‹ Histoire de FranceChapitre 29 sur 142 · US · texte numérisé non relu

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jour où U France s*esl séparée üc lui et bien à regret, il a péri , et c'était lui qui l'avait voulu. Personne ne peut se faire liutmeur de sa ruine; il a Jini par un véritable suicide. Cependant nous ne dirons pas : t^)ue le ciel nous préserve du retour de pareils hommes ! L’ébranlement qu’ils produi^nt dans le inonde est longtemps encore, après eux, utile au genre humain. Si le trioiuphc des principes de U révolution française doit un jour être un bien pour riimnanité. c'est Napoléon qui en a été le plus puissant propagateur sur toute la surface de l'Europe. Ce sont surtout les aristocraties qui ont droit de le maudire.

L'Empereur avait parlé au sénat; il parla aussi à l’armée. Son langage avec elle fut bref et de ce style qu'elle savait si bien comprendre : u Soldats, » après avoir triomphé sur les bords du Danube, -I vous avez traversé l’Allemagne à marches fur- H cées; je vous fais aujourd'hui traverser ta France -> sans vous donner un inoiiicnt de repos.

» Soldats, j'ai besoin de vous. La présence ht- H deuse du léopard souille les continents ü’Espagiic

«> et du Portugal, t^u'à votre aspect il fuie époiin vanté! Portons nos aigles triomphantes jusqu'aux » colonnes d'Hercule; là aussi nous avons des ou- '» trages à venger.

>• Soldats, vous avez surpassé la renommée dos ■ armées modernes; mais avez-vous égalé la gloire » des armées de Rome, qui, dans une meme cain- » pagne, Iriumphèrent sur le Rhin et sur l’Eu- » phrate, en Illyrie et sur le Tagc?

» Une longue paix, une prospérité durable, se- » ront le prix de vos travaux. Un vrai Français ne » peut, ne doit pas prendre do repos jusqu’à ce » que les mers soient ouvertes et alTranchies.

)• Soldais, tout ce que vous avez fait, (out ce que 1» vous ferez encore pour le bonheur du peuple J» français et pour ma gloire, sera éternellement » dans mon cœur, n

Celait le 19 septembre que Napoléon s’adressait ainsi à son année. Déjà, depuis plusieurs jours, rein|>crctir Alexandre avait quitté sa capitale, pour se rendre à Erfurt, où ils étaient convenus de se réunir.

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