‹ Histoire de France (volume 2)Chapitre 87 sur 298 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

Situalion de l'affaire des indcmnilés. — Démarcliet de rAiiirtche h Berlin et A Péiertbourg. — Succis momentané dea démarche* de l'Autriche à Saint-Pétersbourg. — Rejet des pro{iosilions de la Russie par la Prusse. — Projet de transférer en Wesiphalie les ducs de Mecklenbourg. — Avidité des princes laïque* d'Allemagne. — Apparence* contraire* aux intérêt* de la Prusse. — Indemnité du prince d'Orange A prendre aussi en Allemagne. — Silence de la paix d'Amiens sur les affaires d'Allemagne. — Changement du ministère à Pétersbourg. — Projet d'une triple alliance entre Paris, Pétersbourg et Berlin. — Le marquis de Lucchesini. — Le comte de M.srkof. — Imprudences de AI. de Alarkof. — Improbation de la conduite de M. de Alarkof p.sr l'empereur Alexandre.

— Môtifa des lenteurs de la France sur les indemnités. — Projet d'entrevue entre le roi de Prusse cl l’cmpcrcur de Russie, — Importance de* communication* directes de l'empereur Alexandre et du premier consul. — IIÿbilcl||'du premier consul à tirer parti de l'entrevue de .Merael. — Traité pour l'indemnité de la Prusse et du prince (TOrange. — Articles secrets du traité avec ’a Prusse. — Stipulation d'occupation immédiate. — Raisons de la France pour presser la solution de l'affaire de* indemnités. — Oppositions de M. de MarkoF aux désir* de l’empereur Alexandre. — Signature d'un plan général d'indemnité entre la Russie et la France. — Moyen* employés pour obtenir la raliRcalion de l'empereur Alexandre. — RatiKcation du traité par l'empereur Alexandre. — Demandes de l'empereur Alexandre. — Mécontentement à Vienne. — Déclaration uniforme faite à Ratisbonne par la France et la Russie. — Prise de possession par la Prusse et la Bavière. — Occupation de Passau par l'Autriche. — Convention entre la France, la Prusse et la Bavière. — Rétablissement d'un électeur ecclésiastique. — Le baron de Dahlberg. — Travaux de la députation d'empire. — Conciliation des vue* de la France et de celle* de l'Autriche. — Convention secrète avec PAutriche. — Convention patente. — Chicanes de l'Autriche sur l'évacuation de Passau. — Rerè* principal de l'empire, du 35 février 1805. — Changement de ministère en Russie. — Ratilicaliou de l'empereur d'Allemagne. — Résultat* principaux du recès de l'empire.

— Autriche. — Archiduc grand-duc. — Prusse. — Bavière. — Wurtemberg. — Considérations qui ont déterminé la conduite de la France. — Résumé.

Les dilTtcuIlcs relatives à l'cxcculion du iraité de Lunéville onl déjà été précédemment indiquées. D’une part, l'Autriche, revenant sur les concessions faites par elle, reproduit la demande de l'admission des électeurs ecclésiastiques, dépossédés sur la rive gauche, à un dédommagement sur la rive droite, concurrcmitient avec les princes laïques; elle suscite des entraves aux sécularisations, en favorisant la nomination de nouveaux titulaires pour les bénélices vacants ; et, par des propositions d'échange, elle menace la Bavière des mêmes dangers auxquels cet État a déjà eu plusieurs fois tant de pcineâ échapper. D'autre part, le gouvernement français annonce la résolution invariable de faire obtenir, à toutes les stipulations du traité de Lunéville, leur pleine et entière exécution. 11 signe, ainsi que nous l’avons vu ', avec la cour de Munich,

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un nouveau traité qui en renferme la solennelle assurance, et le premier consul déclare hautement l'intention de ne pas souffrir que l'électeur perde un seul de ses villages héréditaires.

Cependant les communications entre les cabinets du continent prennent une grande activité. Toutes les parties intéressées ont compris d'avance que le sort de l'Allemagne ne se réglera pas à Ratisbonne, mais à Paris. C'est vers Paris que se dirigent toutes les pensées, toutes les réclamations. L’Autriche elle-même entre dans les premières discussions ; mais, prompte à reconnaître que ce terrain ne peut pas être favorable à ses vues, elle songe à donner un autre siège à la négociation, à la transporter de préférence soit à Vienne, soit à Pétersbourg, ou enfin dans tout autre lieu où elle soit moins soumise à l'inlluence française. La cour de Vienne représente tout à la fois à la Prusse et à I la Russie que, la part de la France ayant été faite

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