DES PRINCIPAUX PERSONNAGES QUI FIGURENT DANS LES AFFAIRES POUTIQUKS
• mis LA PAIX I»E TIL9ITT, 1807, LA «tUIK M tOSMK , 1813.
A.-aclktkark. (àrorjjps III. roi. Lr prince ré<;rn(. Minit- /rr« tie» affnint étra»girt$, M. CAoniaf;; le tnArqiiis de Welloxley. Agent oh àekon, M. A«lAir, Ambiissedeur k Vkndc, eDAuiie niintLtre pltoipoieotiaire k Cuoaiaali* nupic. •
Actiicur. Franroia II, rrnpcreiir. Min%ttre$àe$»ffinre§ étrangère», le comte de Stadion j le comte de Meitcrilirli. Agents ou dekor», le comie de Metternich. ambALaadciir i ParU} le prince de SchwarUeal>ert{, ibid.; le evmie de Meerffidt, ambaasadeur k Pélerabourg; le comie de Saint-Julien, ibid.f le comte de Stahrenberg, ambaaaadeur à Londres.
EarAcas. Maiaou de Bourbon. Charles IV, roi. Favori, premier tniniaire, le prince de la Paix..Wi‘«fcafnrdc*o/faipva Cevaltos. Agent» audekor», marquis (T .(%-
zara, ambassadeur i Paria ; Yazquierdo , agent particulier du prince de la Paix. «
DtxabtÎr MAPOLsoatENNa. Joseph, roi. iMimstrv» de» affaire» étrangère», Cevallos; le marquis (TAIsiige.
Fsaxce. Napoléon, empereur. Ministre» de» affaire» éfrungère», M. df Cbampaguy, duc de Cadore; M. Marel, duc de Dassami. Agent» au dehors, le général An* dréoasy, amltassadeur A Vienne; le comie Oliu. ibid.} le comte de Narbonne, t&àd.; Caulaiucuuri, duc de Viccoce, ambassadeur h Petersbourg; le général Lauriaioo,i^iid.;
lecoraiede la Rocbefoucauld. ambassadeur en HotlAndc; lu baron Durant do Mareuil, mintsire k Naples; le comiv üefaforèi, ambassadeur i Madrid; Alquier, ministre à Rome, puis à Stockholm; Bignon, ministre iCarlsruhe, et ensuite i Varsovie.
PscBSE. Frédéric riuillaume III, roi de Prusse. Le baron d'IC.ir«lcnberg, chancelier. .A/i>uA#7vdejr«/yin>Méfra«gêrr», le comte de Golz. Agent nu dehors, le général de Krusemark, ministre à Paris.
Russie. Alexandre, empereur. Choncelier, ministre de» . offairr» étrangère», le comte de RomansoF. Agent» au dehar», le prince Kurakin, ambassadeur b Vienne et ensnite i Paris; le comte do Starkelbrrg, aiubauadenr à Vienne; k comte de Strogonof, ministre k Madrid; NawosiUoF, agont secret à Vienne.
* Danemase. Frédéric IV, roi. JVlJ•ts/redeso/)^alye«M^ln• pérPJ, le comte de RernstorF.
Scésx. Charles Xltl, roi. Prince royal, fiernadotle. 3/inittrv de» affaire» étrangère» , le baron d’Engestrom. Agent» amilehor», Lagrrbiclke, tnioislre k Paria; Stéding, ministre à Pciersbourg. v
Naclks. Joaebim Napoléon. Afini»tre de» affair»» étrungère», le duc de Gallo.
Baviéae. Maximilien Joseph, rof. Minütre de» affotrv» étrangèrm, te comte de Moutgelas. ,
CHAPITHE PREMIER.
POLITIQUE EXTÉRIEURE
Trâit dÜKreniiel de la puiauDce françatae avant rt après ta paix de TiUiit. Exécution dca engagcmcnfa de Tilaitl.
— Situation et conduite de PEapagne en IROd. — Uonvcniion entre la France et rF!a|>agiie, en 1807, pour le par> tage du Poi'tiigil. — Conquête du Portiig.il. — J>épari de la maiaon de Rragance pour le Rrcail. — IHssenaioui daua la famille royale en Eapagne. — Temporiaation affectée de la Russie envers la Suède. — Ernnec et Russie. — Instances de la Russie pour le partage de l’empire ottoman. — France et .\uiricbe. — Convention pour la rt'tuise des bouches de Cattaruà la France et de la place de Braunauh l’Autriche. — Accession de l’Auiricbe au système conii-* nealal. — France cl Angleterre. — Onlres du conseil du 11 novembre 1807.— Décret de Milan du 17 décembre.
— France et Ëtals-UoU. *
Depuis le 18 brumaire jusqu'à la paix de TilsiU, la grandeur de la France, suivant une progression toujours ascendante, a reçu un accrnisseaient déjà prodigieux et excentrique, mais justifié par le caractère défensif des guerres qui l'uni profluit, et dont la coDSolidarion n'eût pas été impossible. A partir de là, l'empire, ^quoiqu'il semble s'augmenter encore, va perdre en intensité ce qu'il gagnera eu dévetoppemciils territoriaux. Aussi bien que personne, Napoléon juge ce qu'il y a de peu stable dans un agrandissement indéfini : il distingue à merveille ce que dans la puissance française U importe de rendre permanent, et ce qui ne peut appartenir qu'à son régne. » Après moi, dit-il, cl avec » raison, apres moi, le Rhin, les Alpes et les Pyré- X nées. X C'étaient là, en elTct, les cunquclcs de la France; le reste était la conquête de rhnmme. Pourquoi ne s'cst-il pas contenté de celte belle
* Dé» le eomrocncement de cc volume, je me fai» un devoir de rectifier une cxprcMion trop Urge employée par moi dan» le» dernière» page» du tome précédent. J'ai dit qu'une de» cauie* de la perle de Napoléon sera »le n’avoir pa» voulu sacrifier i la Russie rexistence ni
frontière? F.n polilique. qui peut le plus ne peut ‘pas toujours le moins. D'après l'ordre des événements que nnusavoiisvus naître les uiisdes autres, il ii’cst pas certain qu'il fut en son pouvoir de retenir la France dans les limites où il pense qu'aprè.s lui elle devra se renfermer. Cumme dix fois il a proposé de faire les mioncialions les plus amples sous la seule condition de sacrifices équivalents de la part de l'Angietcrrc, cl que jamais r.àiigletcrrc n''a montré de dispositions à une concession semblable, il a conclu, des refus de cette puissance, qu'U y avait pour lui nécessité de porter tout à l'extrénie, afin d'arracher par la force cc que la négociation n’a pu lui faire obtenir. Toutefois il se prescrit encore des bornes. Malgré sa confiance en lui-inémc, et quoiqu'à Tilsill il ait pu admcUrc l'idée d’un partage > éventuel de fa Turquie, il recule biciilùl devant cc projet, surtout avec l'ex-'
même riniégrité de Tempire otioroon. Le fond de l’atserlion est vrai, le» terme» ne le «ont pa». Lorsque je me sui» exprimé ainsi, mon langage a répondu à la pensée de Napoléon plu» qu'à se» actes. Quoiqu’il n'ail adhéré qu'à regret h un rtémembremeni même partiel dr la Tur-