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POUTIQÜE EXTÉRIEUUE.

^ées, et ne fermait pas toujours l'oreille aux réclamations de scs débiteurs. « J’accorde, écrivait-il *, n la remise de onze millions que désire la Bavière. » Je demande seulement qu’elle remplisse l'cnga- » gemcnl que j'ai prisde payer un million à la ville » de Rniisbonne pour rebâtir les maisons.:) II s'agit des maisons détruites au moment de la prise de celte ville dans la campagne de 1800.

L’explosion d'un caisson français qui traversait Kiscnach ayant, dans cette même année, causé d’assez grands dommages , rEmpcrcur donna sur-lcchampordre d'indemniser les habitants qui avaient souffert de cette explosion. •; r Justement scnsilile à l’offense dans toutes les questions où l'honneur pouvait être intéressé, l’Einpercur n’hésitnit pas k reconnaître le tort de scs agents, lorsqu’ils montraient une susceptibilité mal entendue. Un consul h Alger ayant eu un démêlé avec le dey pour un objet sans importance réelle, l'Empereur le blâma hautement : uMon » agent me parait bien coupable ^ ; il ne devait pas » compromettre mes intérêts pour des bagatelles. » Je De veux pas me brouiller avec le dey pour de » pareilles sottises. » Il se présente ici un curieux rapprochement. Qui le croirait? la branche aînée des Bourbons s'est montrée moins accommodante, moins traitable que Napoléon dans toute sa puissance. Probabicmctit l'Empereur n'cùl pas conquis Alger pour un coup d'éventail , ou même sculcmcQt pour un geste qui en indiquait la menace. A la vérité , il est probable aussi que le dey n'eùt pas refusé de lui donner une raisonnable satisfaction, s’il l’eût demandée.

Comme l’Empereur n’aurait pas souffert de mauvais procédés de la part des étrangers envers scs agents, il u’entendaib pas en permettre de la part de ses agents eqvçrs les étrangers, et surtout envers une puissance ^mie. Le général Rapp , qui commandait à Dantzig, à la suite d’un léger différend avec le consul russe qui résidait dans cette place, avait commis la faute d'écrire une lettre déplacée à ce consul. L’Empereur lui en fil adresser de vifs reproches, u Quelque tort que pût avoir eu » ce consul, selon l'Empereur, il n’appartenait ja- » mais à un gouverneur de lui écrire ^ de cette ma- I) nière; il y avait là dedans de la folie*. » Le duc de Viccncc fit connaître à Pétersbourg l'éclatante désapprobation donnée à la conduite du général Rapp.

* Iciire (lu 14 octobre.

' Lettre (lu 14 juin.

* Lettre du 10 août.

* Le* éditeur» de* mémoires de ce général cherchent à lejuilificr, mais sans dire nn mot de sa lettre au consul

3 BtGKOX.

I On reproche avec raison â l’Empereur l’cxten- I sion indéflnic qu’il donnait aux frouticrcs de la ! France. Cependant qoelqnefois encore c’était lui qui se refusait à l'occasion offerte. Le pacha de Bérat lui ayant proposé de le mettre en possession des forts de Wallonc, l’Empereur lit répondre qu’il ne désirait point l'acquisition de ces forts. « Ce n serait^, disait-il, me remettre en guerre avec la » Porte. » Du reste, il prescrivit de bien traiter ce pacha, et de l'appuyer à Constantinople.

Une commission, nommée pour régulariser la frontière de la France cl du royaume d'Italie, avait cru sans doute plaire à l’Empereur eu établissant une démarcation très-extensive à l'avantage de la France. « La commission ®, écrivit l’Empereur, a » pris les choses de trop haut; elle ne propose rien » moins que d’incorporer à la France une partie )> du Modénois, pour avoir une route qui vint n joindre celle de Modène à Pistoia, ce qui réuni- » rail les villes de Reggio et de Modène. Je ne puis n ratifier de pareilles'idées. » 11 indiquait ensuite une déliniilalion plus raisonnable et plus conforme aux intérêts du royaume d'Ilalic;

Apn>s la paix de Vienne, l'Empereur, comme nous l'avons fait conpaltrc, avait accordé une amnistie à tous les Français qui avaient jusque-là servi dans les armées de l'Autriche contre leur patrie, mais en leur imposant l’obligation do rentrer en France dans un délai déterminé. Pour ne point jeter dans la misère des hommes qui, pour la plupart, n’avaient d'autre fortune que leur épée, il leur fit savoir que les ofliciers jusqu’au grade de capitaine, les sous-ofTicicrs et soldats auraient, dans l’armée française, le même grade qu'ils avaient en Autriche. « Il y a même, ajoutait l'Empereur s des officiers lorrains, encore cerl», auxquels je ne » ferai point difficulté d’accorder le grade de gé- » Itérai de brigade. Ayant oublié le passe, mon but » est de faire revenir en France tout ce qui est n Français.» v ^;:r' ^

Ce qui plaît, ce qui touche même dans la conduite de l’Empereur, c’est qu’il y a un sentiment français au fond de tous scs actes. Souvent aussi on y aperçoit une pensée d’humanité. Les parties de territoire nouvellement acquises attirent son attention comme la vieille France, et même il s’en j occupe avec un soin particulier, pour adoucir le I malaise du premier moment, et les attacher à l’cm- ] pire. Cette intention se montre jusque dans des

(le Russie, el c’est dans ceUc lettre que se trouve le grief qui excita le juste méconteatcmenl de l’Empereur.

I ^ Lettre du 23 mai.

Lettre du 3 novembre.

1 Lettre du 24 novembre.

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