconnaissance de cette vérité échappait même à ceux qui prétendaient que la continuation de la guerre eût clé préférable à une paix si chèrement achetée. Quciqües-uns d’entre eux répétaient encore , il est vrai , contre la nation française, quelques assertions usées et ridicules.
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INTÉRIEUR
M. Windham, par exemple, dominé par des souvenirs d’un autre temps, demandait comment il était possible de former quelque relation avec un peuple chez lequel l’institution du mariage avait été abolie , et qui tendait à la destruction de toute moralité. Nous citons surtout ce trait comme indice du genre d’accusation employé par les adversaires de la France, d’autant pins qu’alors on savait très- bien en Angleterre que, parmi les encouragements favorables au bonheur public, le premier consul <1 honorait ^ surtout le mariage et la vie domestique ; !• mais à la suite de ces déclamations banales qui depuis dix ans composaient la substance de l’éloquence anti-française, ce même orateur, malgré sa fougue et son emportement, était contraint d’avouer que le gouvernement de la république avait pris une forme stable et régulière ; que les principes révolutionnaires avaient fait place à un système flxe de légalité et d’ordre ; ajoutaiit, comme correctif de ces aveux, que, « si les prin- » cipes révolutionnaires n’étaient plus en usage H dans l’intérieur, le premier consul les trouverait » bons encore pour l’exportation. » La haine devient un éloge lorsque, dans scs hostilités, elle est réduite à de pareilles armes.
Quoique Bonaparte, consul ou empereur, ait échoué dans tons ses efforts pour le rétablissement de notre puissance coloniale et maritime, l’histoire doit lui tenir compte de tout ce qu'il a fait dans cette intention. Dans l’exposé de situation de la république, le 23 novembre 1800, il avait dit: K Le gouvernement a conservé avec soin les liens » qui attachent les colonies à la France, et il pré- » pare dans le silence les moyens de les rendre au » calme , à la culture et à la prospérité. » Â cette même époque, sa prévoyance avait, comme nous l’avons vu précédemment, ménagé, par un traité avec la cour de Madrid, le recouvrement d'une ancienne colonie perdue pour la France à la suite d’une guerre malheureuse, la Louisiane. Dans les préliminaires de Londres, il avait posé, comme condition absolue, la restitution de toutes les possessions françaises dans les deux Indes. Avec de telles dispositions, il était naturel que l’importante colonie de Saint-Domingue eût surtout appelé son attention et ses soins. Au moment où il semblait qu’aux agitations de la guerre la paix générale dût faire succéder au moins un intervalle de repos, une activité extraordinaire régnait dans les ports de France et dans quelques-uns des ports de scs alliés. Nous rendrons compte plus tard de cette
' Uc honored marriage and a doraeslic llfc.
Annual Regitler. 1801.
’ Le \A décerabre.
grande et malheureuse entreprise; nous rechercherons et les causes de l'expédition et celles de sa déplorable issue. Aujourd’hui nous nous bornons à faire remarquer que deux ^ mois après la signature des préliminaires de Londres, plusieurs escadres, chargées de vingt mille hommes de débarquement, partaient des ports de France, de Hollande et d’Espagne, pour la destination de Saint-Domingue, avec un espoir fondé de succès. Des communications préalables avec le cabinet de Londres avaient donné l’assurance que celte expédition ne rencontrerait de sa part aucun obstacle. Néanmoins ce cabinet ne négligea pas, ce qui était une précaution raisonnable , d’envoyer une escadre d’observation à la suite de l’expédition française.
Tandis que la politique tout à la fois prudente et forte du premier consul avait donné à l’Europe une forme nouvelle, consacrée par la paix générale, l’action intérieure du gouvernement n’avait pas eu une direction moins utile pour la prospérité des Français. Les diverses parties de l’ordre social, décomposées par la révolution, sans avoir été encore reconstruites sur des bases solides, étaient le sujet des méditations du premier consul.
Le bon état des finances formant la plus solide colonne des gouvernements, le premier consul, au milieu des embarras des négociations et de la guerre, avait su trouver des moments pour étudier les diverses parties de cette administration. Les précepteurs bénévoles ne lui manquaient pas. Une foule de personnes, et, entre autres, d’anciens ministres 3, lui adressaient des mémoires et des conseils. Il lisait tout, ou du moins il lisait des extraits de tout ; mais c'était dans les entretiens , particulièrement avec quelques hommes instruits et expérimentés, qu’il faisait son éducation financière. Si l’on se rappelle l’âge du premier consul et sa vie purement militaire jusqu’alors, on conçoit qu’il eût pu être induit en erreur par des avis intéressés, produits sous le voile du dévouement et de l’amour du bien public. Les questions de bourse furent d’abord pour lui düTiciles à entendre. Certaines personnes, trompées dans leurs spéculations à la hausse, ayant voulu lui persuader que le jeu à la baisse était une conspiration contre le crédit, il lui fallut une longue conversation avec le directeur de la caisse d’amortissement, M. Mollien, pour comprendre que le joueur à la baisse de la veille redevient souvent joueur à la hausse le lendemain; il voulut avoir des explications sur les
* Il CD reçut de M. Nccker; il en recevra aussi de M. de Colonne.
CIIAPlTaE XVIII.
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causes de la différence existante entre la bourse de ! Paris et les bourses de Londres et d'Amsterdam, entre la position des agents de change en France et celle des courtiers qui font lé même oIDce dans les bourses étrangères. La facilité qui existait en France de s'ériger en agent de change, moyennant lé payement d'une simple patente, ayant accru leur nombre outre mesure et introduit parmi eux des hommes sans garantie pécuniaire ni morale, le premier consul , porté d'ailleurs à toujours étendre l'action de son autorité, pensa que cette fonction de notaire oral devait être soumise à des formalités et à un cautionnement. De là aussi un règlement pour les operations de la bourse, e Si ,
I) pour tous les gouvernements, disait-il, et sur- H tout pour un gouverneinetit nouveau, il importe » que le cours de la dette se maintienne en état » progressif, la conséquence naturelle de cette né- <• cessité est un droit de police et de surveillance » sur les hommes qui , ne spéculant que sur la X variation de ce cours, peuvent avoir intérêt à lui >> imprimer un mouvement rétrograde. >■ 11 est possible que l’institution des agents de change suit maintenant un sujet de controverse. F.n 1801 , il n'en était pas ainsi , et la mesure adoptée alors produisit des résultats inÛiiiment utiles.
Dans le même temps, le premier consul s’attachait, avec le ministre des ûnaiices, M. Gaudin, à bien apprécier les diverses sortes d'impôts existants, à distinguer ceux qui étaient susceptibles d’accroissement ou de réduction, à régulariser la perception de l’année courante en accordant des décharges sur l’arriéré, et enfin à rendre la confiance au publie par l’exactitude des payements du trésor. Par un arrêté du 23 thermidor an Vlll (11 août 1800) le gouvernement avait fait une promesse d'un genre hardi et tout nouveau , celle d'acquitter en numéraire effectif les rentes et pensions sur l'État pour le second semestre de l’an VIH, Depuis dix ans, la position des rentiers et des pensionnaires était extrêmement pénible. Payés d’abord en assignats qui avaient Gni par être sans valeur, ils l’avaient été récemment en bon$ qui pouvaient être employés en acquittement des impôts. Ces bon» se négociaient sur la place avec une perle considérable. La promesse du gouvernement s’accomplit; les pensions et les rentes furent soldées en numéraire effectif, et le bienfait fut d’autant plus vivement senti qu’avant la réalisation on avait hésité à y croire. Ce payement s’effectua par rinlcrmédiaire de la banque de France, qui reçut une somme égale en obligations des receveurs généraux. Ce premier exemple de Gdélité aux engagements conduisit à d’autres améliorations. Rassurés sur leurs créances, les porteurs de bons deux
tiers, de tiers provisoires, s’empressèrent presque tous de les échanger contre des inscriptions au grand-livre , dont la valeur s’élevait graduellement.
Pour un Etal qui veut remettre l’ordre dans scs Gnanccs , le premier devoir est de connaître son arriéré, de le distinguer du service courant, et de pourvoir à l’acquittement de ce qui est justement dû pour l'un et pour l’autre. On sait combien de fraudes assiègent les gouvernements obérés et réduits à SC soutenir par des expédients. Au moment où l’on veut sortir de cette situation , la dilGcultc est de distinguer la véritable dette de l'État d'une foule de créances mensongères ou au moins exagérées. Des commissions furent chargées d'une révision générale de la dette publique, aGn de parvenir à rassurer les créanciers réels , comme à découvrir les porteurs de fausses creances et les cntployés prévaricateurs.
Tout étant à réorganiser dans le département des finances, un seul homme ne pouvait suffire à une pareille tâche , à moins d'être secondé , dans chaque branche de service, par un coopéralcur digne d’une haute conGanec et investi lui-même d'une autorité assez étendue. Ce fut là l’origine des directions générales des douanes, des forêts et de l’enregistrement. Ces diverses parties de service étaient régies alors par des administrations collectives, dont les membres étaient égaux entre eux, mode d’organisation convenable peut-être en des temps ordinaires, mais peu favorable dans un moment où il fallait, pour ainsi dire, refondre ces administrations tout entières, leur donner une impulsion nouvelle et les faire passer du désordre à l’ordre. L'administration de renregistrement cl des domaines était celle qui s'élail le plus honorablement conservée au milieu des orages de la révolution. En celte circonstance encore les choix du premier consul furent heureux, les hommes qu'il mit à la tête de ces administrations n'ayant jamais cessé depuis d'étre entourés de l'estime publique. C'était M. Ducbalel, pour renregistrement et les domaines ; M. de Sussy , pour les douanes ; àl . Bcrgon, pour les forêts. Des lois furent adoptées pour rendre l'adminislralion des forêts plus économique et plus simple ; celle de l’enregistrement moins onéreuse, par une meilleure distribution des droits à percevoir, sans qu’elle cessât d’être aussi productive. Malgré les efforts du ministre et du premier consul, quoique la France fût alors plus étendue d’un cinquième qu’avant la révolution, le budget de 1801 ne put être porté qu'à une somme de 430,881,943 francs. Ce total se composait des recettes suivantes :
' Contributions directes, y compris seize millions
INTERIEUR
pour les patentes et scitc millions pour les portes i penses allaient chercher tous les genres de mérite et fenêtres, 261,792,703 fr. et de talent. 11 savait que , pour de certains carac-
Enregistrement et domaines, 147,076,000 fr. I tères, des témoignages d'estime sont le prix le plus
Douanes, 18,862,511 fr. I doux du bien qu'on a pu faire. Aussi écrivait-il des
Poste aux lettres, 8,230,517 fr. lettres de salisfaclinn à MM. Portalis, Tronchet,
Loterie, 8,473,311 fr. ; Malleville, Bigot de Préameneu, pour la prépara-
Salines de l’Est, 2,837,902 fr. tion du code civil ; à HM. Conté, Champy et Fou-
- - ricr, membres de la commission des sciences en
Total général, 4U0,88l,943 fr. Égypte, pour leurs utiles et précieux travaux dans
Il était diffîcile qu'une telle somme pût satisfaire cette expédition, aux dépenses qu'exigeait la situation du gouverne* Si l'art de récompenser i propos était un des sèment. Les dépenses , en effet , s'élevèrent à cent crets familiers au premier consul , il savait aussi , millions de plus que les recettes. C'était avec ce en certaines conjonctures, faire de l’art de punir total de cinq cent cinquante et un millions que le un moyen de ramener l’erreur à une noble résipremicr consul , après avoir forcé l'Autriche à la piscence. Un exemple inexplicable d'indiscipline paix, soutenait la lutte contre l’Anglclcrre , et ré- et de révolte avait été donné à Turin par la soixanduisait celte dernière paissance ellc-méme k en tième demi-brigade. Ce régiment, qui avait reçu signer aussi les préliminaires. Nous devons faire ordre de partir pour le siège de Forto-Ferrajo dans observer cependant que, dans la recette de quatre l’Ilc d’Elbe, ayant désobéi à ses chefs et voulu s’ein* cent cinquante et un millions, ne sont pas compris parer de la forteresse de Turin , un brave oIBcier, les centimes additionnels, imposés pour les dé- le chef de bataillon Jacquemin, péril dans cette penses particulières des départements et des com- lutte du devoir contre la rébellion. Une proclamaniunes, lesquels n'entraient point au trésor. tion adressée par le premier consul à celte troupe
Dans celle même année, le gouvernement an- égarée, respirait bien plutôt la douleur que la coglais avait obtenu, par le recouvrement des impôts 1ère ; « Le drapeau que vous avez pu abandonner, et par la voie des emprunts, les sommes suivantes, » leur disait-il, sera suspendu au temple de Mars savoir: ** et couvert d'un crêpe funèbre, r Une statue fut
Impôts, 28,085.829 liv. St.; 702,145,725 fr, élevée au généreux martyr de l’honneur militaire. EmprunU, 28,000,000 liv. st.; 700,000,000 fr. Les chefs de la révolte furent punis. Privé de son
— drapeau , mais ayant recouvré scs armes , le reste
Total, 56, 085,829liv. si.; 1,402,145,725 fr. du corps demanda en grâce qu'il lui fût permis C'était donc une somme d’un milliard quatre d'aller laver le crime d'un moment dans le sang cent deux millions de francs qu’avait coûté à cette anglais, cl mérita, par un dévouement expiatoire, puissance l’année 1801 ; c'est-à-dire, près de deux que ce drapeau, dont il était redevenu digne, lui tiers de plus que n'avait dépensé la France ; et ce- fût rendu, l'année suivante, â la parade des Tuilependant, pour l'un et l'autre gouvernement, quelle ries, par le premier consul, différence dans les résultats! Lorsqu'à ce grand ensemble d'actes intérieurs.
La guerre, pour la France, n'avait point sus- si propres à loucher les cœurs français, on voyait pendu les travaux de la paix. Tout en combattant se joindre les résultats politiques dont nous avons l'Angleterre et l'Autriche, le premier consul s'oc- suivi le développement, doit-on être surpris que. cupait à établir des communications entre les dé- de toutes les parties de la France, dans les hompartcmenls de l’ancienne et de la nouvelle France, mages présentés au premier consul, le langage de Il creusait des canaux pour joindre Bruxelles et U vérité prit les couleurs de l’exagération et de la Paris; cl, à travers les rochers escarpés du Sim- flatterie? N'élait-ce pas un vole bien naturel que pion, il ouvrait une roule assez vaste, assez solide, celui du déparlerociilde la Seine, qui voulait ériger pour multiplier les relations commerciales de la m un portique triomphal en l'honneur du premier France et de l'Italie. Sur le sommet des montagnes consul, » vole dont une modération bien entendue, que devaient franchir désormais, pour de nom- qui se démentira plus tard, eut alors la sagesse de breux rapports, les Français et les Italiens, sur le refuser rcxécution *?
Simplon et le Mont-Cenis, il établissait des asiles Une extrême impatience d'accusation fait dater de repos pour les voyageurs, (>arla fondation d'hos- de l'origine du consulat le plan systématique qu’elle pices pareils à celui du Grand-Saint-Bernard , et suppose au général Bonaparte de se créer un pouüesservis par des religieux du même ordre. voir sans bornes sur la ruine des libertés publiques,
Dans son désir d'appeler au service de l'Étal toutes les capacités cl toutes les vertus, scs récom- 'SignéBeIlard.présid.etOnaireinÿredcQuiory,secréi.