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LA FÉODALITÉ

Nous ignorons les moyens mis en œuvre pour opérer cette révolution : mais peu importe, car ces moyens n'exigèrent pas de grandes combinaisons et de grands eftbrts. Dans toute société, quand un principe est devenu plus fort que tous les autres, il faut qu'il les renverse et les remplace. Les hommes font peu de chose à cela. Ce n'était point Hugues qui triomphait, c'était la féodahté; la féodalité qui seule avait sauvé la France, qui seule pouvait la défendre et la gouverner à cette époque.

Si l'on examine la question en droit, il est un droit qui l'emporte sur celui des individus, c'est celui des nations.

Sans doute il est légal que Charles règne, mais il est juste et nécessaire que la France vive.

Si l'on considère le fait, on reconnaîtra (|ue le principe d'hérédité, quoique étabh par l'usage, n'était cependant pas admis comme unique et absolu. Toujours l'élection l'avait consacré- : quelquefois elle l'avait suspendu. Eudes, dans les idées du temps, n'avait point été usurpateur.

La France, représentée alors, comme aujourd'hui, par les propriétaires du sol, pouvait donc, comme aujourd'hui, rejeter une dynastie impuissante à la régir, et se donner un roi qui fût l'homme de son siècle, le représentant du principe alors dominant.

Mais pourquoi Hugues Capet plutôt qu'un autre? Parce qu'aucun autre ne se trouvait dans des circonstances aussi favorables. Le comte de Flandre, le duc de Vermandois, le comte de Poitiers, le comte d'Anjou, et à plus forte raison les feudataires inférieurs, n'avaient ni le même pouvoir, ni les mêmes qualités personnelles. Un seul, le duc de Normandie, Richard, jetait quelque éclat par sa puissance et son caractère ; mais les Normands étaient encore des étrangers. Le paisible duc de Bourgogne, Henri, ne prétendait pas disputer la couronne à son frère ; et quant au prince carlovingien, petit vassal de l'Empire, Charles de Lorraine, il n'avait pour lui aucune sympathie, autour de lui aucune force, en lui aucune capacité.

Considérons maintenant l'état de la France, et nous reconnaîtrons à quel point il était urgent que la féodalité passât du parti de l'opposition dans le parti du gouvernement. Puisqu'elle avait gain de cause, il était temps qu'elle

Cotte (le iiiHlIles

i Voyez à la fmdu volume V Explication raisonnée des figures, q^' ib.

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se régît elle-même, et que rorganisation vînt y remplacei* le désordre.

Tout ce qui aurait pu représenter la nation, et lui donner un peu d'unité, avait cessé depuis longtemps.

Plus de ces beaux champs de Mai de Pépin et de Charlemagne. où la France s'éclairait à la voix de ses évêques et s'animait à celle de ses guerriers. La science s'était renfermée dans les monastères, la bravoure dans les châteaux.

Plus de ces assemblées provinciales où les délégués du prince, mim dominici. s'informaient des besoins du pays, et enseignaient à tous comment le souverain voulait que justice fui rendue.

Plus de ces institutions municipales de la vieille Gaule, que les Romains avaient développées , que les Francs avaient respectées, nobles franchises de nos pères, à l'abii desquelles s'élabore lentement la prospéiité d'un grand peuple. Les villes, sans administration locale qui pût veiller à leur défense ou seulement à leur assainissement, par conséquent sans fortifications, sans pavé, sans éclairage, n'ofiraient un asile ni contre le pillage, ni contre les épidémies. Les artisans les abandonnaient pour se grouper autour des châteaux qui les faisaient vivre; les commerçants, craignant de s'y fixer, parce que rien ne pouvait les y protéger, n'y stationnaient qu'aux jours de foire, et promenaient sur les routes leur industrie craintive. Le royaume n'avait point de capitale : le roi vivait dans un château fort. Les seules villes de France qui eussent alors (juelqae mouvement, quelque vie, étaient Vienne, séjour (les rois de Provence: Lyon, qui commençait à lui disputer cet avantage ; Toulouse et Poitiers, que leurs comtes fortifiaient: Arras, où résidait le comte de Flandre; Rouen surtout, que Rullon et Guillaume Lougue-Epée avaient rendue assez importante. On peut y ajouter Reims, la métropole du royaume, Reims que les Normands avaient épargnée, et où la piété des fidèles, le zèle des archevêques, avaient amassé des richesses de tout genre. Mais ces villes mômes, si on les compare à nos plus laides villes d'aujour-

(l'hiii, n'étaient que de sales et chétives bourgades. L'ne assez belle église, un lourd château fort, en faisaient tout . l'ornement. Quant aux autres, jadis florissantes, elles n'offraient plus que ruines et désolation. Metz, Amiens, Paris. Tours, Nantes, Bourges, Sens, Autun, Narbonne, Nîme---. Arles, étaient ou désertes, ou réduites à quelques conslriu'tions pressées autour d'une forteresse.

On conçoit que, dans cet état de choses, les voyages d'une ville à l'autre n'étaient pas commodes. Bien loin qu'on eût cherché à faciliter les communications, le besoin de défense locale les avait fait rompre partout. Point de ponts sur les rivières, point de chemins frayés dans les bois et sur les montagnes, point d'hôtelleries, aucun moyen de transport ni sur eau, ni sur terre. Il fallait chercher les gués, faire d'immenses détours pour trouver une ville avec un pont de bois, aller, après de longues journées sans gîte, le soir frapper à la porte d'un couvent, ou crier miséricorde sous le donjon d'un castel ; puis marcher toujours ai'mé jusqu'aux dents, car dans ces populations tant de fois traversées par le pillage et l'incendie, combien d'hommes dépouillés de tout, sans industrie poiu' réparer leurs pertes, et n'ayant d'autres ressources que la violence pour reprendre ce que la violence leur avait ravi ! Mais là encore, la religion avait placé le remède à côté du mal. A défaut des lieux de refuge oti la faiblesse pût trouver un abri contre le crime, la foi de nos pères avait imaginé de dresser au bord des chemins, surtout dans les bois, surtout au bord des précipices, le signe de la Rédemption. C'est de cette époque que date l'érection de toutes ces croix de piei-re qu'on trouve partout en France. Ces croix servaient de sauvegarde : nul n'eût osé commettre un crime auprès d'elles, ou seulement en les apercevant.

On comprend aussi que beaucoup de terres restaient en friche, que des landes et des marais couvraient une grande partie du sol. Il n'est pas une contrée en France qui n'en conserve quelque souvenir, soit dans les noms de ses villages, soit dans la désignation des terrains qui les envi-

ronnent. Aussi les années de disette étaient fréquentes : la nourriture des hommes était mauvaise, le vin rare. Et pourtant, l'agricultui-e fît quelques progrès dans ce siècle, et ce que les villes perdirent tourna au profit des campagnes. On chercha la sûreté autour des châteaux forts, autour des abbayes. On cultiva le sol pour payer en redevances territoriales ce qu'on recevait de protection de la part des abbés et des seigneurs. C'était justice, et, après tout, c'était profit pour tout le monde.

Ce régime féodal, devenu si pernicieux dans la suite, était d'ailleurs, dans son origine, un modèle de constitution politique; pensée providentielle, œuvre du temps et non des hommes, qu'il est par conséquent impossible de présenter complètement comme une de ces combinaisons sociales qu'on trouve un beau jour toutes faites dans un journal ou qu'on improvise dans une assemblée déhbérante. On peut cependant s'en faire une idée sommaire.

Qu'on se figure le sol français divisé entre quelques grands propriétaires. Peu importe le titre auquel ils aient acquis, concession, hérédité ou usurpation. Au-dessus d'eux est un pouvoir qui leur a cédé ou laissé prendre ce droit : ce pouvoir, devenu pour eux une sorte d'abstraction, c'est la royauté. Ils la respectent, mais ne la craignent pas : il faut, pour les soumettre, qu'elle soit propriétaire comme eux, et possède plus qu'eux : encore séparerontils toujours deux choses : la couronne, objet de leurs hommages, et le ]'oi. seigneur comme eux, le roi leur pair.

Au-dessous d'eux, par concession de même ou usurpation, mais à condition d'hommage et de semces envers eux, le sol est partagé entre un grand nombre de propriétaires de second rang, vassaux à leur égard, seigneurs à l'égard d'une multitude inférieure d'autres vassaux, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'aux derniers degrés de l'échelle vous trouviez le propriétaire du coin de terre, du donjon. De sorte que dans cette hiérarchie fondée sur la possession du sol, chacun a son supérieur et ses inférieurs, avec la royauté à une extrémité, le peuple à l'autre : mais

la royauté qui n'a de pouvoir qu'autant qu'elle a des terres; et le peuple qui ne peut rien, parce qu'il ne possède rien, le peuple serf, qui s'occupe de culture et d'arts mécaniques, obéit et travaille.

Cette part du peuple, qui dans nos idées actuelles nous paraît si misérable, n'était pas à cette époque si inférieure qu'elle le devint depuis, et la noblesse n'avait point que des prérogatives. C'était l'armée du pays : c'était elle qui supportait les privations et les fatigues de la guerre : elle défendait autre chose que ses châteaux ; elle défendait le sol nourricier de tous. Toujours à cheval, ou sur ses créneaux, elle ne passait point son temps sur des coussins ou sur des gazons. Les exercices les plus durs, l'éducation la plus pénible, la vie la plus active, tel était son lot; et elle ne se reposait de ses labeurs militaires que par les occupations bien plus difficiles encore que lui imposait l'obligation de rendre la justice. Il est vrai que les nobles comtes n'avaient point, comme nos magistrats modernes, de Codes à étudier, de procédure à débrouiller, de pièces écrites à déchiffrer. Les moyens pour juger étaient simples : l'audition des témoins, le serment des parties, les épreuves du feu et de l'eau, quelquefois le combat judiciaire ou jugement de Dieu, formaient toute la jurisprudence. Mais enfin c'était une rude tâche, car les crimes, les délits, les contestations ne manquaient pas; et une lourde responsabilité, car ces hommes étaient religieux, et ils n'aimaient pas plus que nos tribunaux à charger leur conscience d'iniques jugements. D'ailleurs l'appel au seigneur supérieur était toujours possible, et le juge pouvait être jugé à son tour.

Dans cette longue hiérarchie, tout vassal devait à son seigneur foi et hommage ; la foi, c'était la fidélité consacrée par un serment religieux ; l'hommage, c'était la déclaration solennelle qu'on était Vhomme de son suzerain. On faisait cette déclaration à genoux, tête nue sans armes, les deux mains dans celles de son seigneur. Après cette double cérémonie venait l'investiture, c'estrà-dire la mise en possession du fief. Elle se faisait ordinairement d'une manière

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symboli(|iie : le suzerain remettait à son vassal quehiue objet qui représentât la terre concédée. Ainsi, bien que les hauts seigneurs s'intitulassent ducs ou comtes par la grâce de Dieu^ au fond du principe d'hérédité établi par le fait, vivait toujours le principe de donation. Car tout fief devait retourner au suzerain, si le vassal avait forfait à son devoir envers lui : il y retournait de même, si le vassal ne laissait point de postérité. Et dans le cas contraire, à la mort du vassal, son héritier était obligé de renouveler l'hommage. de prêter le serment de foi. et de recevoir de nouveau l'investiture.

Le vassal, indépendamment dun assez grand nombre d'obligations qui variaient selon les pays et le genre de fief, devait à son suzerain le service militaire pour un temps déterminé. Cette obligation fut soumise à des interprétations infinies, soit pour la durée du temps, soit pour la nature de la guerre, soit pour les formes mêmes de ce service. De son côté, le vassal avait aussi des droits : le seigneur lui devait protection et bonne justice: et cette justice n'était point livrée à l'arbitraire : nul ne pouvait être jugé que [ ar ses pairs (ses égaux). Le déni de justice, la violence, dégageaient le vassal de ses serments, et il pouvait porter à un autre sa foi et son hommage.

A ces rapports mutuels se joignaient des conditions pécuniaires : tout mouvement de fief, toute augmentation, tout renouvellement d'investiture entraînait des redevances en argent. Le vassal devait contribuer à la rançon de son seigneur, s'il était captif: lui faire des présents quand il mariait ses filles, etc. Puis il se rachetait de la confiscation, s'il l'avait encourue, par de grosses sommes d'argent.

Dans ce grand partage du sol, nous n'avons plus ]>arlé des terres libres ou aïeux. C'est qu'elles étaient réduites à un fort petit nombre, et que leurs propriétaires, impuissants à les défendre, se laissèrent peu à peu entraîner par le torrent féodal, et les convertirent en fiefs, pour obtenir protection.

Il est facile de comprendre, après ce court exposé, (pie

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le petit propriétaire du Soissonnais ne pouvait plus rester le roi d'une société pareille; que l'hérédité des fiefs, en dépouillant peu à peu la royauté de ses prérogatives, avait rendu une révolution nécessaire ; et qu'à défaut d'une constitution qui soiunit à une loi générale, à une autorité unique cette république de propiiétaires, il fallait, pour assurer l'avenir du [)euple et conserver la monarchie, que le plus fort d'entre eux mît la couronne sur sa tôle.

C'est ce que fit Hugues Capet : et il fit bien.

Au reste, cette dynastie qui a régné huit siècles et demi, eut des commencements fort simples, fort obscurs. Hugues Capet nous est peu connu : ses actions, renfermées dans une sphère étroite, jetèrent peu d'éclat, et nous avons plus d'un siècle à parcourir avant que l'histoire du roi parvienne à s'identifier avec celle du pays.

L'Aquitaine, comme toujours, se jeta dans l'opposition. A Toulouse, on se déclara pour Charles de Lorraine : à Poitiers, Guillaume Fier à Bras prit les armes. Hugues marcha contre lui, assiégea Poitiers sans pouvoir la prendre, et cependant finit par battre Guillaume et le forcer de se soumettre. Ce même Guillaume invoqua plus tard la protection du roi contre Adalbert. comte de Périgueux, qui l'assiégeait dans Poitiers. Comme celui-ci refusait d'obéir aux sommations de Hugues, Hugues lui demanda : Qui t'a fait comte? et l'orgueilleux vassal répondit : Qui t'a fait roi ?

Deux autres puissants seigneurs soutinrent la cause du prince carlovingien : Héribert III, comte de Vermandois, et Arnould II, comte de Flandre. Mais le premier se contenta

higues Capet 1.

i Voyez à la fin du volume V Explication raisonnée des figures, u'^ 16. HIST. DE FR. — T. 1. '10

de négocier; le second fut battu par Richard sans Peur, duc de Normandie, qui avait épousé Anne, sœur de Hugues Capet : il prit Arras. et força le comte de Flandre à reconnaître le nouveau roi.

La famille des comtes d'Anjou, qui devenait redoutable aussi, étaii peu disposée à la soumission : mais ses guerres avec la Bretagne firent une diversion en faveur de l'autorité royale. GeofFroi Grisegonnelle. comte d'Anjou, avait été battu à Conquéreuil \ en 981, parConanle Tors, comte de Rennes, usurpateur du comté de Nantes. Foulques Nerra, successeur de Geoffroi. vainquit à son tour et tua Conan à Conquéreuil même, en 99'2. Hugues Capet ne prit aucune part à ces luttes.

Quant à Charles de Lori-aine. il soutint ses prétentions par les armes, et s'empara de Laon. Hugues Capet l'assiégea dans cette ville, et fut repoussé. Pour amener à soi les partisans de la dynastie déchue, le nouveau roi avait donné l'archevêché de Reims à Arnould, fils illégitime du roi Lothaire. et neveu du prétendant. Ce prélat ouvrit à son oncle les portes de Reims. Si Charles avait eu l'activité de son père, peut-être eût-il pu conquérir la couronne. Mais il se contenta de prendre le titre de roi. et d'attendre à Laon qu'il lui vînt un royaume. Hugues le laissa régner dans sa ville, jusqu'en 991, époque où la trahison de l'évêque de Laon le lui livra. Charles prisonnier de son rival fut enfermé à Orléans dans une tour, où il mourut Tannée suivante. Sa femme lui donna dans cette prison deux jumeaux. Charles et Louis, qui plus tard se réfugièrent en Allemagne. Leur postérité s'éteignit en 12i8 -.

Hugues convoqua un concile à Reims, et fit déposer Arnould, pour le punir de sa félonie. Ce même concile nomma archevêque Gerbert. bénédictin, précepteur de Robert, fils du roi, et l'humme le plus extraorJinaire de son siècle. Fils

1 Sur le Don, à 4 kilomètres est de Guéménée (Loire-Inférieure).

2 Sous le règne d"Henri UT, le duc de Guise, chef de la maison de Lorraine, qui aspirait au trône. 6t composer et répandre plusieurs généalogies qui le faisaient descendre de ce dernier Carlovingien.

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d'un pauvre paysan, Gerbert avait été reçu par charité clans le couvent d'Aurillac. Plein d'ardeur pour l'étude, il obtint un jour de voyager en Espagne, et s'en alla chercher la science chez les Sarrasins de Cordoue. Son esi)rit le portait surtout vers les études physiques et mathématiques. Il revint en France avec une supériorité de savoir et des connaissances en mécani(iue qui le firent passer pour sorcier. Mais son habileté et la pureté de ses mœurs lui firent surmonter ces bruits populaires, et il parvint à dominer tout le clergé de France. Ce fut lui, dit-on, qui apporta chez nous les chiffres arabes ^

Le pape Jean XY n'approuva pas la déposition d'Arnould. Un nouveau concile assemblé par son ordre à Mouzon 2, rétablit l'archevêque dans sa dignité, et Gerbert se retira près de l'empereur Othon III. Ce fut la première lutte du pouvoir royal avec le saint-siége : Hugues céda.

(]e roi mourut à Paris le 24 octobre 996, à l'âge de cinquante-sept ans. Il avait fait associer à la couronne son fils Robert, qui fut reconnu roi sans opposition.

Richard sans Peur mourut la même année à Fécamp. Ce prince, célèbre par sa piété, avait fait construire lui-même son tombeau dans l'abbaye de cette ville ^ Il voulut qu'on le plaçât sous une gouttière, afin, disait-il dans sa religieuse naïveté, que les eaux du ciel lavassent son corps. Avant de mourir, il avait fait reconnaître pour duc son fils Richard II \

Arnould II, comte de Flandre, était mort en 988, laissant

1 11 fit construire dans l'église de Reims une horloge à rouages et uu orgue où le sijuflle était produit par la vapeur de Teau bouillante.

2 Petite ville des Ardeunes, à 16 kilomètres de Sedan.

3 Voyez la fondation de cette abbaye, à la lin du vii^ siècle. On y conservait, disait-on, quelques gouttes du sang de Notre-Seigueur mêlées à de la terre. On croyait qu'Isaac, fils de Nicodème, avait apporté de Judée cette précieuse relique, et qu'il l'enterra au pied d'un figuier, où on la découvrit plus tard. De là, assurait-on, venait le nom de Fécamp, (ici campus, le champ du figuier. On disait aussi que lorsque après la destruction du premier monastère par les Normands, on voulut construire une nouvelle église, un toit tout fait vint de la mer se placer sur cette église.

* C'est ce Richard 1^' qui lit bâtir l'église du Mont-Saiut-Michel, et y fonda un

siiiMiommé depuis Belle

ses Etats à son fils Bandonin I\ Barbe, et alors encore enfant.

Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne et de Provence,

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