‹ Histoire de FranceChapitre 53 sur 142 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

léon.’^Mes tuUrôls, lui écrivait>il front dans les M mains de Votre Majesté. J'aime à placer ma con- "'fiance entière dans son amitié pour moi. Elle peut ’K liren donner un gage certain en se rappelant ce » que je lui ai bien souvent répété, à Tilsitt et à •• Erfurl, sur les inlérêu de la Russie par rapport •• aux aflaircs de la ci-derant Pologne^ et ce que • j'ai chargé depuis son ambassadeur de lui exprî- ' mer... Mon plus grand désir est que tout ce qui » peut nuire à l’alliance suit écarté, afin qu'elle '• puisse secousoliderUe plusen plus... n Napoléon d'abord aurait bien voulu éviter de prendre des c^igagemcnls trop rigoureux, il avait dit à M. de Gorgoli, au iiioment où cet oilicier partait avec scs dépêches [M>ur Pélersbourg : « La Pologne va donu ner iieii à quelqu<^ conteslatious; mais le monde •• est assez grand pour que nous puissions nous •• arrangci;. >* Lorsque U. de Gurgoii rapporta ce proposa Alexandre, celui-ci répondit sur-le-champ : U S’il s'agit du rélablissciiienl de la Pologne, rem> >• pcrcur Napoléon sc Iroiiipc : dans cc cas-là, pour " nous arranger le monde n'est pas assez grami, » car pour moi je ne veux rien, h En cette circonstance, rempereur Alexandre ii’cùt-il pas ol>éi à un calcul de cabinet, cùtdù se conduire delà même manière par ménagement pour l’eflervcsccnce de l'opinion russe, qui se inanircst'iit avec un éclat extraordinaire, u 11 vaudrait cent fols mieux mou- » rir les armesà U main, disail-oa, que de souffrir H la réunion de la Galicic au duché, n On parlait hautement d’assassiner Alexandre si, toujours ensorcelé par Napoléon, il était capalde de conscutir à une pareille infamie. Alexandre connaissait tous ces propos, et o’en était nullement ébranlé. Napoléon lui-même, qui appréciait les embarras de cc prince, aurait bien voulu en tenir compte. Cependant il lui faisait représenter que, la Galicie s'étant déclarée pour la France, rbonnear de la France <• serait compromis si elle al>andonnail au ressentiiifrcnt des Autrichiens une }K>pulalion qui s'était dévouée à sa cause. Üans le cas où on obtiendrait la Galicie entière, on en donnerait quatre cinquièmes au duché et un cinquième à la Russie. Si la Russie cl la France étaicol voisines, on ferait un

partage égal. Aujourd’hui, Napoléon n^s'approprie rien; il donne à la Saxe, qui un jour peut changer de politique et s'unir à la Russie. Ce que la Russie acquiert, elle se l'incorpore, elle en reçoit une augmentation réelle, assurée et ilurablo. u Du reste,

K toutes les mcsarcM prêtes à tranquilliser la Russie m sur ragrâtidissemenl du duché seraient prîtes. La » France garantirait à la Russie ses non v elles pos- « sessions. Enfin la déuoiQuiatton de Pologne ci de » Polonais serait éârlé€r A Ces dernières prapoailions convenaient fort à la Russie, quUea avAÎMormcllement réclamées; iiiaisellene toiDp'aitpgsd*|fr cord sur le mode de parUige indiqué par i'fip))>qreÆ U St l'on doit enlever la Galicie à l'i^triche. disait » l'empereur Alexandre, qu'on la doÂile à un de M ses archiducs; je ne in j oppose pas. Si oo-veut » faire un partage entre moi et le duché, il faut ■» qu'il ait la peiile |K»rtioii et moi U grande, n Cette prétention n'était pas difficile à eqmbaUre. l,iC duc de Viccnce répliquait uaiurdlement que la petite portion donnée A la Russie serait toujours un immense avantage, UhidU que le duché, quelle que fut la portion dont on le dotât, ne formerait jamais qu’un Étal faible, qui, en aucun cas,, ne serait redoutable. Dans la moindre concession A faire au duché, l'empereur Alexandre voyait une arrière-pensée de Pologne, et il ne le dissimulait * pas A l'ambassadeur. « Ces Polonais, lui disail-il,

M n« seront jamais pour vous ce qu'est la Russie. n Tôt ou tard ce seront des ingrats. Déjà ils disent M qu'ils SC moqueront du code Napoléon, dès qu'ils A auront une armée de cent mille hommes. Le bien n de l'huinanité veut que noue nous entendions sur M tout cela ci sans délai... Il me larde, plus que » vousnc pensez, que nous trayons plusaucun sujet n de discussion. Je voudraie aller à I*aria le plus tôt », possible. » Elise munlrant, de son côté, si jaloux de sc mettre en tout d'accord avec Napoléon, il s’étonnait qu’il n'eùt pas été fait une réponse à la note de M. de Roinantof. Ces pourparlers entre la Russie et la France avaient Heu dans le cours du mois d’aoüt et au commencemcot de septembre, c’està-dire, pendant la durée du congrès d’Alleiibourg. ^

• aur vos brill«Qis succès. J’ai reqn ua« trèa-aimable M lettre tic l’Empereur. Demain, vcoes diaer cbex moi. » En aiicodaoi, je vous salue. • On Voit par cc billcl sur

I qnel pied étaient éublis les rapporta de l'eiapercnr de I Rusaie avec l'ambassadeur de France.

' Le 31 août.

AFFAIRES CXTÉRIELAES.

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