Voy. Études sur Pascal, p. 389 et 431, etc
Demoiselle, de la persévérance qu'il vous donne ; car je sais par expérience qu'il n'y a point de plus grand bonheur en la terre que celui où vous aspirez, et j'espère que vous croirez cette vérité si Dieu vous fait jamais la grâce d'en goûter. Mais je suis un peu fâchée de ce que vous pensez que vous ne pouviez avoir entrée dans la maison, si celle ' de la personne qu'on ne nomme point ne vous en donnoit le moyen , parce que M. votre père ne seroit pas d'humeur à y contribuer. Vous voulez bien que je vous dise que ce n'est pas assez connoître l'esprit de la vocation que vous désirez. Vous auriez tort de faire le choix que vous faites, si on étoit capable de vous exclure l'entrée d'un lieu où l'on fait profession de pauvreté, parce que vous n'auriez point de bien. Ce seroit une contradiction si manifeste que vous auriez sujet d'en craindre bien d'autres dans ce qui seroit moins é^1dent. Ce n'est pas que je ne sache bien qu'on accuse quantité de maisons, très-saintes d'ailleurs, d'être dans cette pratique ; mais il faut croire ou que cela n'est pas ou qu'elles le font par des raisons dans quoi nous ne devons point pénétrer. Il me suffit de vous assurer que la seule dot qu'on exige de vous soit un grand désir de servir Dieu et d'être toute à lui, en tâchant d'oublier toutes les créatures comme si elles n'étoient plus, une simplicité qui vous empêche d'avoir aucune considération humaine dans tout ce que vous ferez el dans tout ce qu'on vous ordonnera, une humihté qui