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CHAPITRE XII

POLITIOtTE EXTÉRIEURE.

Position notiTclIe de rEmpereur. — Anxiété de Joseph, roi d'Espa{pie. — Dispositions peu françaises de la cour de Joseph. — Ferraentation en Suide. — Arrestation de Gustare IV. — Abdication de ce prince. — • Déchéance de Gustave, prononcée par la diite. — Éleciion du duc de .Siidermanie au trône de Suide. — Recours du nouveau roi h Pempereur Napoléon. Iniimiié de Napoléon et d'Alexandre, nuisible i la Suède. »■ Séjour du comte de RoraansoF k Paris. — Agitation du parti de la guerre à Vienne. — Vains efforts de rAulriche pour gagner la Ruasie. Fermeté de l'cmpercnr Alexandre envers PAiitriche. — Nouveau mécompte de rAutriebe sur raciîvité de Napoléon. — Obligation de faire la guerre, après en avoir ^it les préparatif. — Voyage inutile de M. de BJeiternich & Vienne. — Conacoiration des troupes Françaises rn Italie et en AlIcroAgne. — France et Russie. — > Procétlés violents de P.Autrirhe. — Proclamation libérale de l’arcltiduc Charles. — Voyage du roi de Prusse à Pétersbourg. — Association autorisée à Kcrnigsljcrg. — Rassemblcrucnis formés par le duc de bruoswick-OcIs. — Hostilités de l'Autricbe sans déclaration de guerre. — Provocation autricbicnnc à la révolte de l'Allemagne. — Pareille provocation en Italie. — Révolte du Tyrol. »

La situalion de la France était nettement dessU née au commencement de 1809 ; sécurité dans le Nord, domination paisible en Italie, guerre exécrable en Espagne cl en Portugal, imminence d'une violente guerre en Allemagne , et partout mouvement actif li'iiUngups anglaises pour soulever le continent contre la France. De cet état de choses, résultait la nécessité d’un nouveau mode d’aclion pour rEmpereur. Jusque-là, dans les diverses coalitions dissoutes par nos armes, si la France avait eu des ennemis nombreux à combattre, c'e* lait sur un même terrain, ou, si elle avait dû agir à la fois sur des terrains différents, en Âilcmagnc, {>ar exemple , et en Italie, les opf'ratioiis des diverses armées faisaient partie d'un nièinc plan; elles formaient un ensemble dirige dans un seul système. Maintenant les choses sont changées. Il ne s'agit plus d'une guerre unique. Ce sont deux grandes guerres qui doivent être dirigées d'après des principes différents, et qui n'onl entre elles qu'un intérêt commun, celui de réclamer, egalement et au plus haut point, toutes les forces, toute l'attention de l'cnipire français.

Ici va comnteiiccf à sc faire sentir pour Napoléon rinçons énient attaché à son rûle'de commandant en chef de ses armées. Tous ses niarèchaux

ont appris à conduire de grands corps sous sa direction. Nul j'usqu’à présent, Masséna excepté, n'a eu occasion de faire mouvoir, sans lui, une armée nombreuse, et de porter seul le fardeau d'une campagne. Les maréchaux sont habiles et intrépides, mais presque tous ils le sont ou crotenl l’étrc au même degré. Égaux parle litre, ils veulent l'étre en pouvoir. De là l'impossibilité de les subordonner les uns aux autres, ou de les faire marcher d'accord. L'inconvénient aura beaucoup de gravité là oii ne sera pas l'Empereur, et c'est en Espagne qu'il fera défaut. Ainsi, sous plus d’un rapport, le principe de sa perle future est en Espagne.

Soit calcul, soit effet de son caractère, l'Empereur était dans l'habitude de s’occuper tout entier et exclusivement d'un seul objet à la fois, afin de reporter, inimédialemeul après, toute la plénitude de ses facultés sur chacune des autres affaires qui aUciidaioiU de lui leur solution. Du jour où il a quitté Yalladulid pour rentrer en France, la guerre d'Autriche a été s^i pensée duiuinante. Cependant il ii'abandunnc pas la guerre d'Espagne; s’il a rappelé sa garde de cette contrée, il y a laissé presque toutes scs autres troupes; mais I pour le moment i) ne songe qu'à se nialntenlr

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