‹ Histoire de FranceChapitre 90 sur 142 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

CoMÎons do icrrii6ire fiiiies p«r l'Emporoiir. — Alieniioii île l’Emporeiir h rcprimcr le* Urari* dose* ngeni*. — Iinpar* linlild do l’Kmprreor rnioc In France cl le royaume d’iialie. — Ména|;emenlt ponr le* Finançais an iorvioc éirangcr. à leur rruir^e en France. — Soins donnô* an liicn-êtrc «K** pays rcccmincnl incorporés .’l l'Kmpiro. — Fiai* l’omnin*. — Hollande. — Le duc do rioisaneç, licutenanl de rEinpercitr on llollomiu. — :Or('nnis.nlion do lu Hollande,— Sévère exécution de.* mesures relnlives au* m.nrcliandi»c* nn};laisos, — Pcnclinot du duc de Plaisance à l'alténualiou îles séiériiés de rF.mpcronr. Uni spécial de* coiiciuéio* de Mapoléon. — Conirnsie do sa rondniio cl do celle de» aiilro» prince* oiivor» lo> ac(iuisilions nourello*.'=- AfTairos intérieures. -^Décret qui proclame loi, do l'Kiat In déclnrniiuii du olerQé de IG8â. — Hécret rolniif aux prisons d'iitni. — Klalilisscmom de maison* pour recevoir six ocnisfillvs de militaires. — Acte» d’administration. — Travaux pitblics, commerce et maniifacinres. Insirnction publique. — Kmploi d'une taxe sur les journanx. — Projet d'orj'nnisaiion do gardes nationales. — Adininisiralinn delà liste civile de l'Emporcnr. — H.-mque de France. — Finances. — Situation respective de la F rance et de l’Angleterre. — Iludjet comparé des deux pays.

Dans les nioincnts mômes où l.i vie politique de i'EmpiTCur .Klaciic le plii.s rorlcmciil l'aUcnlion, ou Iroiive une sorte de délassemeni h le voir, au milieu des plus .iiidncieuscs culi eprises, descendre à des occup.itioiis moins liantes et n des intérêts moins sérieux. Après avoir beaucoup dcmatidcniu puissances qu'il n vaincues, il se montre à son leur pressé de se dessaisir de tout ce qui ne doit pas être réuni à la France. Auconimciiccnicnt de 1810, ayant résolu de faire quelques cessions aux qraiidsducs de AViirzbourg et de linde, ainsi qu'à la maison de Nassau, il recommande à son iiiiiiistrc des affaires étrangères de se bâter de conclure des traités avec ces priiucs . nflii de ii’avoir plus rien -, V disnil-il >, au î«' avril , daus cette partie de l’Alji Icmagnc. »

Dans le règlement des affaiccs générales, il n’oublie point les faiiiilles ou les personnes qui ont des droits à sa Inenvcillaiicc ou à son nfrcction. Kn créant le grand-duché de Francfort, il veut que, par un article secret, ou réserve quatre cciil mille livres de renie la famille du prince primat. D.ms le grand-duché de Bade, pour prix de la cession fnilc à cet Étal du comte de Nclleinbourg'^, il fait augmenter la pension personnelle dont jouissait la princesse Slépliaiiic, grande- duchesse héréditaire.

Les princes détrônés ne sont point non plus mis

'.Lettre ou duc de Cndorc, du II février 1810.

’ Lettre du 12 février. ^

' Lettre du 20 février. »

eu oubli par l'Empereur. Le 21 avril, il demande des iiifuriiiatious.anii de pouvuirassureruii secours fixe n raiicicn roi de Sardaigne.

Il fait un acte de politique et non de générosité lorsqu'il charge .scs agents diplomatiques de faire coniiaHrc aux princes * de la confédération du Rhin qu’il leur saura gré de lever les séi|U08lrcs encore existants sur les biens des princes de Mcltcriiich et de Schvvarzenhcrg.

L'occasion de monirer quelque courtoisie pour les Anglais SC présente rarement, mais il est luiijours empressé à la saisir. Nuiiscn voyons la preuve dans plusieurs IcUrcs, et iiotainmcnl dans une du 26 juin : « Faites donner des pas.sc-porls ^ à celle n femme anglaise qui veut venir chercher son mari n sur le conlinbnt. n

M. Caiining ayant écrit au duc de Cadorc pour lui recomminidcr un de ses compatriotes, .M. Palmer, l'Empereur orduniin aussitôt de faire renvoyer cet individu en Angleterre, en témoignant^ à M.Caiitiing qu'il avait été ehariiié de faire une chose qui lui était agréable.

Quoique l'Empereur ne cédât pas graluilcmcnl les principaulcs et territoires que la guerre avait mis à sa disposition , s'il stipulait, avec les princes favorisés, ou une cession de biens duinaniaux , ou le payement de certaines soiniiics, il ne se montrait pas inflexible sur les coiidilious qu'il avait iiiipo-

t Lettre (tu 25 mars.

* Lettre (lu 20 juin. ’ ' '

Lettre du 13 octobre. . ' ••

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