‹ Histoire de FranceChapitre 66 sur 142 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

POLITtOtJE EXTÉHIECSE.

Fermeté üe Napoléon enrcr» la Ruuic ei l’Auirirbe an milieu dc< Dégocialinna de mariage. — Plaioloa de Napoléou aur la puldicHé donnée A une lettre atireaaée par lui à l'empereur Alexandre. — Eaplicaiionacourioites de l'empereur Alexandre.— Point délicat de diseufftion entre les deux empereurs.- Convention relative A la Pologne, signée par le duc de Viecocc. — Improbation de l‘F.nipemir sur celte convemion. — Remarques de FEmpereiir aur quclques-uDi de ses articles. — Envoi d'nne autre rédaction, signée par l'Empereur. — Indifférenee affectée de M. de HomanzoF. — Contre-projet proposé par Pompereiir Alexandre. — T entalive de négociation de la |»arl de la France & Londres. — Réponse de Napoléon sur le contre-projet d'Alexandre.- Paroles remarquables de Napoléon A propos de ce contre-projet.— Remarques sur le langage de PEmpereur.- Création du grand-iluché de Franefbrt.— Sénaliu-eonsultc pour la réunion des I^.tats romains à l'Empire. — Discussions cotre l'Empereur et le roi de Hollande. — Large aiigmcotalion de lerriUiire accordée par l'Empereur A ta Bavière. — Sages conseils donnés p.vr l'Empereur k la Bavière ndalivemeni au Tym). — Cnminuation de bons rapports entre la Russie et la France.

— Langage du ministère anglais sur la situation de l'Angleterre et celle de la France. - Négociation de Fouché avec l'Angleterre sans autorisation. — Disgrkee de Foochc. — Situation comparée de l'Angleterre et de la France.

— Insinuations anglaises auprès da cabinet de Pélersbonrg. — Envoi d'un commissaire anglais en Franco pour l'échange des prisonniers. — Coorérenccs entre ce commissaire et un commissaire français. — Rupture des conférences.

Les projets de Napoléon pour une alliance de famille avec la Russie d'abord, et, à défaut de la Russie, avec PAatrichc, projets cvidemrncnl arrêtés dans son esprit aussitôt après la conclusion de la paix, n’avaient pointcnipécbcque,dansce même temps, ses communications avec les cabinets de Pétersbourg et de Vienne n'eussent, sur divers objets, beaucoup do vivacité, et parfois même, un peu d’aigreur. Plus d'une fois déjà l'Empereur avait eu des démêlés avec la Russie, à l'occasion de Français employés dans les ambassades de cette puissance, et qui ordinairement étaient plus acharnés contre leur propre pays, que les Russes les plus hosliles. Cette querelle se renouvela au stget d'un sieur Cassiiii, placé sous la protection de l'aiiibassade russe à Paris. « Cuuniic je n’entends proa léger aucun Russe en Russie, disait Napoléon, je B oe veux point rccomialtre à la Russie le droit de » protéger des Français en France... Je me suis M brouillé pour cela avec Bl. de Karkof i... Tant n qu’on n’aura pas trouve le secret de la transfu- » sion du sang, un Français reste F'rançais, et ce » caractère est indélébile, n

• Voyez lome I«.

* Lcure de Napoléon an duo de Cudore, le 0 décembre.

En rapportant le discours adressé par l’Empereur au corps législatif, nous avons fait remarquer que la concession qui s’y trouve proclamée en faveur (k la Russie pouvait bien n'ètre pas exempte d’un cerlain calcul qui sc liât à l'idée d’un mariage. Le 9 décembre, rEmpcrcur avait chargé son ministre des affaires étrangères de faire connaître au duc de Viccncc la véritable étendue des défaites des Russes dans la guerre des Turcs, at- Icnduque probablement à Pétersbourg on ne disait pas à cet égard toute la vérité. « C'est précisément a à cause de ces défaites * que j’ai cru nécessaire » de parler de la réunion de la Moldavie et delà » Valachie à l'empire russe. Ainsi l’empereur » Alexandre doit voir que je ne biaise pas, et que B je fais meme p/us ^uoje ne prometi »

L'ambassadeur devait donner à entendre qu’on ne s'élait pas montré animé d’un pareil esprit à Pétersbourg; que l'on eût pu faire beaucoup mieux dans la dernière guerre; que, pour reinpercur Napoléon, quand il s'agirait d’une coopération de sa part, ce ne serait pas une poignée d’hoinmes qu'il enverrait, mais qu’il marcberail avec deux

* Effectiveraeni, d'après ta roavenùon iFErfurt, ccitc siipulatioD devait rester secrète.

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