CHAPITRE XVI
Ni'QOciatmns pour la paix entre l’Atitriche et la France. ■ — Réunion des plénipotentiaires à Alienbonrp. — Confét rencrs des plénipotentiaires. -—-Motif des ext(;ence$ de Napoléon. — Offre de tout restituer A rAitlriche, si la couronne p.is»ait su {;rand-dur de Wurialwurg. — Pencliani de l’empcrcijr François à une abdication. — • .Adoiirissemcnt des demandes île la France. — Dispositions fsTorables de Is France pour rhjpoitiési* «Fune abdication. — Correspondance entre les deux empereurs. — L'Itimatum de Napoléon. — Tentative d'assaMinal contre Napoléon. — San(;-froid de rass.isatn. — Signature de la paix. — Desiniction des fbrtiticaiions de Vienne. — Cession par rAutriebe d'une population do trois inillions et demi d'habitants. — Articles secrets joints au trailê de Vienne. — Dlsirilmiion de récompenses à Tarmée française. — Projet d’un ordre des Trois-Toisons d'or. — Discussion A propos de la Calicie, entre Napoléon cl .Alexandre. — Mécouicutemcnl d'Alexandre sur les conditions de la paix de Vienne. — Désir de Napoléon de donner A la Russie toutes les sûretés convenables. — Déliais sur les noms de Pologne et de Polonais. — Bases d'une convention A conclure entre la France et la Russie. — Conclusion de la paix entre k Russie et la Suède. — Complément du système coniioentai.
« Aucune négociation, dit M. Schœll, dans son M Hitioire de» Traités, n'est moins connue que *» celle qui précéda la paix de Schœnhrunn. * Jusqii'i ce Jour, en effet, malgré le haut intérêt qui s’y attache, il n'a été publié sur cette négociation que des détails insigtiifîants ou peu exacts, lorsqu'ils ne saut pas entièrement faux. Nous aHuns en exposer, aussi brièvement que possible, la marche et les difficultés, le progrès et le dénoùmenl.
I/esplé(irpotcnliairesé(aierit,ducôtéde la France, le ministre des affaires étrangères, M. de Champagny; du côté de l'Autriche, le comte de Mcllernich et le général comte de Nugcnl. Avant leur réunion, quelques explications avaient eu Hra entre les deux cabinets. Le ÜS juillet, une note do M. de Cbampagny au comte de Sladion, ministre des affaires étrangères d'Aat|iche, avait posé trois conditions préliminaires :
1” La suppression de la landwllk;
2” La réduction de l'armée de ligne à ta moitié de ses cadres actuels;
3« L'expulsion du service de l'Autriche de tous les Français, soit de l'ancienne France, soit des pays qui drpuis- ont été réunis, ces hommes s'élanl montrés de Mat temps les plus enclins à semer la division «ntre le» deux États.
(,luantaux èuMfcs conditions, soit que l'un voulût adopter la Ik-sç de Yuti potswleti» , soit que l'on préférât un système de compensation, l'Empereur en agirait avec la même modération qu'il avait montrée à la paix de Presbourg.
Une réponse, qui ne contenait rien de précis sur
l’attitude militaire que voulait conserver l'.Autricbc, avait amené une seconde note du ministre français sur la nécessité de réparer, dans un traité prochain, par une Üxation nette de l'étal militaire de cette puissance, l'omission des trois traités de Canipo- Formio, Lunéville et Presbourg, de manière à donner enfin, à cette quatrième paix, un caractère de stabilité qui permit de croire à une longue duree. La seconde réponse du cabinet autrichien n'avait pas été plus explicite que la première , mais elle annonçait que les plénipotentiaires autrichiens partiraient. le 12, pour Alluiibourg. U. de Cbampagny s'y était rendu de sou cété. Les conférences s'ouvrirent le 17.
Les premières séances furent en grande partie consacrées a des plaintes sur l’exagération des contributions imposées auk" provinces autrichiennes, plaintes que le plénipotentiaire français ne manqua pas d'éc^rter comme un ohjcl étranger à la négociation, 'et sur lequel il n’avait aucun ordre de j l'Empereur. Quant aux propositions préliminaires I de la F'rancc, lès plénipotentiaires autrichiens ré- I pondaient sur le premier et le deuxième article , que la réduction de l'armée entrait dans les vues I de leur souverain; ils voulaient, relativement à I l'article 3, des distinctions entre les hommes qui j devaient être considérés comme étant toujours Français, et ceux qui avaient cessé de l'élre. A l’égard do la base de l'nfi possideii», ils engageaient le plénii>otcntiairc de Napoléon à développer son idée tout entière, alin de les mettre en étal d'établir une juste évaluation cuire les perles à supporter,